Les images, prises le 16 octobre dernier lors de la mobilisation pour les retraites et abondamment diffusées sur le web, avaient créé une polémique sur l'éventuelle présence de policiers dans les cortèges des manifestations. On y voyait un homme, le visage couvert d'une capuche et d'un masque de ski, armé d'un bâton télescopique, donnant un "coup de pied sauté" dans le dos d'un passant alors que celui-ci tentait d'empêcher un casseur de briser une vitrine. Le coup de pied avait alors valu à son auteur le surnom de "ninja".
Vidéo polémique : le casseur arrêté ?
Un homme a été interpellé jeudi à Paris. Ce militant anarchiste pourrait être l'homme que l'on voit sur une vidéo donner un violent coup de pied à un Parisien en marge d'une manifestation et dont certains syndicats affirmaient qu'il s'agissait d'un policier en civil.
Publié le 28/10/2010
"Le pays n'appartient pas aux casseurs, ni aux pilleurs"
Lors d'une visite éclair mercredi après-midi à Lyon, théâtre depuis plusieurs jours de scènes de violences, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a précisé aux casseurs "que leurs actes ne resteront pas impunis".
Publié le 20/10/2010
Des flics déguisés en casseurs, les policiers s'insurgent
Le syndicat de policiers Synergie a jugé aberrante l'idée véhiculée par internet et des mouvements de gauche selon laquelle des policiers en civils auraient volontairement joué le rôle de casseurs en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites.
Publié le 27/10/2010
Grâce à des clichés pris durant la manifestation, les policiers avaient identifié le suspect... non pas un membre des forces de l'ordre, comme le voulait la rumeur, mais un jeune selon eux proche des milieux anarchistes. Arrêté le 5 novembre et aussitôt incarcéré à Fleury-Mérogis, il a comparu en ce début de semaine devant le tribunal correctionnel de Paris.
"Je craignais qu'on prenne le premier venu"
Le "ninja" a désormais un visage et un nom : Grégory Bedois, 30 ans, vivant de petits boulots, sympathisant des anti-capitalistes et demeurant dans un squat du XXe arrondissement. "Oui, c'est moi", a-t-il avoué lundi, quand on lui a présenté la photo du donneur de coup de pied. Il s'est ensuite lancé dans des explications alambiquées, selon lesquelles il ne faisait pas partie des casseurs et avait seulement voulu "protéger" la victime, Bertrand de Quatrebarbes, en l'écartant des gens qui l'encerclaient.
Le plaignant a voulu dédramatiser l'affaire. S'il a porté plainte, c'était contre le casseur qu'il avait tenté de ceinturer mais en aucun cas contre le prévenu, dont le coup de pied l'a seulement bousculé, sans le blesser. "Je me suis constitué partie civile", a-t-il expliqué car, "pour des raisons politiques et médiatiques, je ne voulais pas qu'on trouve un coupable, je craignais qu'on prenne le premier venu." Alors que le procureur avait requis deux ans ferme, le tribunal s'est montré moins sévère: pour s'en être pris à la victime "de dos", armé d'une "matraque", il a condamné Grégory à un de prison, dont six mois ferme, pour violences et complicité de dégradation.
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Vidéo polémique : le casseur arrêté ?
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