Chauffards, méfiez-vous de "Pulsar". Il ne s'agit pas là d'un outil de traque par satellite, genre "guerre des étoiles", mais d'une nouvelle application informatique, gérée par la gendarmerie, et destinée à assurer la gestion et le suivi des amendes ainsi que des statistiques de la délinquance. Il s'agit en fait de la formule actualisée et centralisée de "Bureautique Brigade 2000". Les auteurs d'infractions routières auront donc bientôt la joie et l'avantage d'être recensés par "Pulsar".
Voici les petites soeurs d'Edvige
Deux décrets du ministère de l'Intérieur, publiés dimanche au Journal Officiel, mettent en place les successeurs du fichier de police controversé, Edvige.
Publié le 18/10/2009
Le PS dénonce les successeurs d'Edvige
Fallait-il mettre en place ces fichiers de police par simple décret... ou légiférer ? Au PS, on dénonce la méthode, "celle d'un pouvoir qui veut passer en force sur tout".
Publié le 18/10/2009
Edvige, c'est vraiment fini
Annoncé en septembre, le retrait du fichier policier controversé par le gouvernement, a été officialisé jeudi par un décret paru au Journal officiel.
Publié le 20/11/2008
La petite soeur d'Edvige pointe le bout de son fichier
Le décret sur le fichier, revu et corrigé par le ministère de l'Intérieur, vient d'être soumis pour avis à la CNIL, avant son passage au Conseil d'Etat. Selon France Info, la plupart des critiques ont été prises en compte.
Publié le 24/09/2008
Edvige : fichier préventif ou liberticide ?
<b>Interviews -</b> Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, et Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'Homme, confrontent leurs arguments au sujet du nouveau fichier policier.
Publié le 08/09/2008
Le rôle et le fonctionnement de "Pulsar" ont été définis dans deux arrêtés du ministère de l'Intérieur en date du 2 décembre et publiés le 17 décembre au Journal officiel. Chacun de ces arrêtés a fait l'objet d'un avis de la Commission nationale de l'Informatique et des Libertés, et le dispositif doit être déployé progressivement à partir de janvier, précise Le Parisien.
Quel droit de regard sur ces données ?
Pulsar a pour vocation "d'assurer la gestion et le suivi des formules d'amendes forfaitaires et des consignations" traitées par les gendarmes. Seront enregistrées des données personnelles concernant le gendarme qui verbalise (elles seront conservées trois ans) et celles concernant le conducteur verbalisé (conservées 100 jours à compter de leur enregistrement). Pour ce dernier, certaines données sont "obligatoires" - comme le sexe, le nom, l'adresse, le numéro du permis de conduire ou d'immatriculation - d'autres "facultatives", comme la date et la commune de naissance et la nationalité. La Cnil avait relevé, sans être suivie par le ministère dans la rédaction finale, qu'il aurait fallu que soit précisé comment les citoyens verbalisés allaient être "informés de l'existence et des conditions d'exercice de leurs droits" dans l'accès aux données les concernant.
Seuls des gendarmes "individuellement désignés et spécialement habilités" pourront avoir accès à ces données et toute consultation sera traçable. Pulsar a aussi pour objet "d'alimenter les bases statistiques" de suivi de l'évolution de la délinquance (Messages d'Information statistiques, MIS) et de l'accidentalité sur la route (Bulletins d'Analyse des Accidents, BAA) et "d'orienter le pilotage des actions de lutte contre la délinquance et l'insécurité routière".
Pour les MIS, les données personnelles concernent les victimes et les mis en cause. Sont recueillis et conservés "jusqu'à la clôture de la procédure" : le sexe, le nom, le prénom, la date de naissance et la nationalité. "Peuvent être également enregistrés" la résidence, la profession, la suite judiciaire donné et le type de victime. Pour le BAA, les données concernent les "personnes directement impliquées dans l'accident" et recouvrent un champ plus détaillé encore : niveau de blessures, alcoolémie, recherche de drogues. Peuvent être aussi enregistrées les informations relatives "à la responsabilité présumée", par exemple. Toutes ces données sont conservées "31 jours à compter de leur enregistrement".
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