"J2M" fixé ce vendredi pour sa gestion de Vivendi

Par , le 21 janvier 2011 à 06h00 , mis à jour le 20 janvier 2011 à 15h53

Accusé de malversations dans sa gestion du groupe de médias et communication, Jean-Marie Messier connaîtra vendredi la décision du tribunal correctionnel de Paris. En juin dernier, le parquet avait requis la relaxe.

Jean-Marie Messier VivendiImage d'archives © ABACA

La 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris va-t-elle suivre les réquisitions de relaxe prises par le ministère public à l'encontre de Jean-Marie Messier, en juin dernier ? L'ancien PDG de Vivendi était poursuivi pour "diffusion d'informations  fausses ou trompeuses" sur la santé financière du groupe de médias et communication, "abus de bien social" en  lien avec un parachute doré négocié, mais pas touché, et "manipulation de cours" de l'action Vivendi. "J2M", 54 ans, n'était pas seul sur le banc des prévenus : cinq anciens hauts responsables du groupe et un cadre d'établissement financier ont été également jugés pour différents délits financiers. Parmi eux, l'ancien bras droit de Messier, Guillaume Hannezo, et l'homme d'affaires canadien Edgar  Bronfman Jr, héritier d'une des plus célèbres dynasties industrielles de son pays, le groupe Seagram, absorbé en 2000 par Vivendi.

  • Relaxe requise pour Messier

    Le parquet de Paris a requis mercredi la relaxe de Jean-Marie Messier, poursuivi pour "diffusion d'informations fausses ou trompeuses, manipulation de cours et abus de biens sociaux".

    Publié le 23/06/2010 Relaxe requise pour Messier
  • Procès Jean-Marie Messier : l'heure des réquisitions

    L'ex-patron de Vivendi Universal, qui comparaît depuis le 2 juin pour diffusion de fausses informations sur la santé financière du groupe et pour abus de bien social, va être fixé dans la journée sur les réquisitions du parquet.

    Publié le 23/06/2010 Procès Jean-Marie Messier : l'heure des réquisitions
  • Messier reconnaît des "erreurs stratégiques"

    Au premier jour de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris, Jean-Marie Messier a reconnu des " erreurs stratégiques " à l'époque où il dirigeait Vivendi Universal.

    Publié le 02/06/2010 Messier reconnaît des "erreurs stratégiques"
  • Vivendi reconnu coupable, Messier relaxé

    J2M a été dédouané vendredi par un jury new-yorkais d'accusations de tromperie sur la santé financière de Vivendi, laissant le groupe qu'il avait conduit au bord du gouffre en 2002 assumer seul.

    Publié le 30/01/2010 Vivendi reconnu coupable, Messier relaxé
  • "Messier a surtout agi dans son intérêt !"

    Maître Frederik-Karel Canoy est l'avocat de l'Appac (Association des petits porteurs actifs), à l'origine de l'enquête sur les dirigeants de Vivendi Universal (VU). Il revient sur la mise en examen de Jean-Marie Messier et pointe d'autres responsabilités dans cette affaire tentaculaire. Interview.

    Publié le 23/06/2004 "Messier a surtout agi dans son intérêt !"
Plus d'infos

  
C'est à cette époque que Jean-Marie Messier avait entrepris de transformer la vénérable Générale des Eaux en géant du secteur des médias rebaptisé Vivendi Universal. Il avait développé une communication euphorique sur la situation du groupe avant que les marchés ne découvrent que VU était assommé par une dette de 35 milliards d'euros, entraînant sa démission forcée en juillet 2002. Mais ce départ n'a pas suffi aux petits actionnaires de Vivendi floués par l'effondrement du titre. Ils ont multiplié les plaintes à l'encontre de l'ancienne équipe dirigeante du groupe et obtenu son renvoi devant la justice.
 
Plusieurs poursuites judiciaires
  
Durant les quatre semaines d'audience, Jean-Marie Messier, notes et graphiques en main, a démenti toutes les accusations, en protestant systématiquement de sa "bonne foi" dans la conduite du groupe. Il a reconnu des erreurs de gestion mais plaidé un contexte difficile (éclatement de la bulle internet, attentats du 11 septembre, rivalités internes entre administrateurs) et nié formellement la moindre volonté de tromper les marchés et les actionnaires en leur dissimulant le niveau réel d'endettement. Sa défense converge avec la position du parquet aux yeux duquel aucun élément du dossier ne permet d'établir sa culpabilité. En cohérence avec les  réquisitions de non-lieu prises à l'issue de l'instruction, le ministère public a réclamé à l'audience une relaxe générale. Jean-Marie Messier encourt en théorie jusqu'à cinq années de prison et de fortes amendes.
 
Après son départ de Vivendi, l'ancien champion du capitalisme français, devenu banquier d'affaires très discret, a dû répondre à plusieurs reprises de la débâcle financière du groupe. En janvier 2010, dans le volet américain de la procédure, des jurés new yorkais ont condamné le groupe Vivendi pour communication trompeuse mais exonéré Jean-Marie Messier de toute responsabilité. En décembre 2004, J2M et VU ont été condamnés par l'autorité des marchés financiers (AMF) à 1 million d'euros chacun pour avoir mal informé les  marchés et les actionnaires. En juin 2005, la Cour d'appel de Paris a réduit ces amendes à 500.000 euros pour "J2M", 300.000 pour VU.

Par Alexandra Guillet le 21 janvier 2011 à 06:00
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1 Commentaires

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  • desgiffles, le 21/01/2011 à 10h20

    Il me semble que les faits reprochés sont graves.....et on demande la relaxe.....qu on mexplique.......ça ne l empèche pas de continuer a faire des affaires, ecrire des bouquins, passer a la télé etc etc....

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