Dix ans de réclusion pour avoir tenté d'empoisonner sa fille à la soude

le 18 janvier 2011 à 21h12 , mis à jour le 18 janvier 2011 à 21h18

Le père a été condamné mardi par la cour d'assises de Loire-Atlantique pour avoir administré de la soude caustique à sa fille, alors âgée de 22 mois, sous l'emprise d'un "syndrome de Munchausen par procuration".

Palais de justiceImage d'archives © TF1

Un père de famille de 38 ans a été condamné mardi à dix années de réclusion criminelle par la cour d'assises de Loire-Atlantique, et immédiatement incarcéré, pour avoir tenté d'empoisonner sa fille de 2 ans à la soude caustique en juin 2006. La peine correspond aux réquisitions de l'avocat général contre cet homme jugé depuis lundi pour "administration de substance nuisible à un mineur de moins de quinze ans par ascendant". 
 
Selon les policiers, Sébastien a administré de la soude caustique à sa fille de 21 mois, dans la nuit du 11 au 12 juin 2006, alors qu'il se trouvait seul dans la chambre d'hôpital où il l'avait fait admettre trois jours plus tôt pour de prétendues "convulsions".  L'intoxication, dont la fillette a gardé de graves séquelles, s'était produite peu après que l'accusé ait été quitté par la mère de l'enfant, enceinte d'un autre homme. Selon cette dernière, son ex-compagnon aurait tenté de l'atteindre à travers Léa.
 
D'après les psychiatres qui l'ont examiné, l'accusé est atteint du syndrome de Münchhausen par procuration, une pathologie rarissime qui touche "les êtres profondément déprimés avec des tendances destructrices". Ces derniers simulent une maladie pour être admis à l'hôpital, lieu de régression privilégié où ils n'ont plus à porter le fardeau de l'existence, estiment-ils.
 
Tout au long de son procès, l'accusé a été décrit par ses proches comme un malade imaginaire, qui "racontait des histoires, mentait sur tout et s'inventait une vie ". Cet employé de restaurant, qui s'est infligé à plusieurs reprises des brûlures, affirme ainsi être atteint d'une sclérose en plaques, qui n'a toutefois jamais été démontrée par les examens médicaux. Sébastien avait aussi fait croire à sa première femme qu'il était touché par un cancer généralisé après leur rupture en 2003.
 
L'accusé a toutefois nié au cours de son procès avoir voulu empoisonner sa fille, imputant l'intoxication à une probable erreur du CHU de Nantes. Il avait pourtant reconnu les faits en garde-à-vue, avant de se rétracter et mettre ses aveux sur le compte de pressions policières.

le 18 janvier 2011 à 21:12
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

5 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • labat2006, le 19/01/2011 à 17h53

    Pffff ce n'est pas asser 10 ans de prison !

  • m1911a1, le 19/01/2011 à 07h20

    Le faits se sont déroulés en juin 2006 et il n'est jugé que maintenant ???

  • lena4ever19, le 18/01/2011 à 23h37

    C'est un ... on va dire monstre pour que mon commentaire soit publié mais mes pensées dépasse bien plus que ce simple mot! qu'il passr par la case prison et qu'il ne touche pas 20 000 et c'est tout !!!!

  • ramitzemarge, le 18/01/2011 à 23h23

    Je ne comprendrais jamais comment on peut faire du mal à son propre enfant.....

  • krrkrr2, le 18/01/2011 à 21h49

    " L'accusé est atteint du syndrome de Münchhausen par procuration ", vous êtes sûr qu'il n'est pas simplement fous ?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...

      Mots-clés

      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience