Prison ferme pour avoir drogué le café de leur patron

le 14 janvier 2011 à 13h21 , mis à jour le 14 janvier 2011 à 13h22

Les condamnations sont plus sévères que les réquisitions : la directrice-adjointe et une femme de ménage d'un hôtel de La Rochelle ont écopé jeudi de 6 et 3 mois de prison ferme pour avoir donné des cafés drogués à leur directeur.

café expresso boisson tasse barUn café (image d'archives). © LCI-TF1/sxc.hu

La directrice-adjointe et une femme de ménage d'un hôtel de La Rochelle ont été condamnées jeudi par le tribunal correctionnel de la ville à six et trois mois de prison ferme pour avoir donné des cafés drogués à leur directeur, a indiqué l'avocat de la victime. Ces condamnations sont plus sévères que les réquisitions du substitut du procureur Julien Wattebled qui avait demandé deux ans de prison avec sursis pour chacune des deux femmes poursuivies pour "administration de substances nuisibles". Dans son réquisitoire, le représentant du parquet avait affirmé qu'il comprenait que l'on puisse avoir "des problèmes sociaux" dans une entreprise, soulignant toutefois que la solution utilisée par les deux employées était "inqualifiable". Outre les peines de prison -deux ans dont 18 avec sursis pour l'ancienne directrice-adjointe, Yaël Kamoun, et de 18 mois dont quinze avec sursis pour Mireille Lebatteux, la femme de ménage- les deux complices devront verser solidairement 9.000 euros de dommages-intérêts à leur victime.
 
A l'audience, les deux femmes ont reconnu avoir voulu nuire a Mickaël Gaztelumendi en lui servant à deux reprises, le 12 novembre et le 19 novembre 2007, des cafés mélangés avec notamment des anxiolytiques, ce qui avait provoqué des pertes de connaissance et des comportements d'auto-mutilation. Elle ont préféré évoquer "une farce" plutôt qu'une tentative d'empoisonnement. L'ancienne directrice-adjointe, âgée de 34 ans, qui avait déjà fait licencier une première directrice, convoitait le poste de Mickaël Gaztelumendi, a assuré à l'AFP l'avocat de ce dernier, Me Jean-Hugues Descubes. De son côté, la femme de ménage, âgée de 57 ans, reprochait à son patron un manque de considération. C'est le veilleur de nuit, tenu au courant des faits, qui avait avoué à Mickaël Gaztelumendi la cause de ses malaises. Poursuivi au côté des deux femmes, il a été relaxé. Après la plainte du directeur de l'hôtel, une instruction avait été ouverte en mars 2008 initialement sur des faits criminels d'empoisonnement avant d'être requalifiés en "administration de substances nuisibles".

le 14 janvier 2011 à 13:21
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7 Commentaires

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  • driver9237, le 15/01/2011 à 15h19

    Je pense que ce sont eux qui vont prendres leurs petits cachets maintenant!!!

  • hiboux12, le 15/01/2011 à 10h21

    Chambre avec vue....!! celle de la grille d'une bourka......

  • lamamouche54, le 15/01/2011 à 09h58

    Les gens sont dingues......

  • sk8ergiirl, le 14/01/2011 à 20h40

    Une farce ? Non, la farce aurait été de saler ou poivrer le café. Là c'est des substances nocives dont les conséquences auraient pu être graves, les anxiolitiques ne sont pas anodins et ça se prend sous surveillance médicale.

  • poutsie97, le 14/01/2011 à 18h31

    "Elles ont préféré évoquer "une farce" plutôt qu'une tentative d'empoisonnement". Je ne dois pas avoir la même conception des farces...

  • a1n2n2e3, le 14/01/2011 à 17h34

    Mérité .

  • fantomarchand, le 14/01/2011 à 13h35

    Ces employés d'hotel vont avoir droit à une chambre tout frais payés par l'état.

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