Deux enquêteurs de Renault en garde à vue

Par TF1 News (d'aprsè agence), le 11 mars 2011 à 18h46 , mis à jour le 11 mars 2011 à 18h50

Deux enquêteurs du service de sécurité de Renault ont été placés vendredi en garde à vue à la Direction centrale du renseignement intérieur dans le cadre de l'affaire d'espionnage industriel présumé, révèle Europe 1.

Deux enquêteurs du service de sécurité de Renault ont été placés vendredi en garde à vue à la Direction centrale du renseignement intérieur, près de Paris, a-t-on appris de sources policières. Marc Tixador, ancien de la police judiciaire de Versailles, et Dominique Gevrey, ancien membre de la sécurité militaire, sont suspectés d'"escroquerie au renseignement", a précisé Europe 1. Dominique Gevrey a été interpelé vendredi matin à l'aéroport de Roissy alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion pour un pays africain, selon la radio. Convoqué en début d'après-midi au siège de la DCRI, à Levallois-Perret, son collègue Marc Tixador a lui aussi été placé en garde à vue.

  • Renault : un scandale à 11 millions ?

    L'addition du scandale de la fausse affaire d'espionnage chez Renault, qui a conduit le constructeur à licencier plusieurs cadres "manu militari" avant de leur présenter des excuses, pourrait grimper à 11 millions, révèle une enquête de Marianne.

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  • Le facturier de Renault se dit "manipulé"

    Mis en examen pour des soupçons de fausses factures dans la fausse affaire d'espionnage de Renault, Michel Luc détaille sa défense dans Le Parisien. "Je m'étonne que Renault se présente en victime", dénonce-t-il, "alors que c'est le groupe qui a mis en place ce système des fausses factures".

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  • Renault : un ancien agent secret belge nie être la "source" de Gevrey

    Dominique Gevrey, mis en examen dans l'enquête sur une escroquerie au renseignement chez Renault, avait présenté cet ancien agent comme sa "source" lors de sa première audition le 13 mars.

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  • Renault : Gevrey a livré un nom

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  • Renault : les enquêteurs sur la piste d'un compte suisse détenu par Gevrey

    L'argent que Renault a versé pour rémunérer les fausses informations censées étayer les accusations d'espionnage portées contre trois de ses cadres a été partiellement retrouvé sur un compte suisse ouvert par un de ses agents de sécurité.

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  • Le gouvernement maintient la pression sur Renault

    Après le mea-culpa lundi de Carlos Ghosn sur TF1, le porte-parole du gouvernement François Baroin et le ministre de l'Industrie Eric Besson ont déclaré que l'affaire ne pourra pas rester sans suite.

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  • Ghosn sur TF1 : "Nous nous sommes trompés"

    Alors que Renault a présénté ses "excuses" aux trois cadres accusés à tort d'espionnage, Carlos Ghosn a refusé la démission de son bras droit Patrick Pelata.

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  • Espionnage : Renault fait son mea culpa

    La direction de Renault a présenté lundi ses "excuses" aux 3 cadres "mis en cause à tort" dans le scandale d'espionnage industriel présumé, quelques instants après que le parquet a officiellement annoncé qu'aucun d'eux n'avait de comptes à l'étranger.

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  • Renault convoque un conseil d'administration extraordinaire

    Au lendemain de la mise en examen d'un de ses responsables de la sécurité, la firme au losange a annoncé la tenue d'un conseil d'aministration exceptionnel ce lundi à 16 heures. Le procureur de Paris doit s'exprimer juste avant devant la presse.

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  • Affaire Renault : Gevrey mis en examen et placé en détention

    Dominique Gevrey, interpellé vendredi à Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, a été mis en examen pour escroquerie. Selon nos informations, les deux autres hommes qui avaient été placés en garde à vue puis libérés affirment qu'il centralisait toute l'enquête sur des soupçons d'espionnage.

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  • Affaire Renault : Gevrey présenté à un juge

    Dominique Gevrey, interpellé vendredi à Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, pourrait être mis en examen pour escroquerie. Selon nos informations, les deux autres hommes qui avaient été placés en garde à vue, et ont été libérés, affirment qu'il centralisait toute l'enquête sur des soupçons d'espionnage.

