Bruno Wiel, agressé en juillet 2006 et laissé pour mort dans le Val-de-Marne © TF1/LCI"On a feint l'homosexualité" : un des tortionnaires présumés de Bruno Wiel a expliqué lundi à la Cour d'assises du Val-de-Marne comment ce jeune homme gay avait été amadoué un soir de 2006 avant d'être agressé et torturé à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
"Mes agresseurs ne savent pas où sont le bien et le mal"
Après 4 jours d'audience, il se dit persuadé de l'homophobie de ceux qui lui font face dans le box des assises du Val-de-Marne. "Je ne vois pas de regrets dans leur regards. Ils sont simplement emmerdés d'être là", a-t-il dit.
Publié le 21/01/2011
Les Sages saisis de la question du mariage homosexuel
La Cour de cassation a saisi mardi le Conseil constitutionnel de la question du mariage homosexuel, estimant que cette question fait l'objet d'un vaste débat dans la société française.
Publié le 16/11/2010
Espionné par une webcam, un étudiant homosexuel se suicide
Deux étudiants ont été récemment inculpés de "violation de la vie privée" alors qu'un camarade s'est suicidé trois jours après la mise en ligne, à son insu, d'une vidéo filmée dans sa chambre avec une webcam. L'affaire a entraîné des dizaines de réactions.
Publié le 30/09/2010
La cyber-rencontre tourne mal pour deux homosexuels
En juin et décembre 2009, ces deux hommes sont tombés dans un guet-apens tendu par trois jeunes. Ces derniers les ont agressés et volés. Il pourrait y avoir d'autres victimes.
Publié le 30/04/2010
"On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être"
L'homosexualité est génétique et n'est pas une déviance, comme le soutient le Vatican, a affirmé jeudi un chercheur belge.
Publié le 04/02/2010
Bruno Wiel regarde ses bourreaux présumés en face
Le procès des 4 hommes accusés d'avoir passé à tabac et torturé Bruno Wiel un soir de 2006 parce qu'il était homosexuel, s'est ouvert mardi. Voici le compte-rendu de la matinée.
Publié le 18/01/2011
Bruno Wiel : "C'était tout bonnement horrible"
Au sortir du 1er jour du procès de ses 4 agresseurs présumés, Bruno Wiel a raconté avoir découvert que l'un d'eux était devenu bibliothécaire en prison. Lui, rappelle qu'avant sa grande passion était la lecture avant de ne plus pouvoir à cause des séquelles.
Publié le 18/01/2011
Les faits sont édifiants. Croisé à Paris dans la nuit du 19 au 20 juillet 2006, Bruno Wiel "nous a proposé des relations charnelles. Vu que mes co-accusés voulaient le dépouiller de sa carte bancaire (...), on a feint l'homosexualité", a affirmé David D., carrure imposante et verbe hésitant. Selon son récit, la victime rencontrée près du quartier gay du Marais était "un peu réticente" à l'idée de monter dans la voiture où se trouvaient les quatre accusés, pour la plupart originaires de Thiais, dans le Val-de-Marne. "On lui a dit : Viens avec nous, on va à l'hôtel (...) Il a fini par céder", a poursuivi l'accusé, assurant que la victime était "consentante" et en niant avoir joué le rôle d'appât. A ses côtés dans le box, Julien S. a, lui, récusé avoir simulé l'homosexualité, reconnaissant tout juste avoir "palpé" la victime pour savoir si elle possédait une carte bancaire. "M. Wiel a dû penser que je répondais à ses avances", a-t-il expliqué.
Clichés pris après l'agression
Mais, pour son premier témoignage devant la Cour, Bruno Wiel est catégorique et martèle sa conviction : il est "impossible" qu'il soit monté volontairement dans la voiture. "Je sais qui je suis et qui j'étais", a déclaré ce jeune homme âgé de 33 ans, qui n'avait jusque-là jamais quitté Paris "intra muros". Hélas, il ne peut en dire guère plus, lui qui a tout oublié des faits en raison de la violence de son agression.
Jusque-là réduit à de simples mots, son calvaire a pris un tour concret lundi. Les clichés pris après son agression et projetés devant la Cour ont montré son corps martyrisé et couvert d'hématomes. Frappé, brûlé, et sodomisé à l'aide d'un bâton, Bruno Wiel est resté 15 jours dans le coma avant d'être hospitalisé pendant près de sept mois. "C'est moi qu'on a appelé pour le reconnaître à l'hôpital et même pour moi ça a été dur de le reconnaître vu son état, a dit sa tante, Christiane Bème, entre deux sanglots. C'est quelque chose de voir quelqu'un qui ne sait plus bouger sa bouche et ses bras".
"On n'est pas des pédés"
Vendredi, les accusés avaient eux-même indiqué avoir fait subir à Bruno Wiel "un déchaînement de violences", sans toutefois pouvoir l'expliquer. Au terme d'échanges acrimonieux entre les accusés, l'audience de lundi a levé un coin de voile sur leurs motivations. Après avoir asséné à Bruno Wiel une première gifle, un des accusés, Yohan W., a reconnu lui avoir lancé : "Je lui ai dit qu'on n'est pas des pédés." "Il était trop tactile. Il arrivait sur moi en baissant sa braguette et c'est à ce moment-là que je l'ai frappé", a-t-il ajouté. Selon un de ses co-accusés, Yohan W. aurait également dit : "Tu voulais nous baiser, c'est nous qui allons te baiser". L'interessé a démenti.
En pleurs, Julien S. a une nouvelle fois reconnu avoir sodomisé la victime a l'aide d'un bâton, mais ne se l'explique "toujours pas". Les quatre accusés sont poursuivis depuis le 18 janvier pour avoir infligé à la victime des actes de tortures et de barbarie parce qu'elle était homosexuelle. Le verdict est attendu le 28 janvier.
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"Mes agresseurs ne savent pas où sont le bien et le mal"
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