Charles Pasqua, le 19 avril 2010 © AbacapressUne vente d'armes doublée d'un imbroglio politico-financier, sur fond de pétrole et de diplomatie parallèle : telle est la trame du procès dit de l'Angolagate qui revient à compter de mercredi devant la cour d'appel de Paris. Le procès est prévu jusqu'au 2 mars, à raison de trois jours d'audience par semaine. En 2008-2009, le tribunal correctionnel avait mis cinq mois à démêler cette affaire qui indispose le régime angolais et embarrasse le pouvoir français. Il y avait alors 42 prévenus, poursuivis pour avoir participé au présumé trafic d'armes ou perçu des pots-de-vin. Trente-six avaient été condamnés, une vingtaine a fait appel. Les deux principaux acteurs de ce trafic présumé, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak (ce dernier est toujours en fuite), condamnés tous deux en première instance à six ans de prison ferme, ainsi que l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, sanctionné d'un an de prison ferme et 100.000 euros d'amende, sont notamment rejugés.
Angolagate : Pasqua s'attaque à Juppé et Villepin
Charles Pasqua affirme dans France Soir qu'il va porter plainte contre Alain Juppé et Dominique de Villepin dans l'affaire de l'Angolagate pour réparer son "préjudice", et demander une enquête notamment sur le magistrat Philippe Courroye.
Publié le 09/05/2011
Angolagate : relaxe pour Pasqua, peine allégée pour Falcone
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a été relaxé vendredi par la cour d'appel de Paris dans l'Angolagate. L'homme d'affaires Pierre Falcone a vu sa peine diminuée de 6 ans à 30 mois ferme.
Publié le 29/04/2011
Angolagate: sursis requis contre Pasqua
Une peine de 3 ans avec sursis a été requise vendredi contre l'ancien ministre de l'Intérieur, jugé pour trafic d'influence dans un volet connexe de l'Angolagate. Deux peines de six ans ferme ont été requises contre Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak.
Publié le 25/02/2011
Angolagate : oublié en prison, Falcone retarde les réquisitions
Le parquet va faire connaître dans la journée ses réquisitions au procès en appel de l'Angolagate, dossier de trafic d'armes présumé vers l'Angola doublé d'accusations de financement politique illégal. Un dossier fleuve qui a encore connu un nouveau retard inattendu vendredi...
Publié le 25/02/2011
Angolagate : Falcone et Pasqua combatifs
Au premier jour du procès en appel de l'Angolagate, sombre affaire de trafic présumé d'armes vers l'Angola, l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone ont adopté une stratégie de défense agressive.
Publié le 19/01/2011
Pierre Falcone et le milliardaire franco-israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak sont considérés comme les principaux artisans d'une vente à l'Angola, de 1993 à 1998, d'armement provenant d'ex-URSS, pour 790 millions de dollars. Une interminable guerre civile déchirait alors l'Angola et le régime d'Eduardo Dos Santos avait besoin d'armes. Faute d'obtenir l'aide de Paris, il s'était tourné vers des canaux officieux, passant notamment par un ancien conseiller "Afrique" du Parti socialiste, Jean-Bernard Curial, et par Jean-Christophe Mitterrand.
Stopper les ambitions de Pasqua en 2002
Mis en contact avec Falcone, Luanda obtenait ses armes, dont la facture était gagée sur les recettes futures du pétrole et gonflée pour permettre le paiement de commissions, en France et en Angola. Dos Santos déplore aujourd'hui le procès fait à ses amis Falcone et Gaydamak, à qui il a accordé la nationalité angolaise, faisant même de Falcone son représentant auprès de l'Unesco et espérant, en vain, qu'il serait couvert par une immunité diplomatique.
Pour l'accusation, l'opération a été pilotée depuis le siège français de la société de Falcone, Brenco, et aurait dû être dûment autorisée, ce qui n'a pas été le cas. D'autre part, tout a été fait pour la dissimuler, au fisc en particulier. Il y a donc eu commerce "illicite". Explorant le dédale des paiements occultes, l'enquête a débusqué parmi les bénéficiaires, une association de Charles Pasqua, qui aurait été rétribué pour son lobbying et pour l'octroi de la médaille du Mérite à Gaydamak. Selon les prévenus, la vente n'avait pas besoin d'autorisation, puisqu'elle était opérée par une société slovaque et que le matériel n'avait pas transité par la France. Falcone, Gaydamak et autres attribuent leurs déboires à des manoeuvres politiques, l'affaire ayant permis, selon eux, de stopper les ambitions de Pasqua pour la présidentielle de 2002.
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