    Publié le 13/03/2011 Affaire Renault : Gevrey présenté à un juge
  • Un responsable de la sécurité de Renault devant un juge

    Dominique Gevrey, qui a été interpellé vendredi à l'aéroport de Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, pourrait être mis en examen pour escroquerie. En revanche, aucune charge n'a été retenue contre les deux autres responsables de la sécurité de Renault.

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  • Renault : pas plus d'informateur anonyme que de comptes à l'étranger?

    Selon nos informations, les enquêteurs en charge d'une possible affaire d'espionnage chez Renault doutent désormais de l'existence de l'informateur anonyme dont les révélations ont conduit au licenciement de trois cadres de la marque au losange. Ces derniers n'ont officiellement pas de comptes au Liechtenstein.

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  • Renault : le directeur de la sécurité également en garde à vue

    Selon nos informations, Rémi Pagnie, directeur de la protection et de la sécurité du groupe Renault a rejoint samedi deux de ses enquêteurs déjà en garde à vue. Les policiers, en charge d'une possible affaire d'espionnage chez Renault, doutent désormais de l'existence de l'informateur anonyme dont les révélations ont conduit au licenciement de trois cadres de la marque au losange.

    Publié le 12/03/2011 Renault : le directeur de la sécurité également en garde à vue
  • La contre-attaque d'un cadre de Renault

    L'un des cadres licenciés pour des accusations d'espionnage rompt le silence. Dans Le Figaro, il demande au groupe automobile d'admettre publiquement qu'il est innocent. Et il envisage de réclamer des compensations.

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  • Renault: l'embarras de la direction et du gouvernement

    Le constructeur, qui a licencié en janvier trois cadres et porté plainte contre eux pour intelligence avec une puissance étrangère, a admis publiquement qu'il pourrait avoir fait erreur. Une erreur qui pourrait avoir des répercussions au sein du constructeur, mais aussi au sein du gouvernement.

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  • Le N°2 de Renault n'exclut pas la manipulation

    Le directeur général de Renault, Patrick Pélata, admet qu'un "certain nombre d'éléments" amènent à "douter" d'une affaire d'espionnage et affirme qu'"il en tirera toutes les conséquences" quelles que soient les conclusions de l'enquête, dans un entretien au Figaro, vendredi.

    Publié le 03/03/2011 Le N°2 de Renault n'exclut pas la manipulation
  • Espionnage : Renault dément toute "manipulation"

    L'avocat de la firme au losange a estimé jeudi qu'on ne pouvait pour l'heure affirmer que le groupe automobile a été victime de "manipulation" et non d'espionnage. Selon nos informations, il n'existerait aucune trace de comptes en banque à l'étranger.

    Publié le 03/03/2011 Espionnage : Renault dément toute "manipulation"
  • Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation

    La direction de Renault commencerait à envisager l'idée d'avoir été manipulée dans le cadre d'une affaire supposée d'espionnage industriel, affirme Libération. Selon nos informations, aucun des trois salariés ne possèderaient de comptes à l'étranger et la DCRI aurait découvert l'existence d'un cabinet occulte au sein de l'entreprise.

    Publié le 02/03/2011 Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation
  • Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres

    Le volet suisse de l'enquête sur les soupçons d'espionnage par trois cadres de Renault n'aurait rien donné sur sur l'existence de comptes bancaires en Suisse pour l'un d'entre eux.

    Publié le 23/02/2011 Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres
  • Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus

    L'audition se déroulera dans les prochains jours. Elle sera menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à la demande du parquet de Paris qui conduit l'enquête. Celui-ci s'interroge sur la fiabilité des informations qui ont conduit au licenciement de trois cadres.

    Publié le 05/02/2011 Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus
  • Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos

    Le Canard Enchaîné révèle qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés dans le cadre d'une enquête pour espionnage industriel. Geos se désolidarise de son employé.

    Publié le 02/02/2011 Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos
  • Rien ne va plus entre Renault et la DCRI

    L'avocat du constructeur accuse le contre-espionnage français de diffuser dans la presse des informations qui lui nuisent. Des déclarations qui interviennent alors que des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux des cadres soupçonnés d'espionnage, à Guyancourt.

    Publié le 26/01/2011 Rien ne va plus entre Renault et la DCRI
  • Le siège de Renault perquisitionné

    Selon Le Parisien.fr, une perquisition s'est déroulée mardi soir sur le site de Renault à Guyancourt, dans les Yvelines. Elle a été menée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

    Publié le 25/01/2011 Le siège de Renault perquisitionné
  • Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"

    Au lendemain de l'intervention du patron de Renault, Carlos Ghosn, sur TF1, un des cadres du constructeur mis en cause dans une affaire d'espionnage industriel contre-attaque, et veut qu'on lui dise précisément de quoi on l'accuse.

    Publié le 24/01/2011 Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"
  • Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice

    "Renault a des procédures très précises pour ce genre d'affaires. J'ai décidé que les processus habituels devaient être utilisés", explique le PDG de Renault dans le JDD. Les avocats d'un des cadres mis à pied demandent des preuves.

    Publié le 23/01/2011 Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice
  • Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte

    Licenciés dans l'affaire d'espionnage industriel présumé, ils vont déposer plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, selon leurs avocats.

    Publié le 19/01/2011 Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte
  • Renault : "l'espion" se rebiffe

    Refusant les accusations "d'espionnage" portées contre lui, un des cadres de Renault visé par une procédure de licenciement attaque le constructeur automobile en diffamation.

    Publié le 18/01/2011 Renault : "l'espion" se rebiffe
  • Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage

    Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur l'affaire d'espionnage industriel qui secoue le constructeur automobile.

    Publié le 14/01/2011 Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage
Plus d'infos


Depuis le début de l'affaire, les deux hommes refusent de révéler le nom de l'informateur qui leur a assuré que trois cadres de l'entreprise avaient touché de l'argent sur des comptes bancaires en Suisse et au Liechtenstein pour espionner le programme de véhicules électriques de Renault. Les vérifications sur l'existence de ces comptes n'ont rien donné pour le moment. La direction de Renault, qui a reconnu avoir versé 250.000 euros pour ces informations, n'a pas exclu avoir été victime d'une escroquerie.

Par TF1 News (d'aprsè agence) le 11 mars 2011 à 18:46
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7 Commentaires

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  • ilesmarquises, le 12/03/2011 à 12h49

    Quand on est un chef d'entreprise réglo et irréprochable, on n'a pas de raison d'avoir à faire aux prudhommes. Dans le cas contraire, il est normal que les employés puissent se défendre s'ils sont lésés.

  • geniuss006, le 12/03/2011 à 12h37

    Ne serait-ce pas un simple contre-feu ? on oriente les enquêteurs internes, on mobilise la DCRI sur ces 3 cadres. On les traîne dans la boue. Puis finalement rien. Mais tout cela ne cacherait il pas autre chose qu'"on" a voulu protéger ou cacher, en orientant les enquêteurs sur des lampistes, pendant ce temps là il y en a qui auraient tranquillement pu finir leurs "transactions" et surtout planquer le pognon

  • andre-victor, le 12/03/2011 à 10h45

    Mais il s'agit de 3 cadres humiliés par Renault manipulé pa...

  • diktatur, le 12/03/2011 à 09h28

    3 cadres humiliés,c'est un détail par rapport au préjudice qu'aurait pu subir Renault si cette affaire avait été réelle... alors ne plaignons pas trop les salariés,je suis un ancien chef d'entreprise,et je sais que dans notre pays les Prud'hommes rendent toujours des jugements plus favorables aux employés...de quoi être découragé d'en embaucher...

  • zen1491, le 12/03/2011 à 09h19

    Il faut faire un feuilleton télé avec cette histoire, les enquêteurs de Renault avaient ils autant de pouvoirs sans en référer à la direction ?

  • mrpropre, le 12/03/2011 à 00h18

    Et la montagne accoucha d'une souris...d'espionnage industriel chiffré à des milliards, on tombe sur un scénario digne d'un Julie Lescault...Si l'escroquerie est vérifiée, que l'encadrement de Renault ait pu autant passer au travers...je reste bouche bée

  • andre-victor, le 11/03/2011 à 21h43

    Si Renault s'estime "victime" d'une escroquerie de 250 000 ? (somme minime à l'échelle de l'entreprise), que peut-on dire des trois cadres publiquement humiliés et licenciés sans indemnité ?

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