Emplois fictifs: Chirac "souhaitait que cette affaire soit derrière lui"
Le tribunal correctionnel de Paris a annoncé mardi sa décision : il a accepté la question prioritaire de constitutionnalité déposée par l'un des co-prévenus de Jacques Chirac. Les deux volets du procès sont reportés. Prochain rendez-vous : le 20 juin, pour fixer une date de reprise des débats.
Publié le 08/03/2011
"Plus rien ne s'oppose à la reprise du procès" Chirac
La Cour de cassation a rejeté vendredi la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à l'origine de la suspension du procès de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, un procès qui peut donc reprendre, comme l'explique Me Spinosi, avocat près de la Cour de cassation.
Publié le 20/05/2011
Procès Chirac : "une fenêtre de tir en octobre"
Jean Veil, l'avocat de Jacques Chirac dans le cadre du procès des emplois fictifs, a déclaré mercredi sur Europe 1 que son client avait été extrêmement agacé par le report du procès mais qu'une fenêtre de tir était envisageable en octobre.
Publié le 09/03/2011
Report du procès : "Chirac très certainement déçu"
Maître Kiejman, un des avocats de Jacques Chirac, a estimé que son client serait très certainement déçu du report du procès car celui-ci souhaitait pouvoir s'expliquer des faits qu'on lui reproche.
Publié le 08/03/2011
Une décision de la cour de cassation dans maximum 3 mois
Le constitutionnaliste Jean-Paul Chagnollaud a estimé mardi sur LCI que la Cour de cassation ne devrait pas traîner pour décider de transmettre la QPC à la cour constitutionnelle ou non. "Personne n'y a intérêt", selon lui.
Publié le 08/03/2011
Procès Chirac" : "je n'avais pas demandé un report"
Jean-Yves Le Borgne, l'avocat d'un des coprévenus a précisé que la question concernant la prescription d'une partie des faits n'avait pas pour but le report du procès.
Publié le 08/03/2011
Emplois fictifs à la mairie de Paris : ils ne les ont pas vus
Jean-François Probst et Jean Tiberi, tous deux anciens proches du président, affirment ne jamais avoir croisé d'emplois fictifs dans l'entourage de Jacques Chirac ni constaté ce système.
Publié le 07/03/2011
Procès des emplois fictifs : il n'y aura pas d'image
Soucieux de préserver l'image de l'ancien président de la République, l'entourage de Jacques Chirac a obtenu qu'aucune caméra ne filme à l'intérieur du palais de justice où se tient le procès des emplois fictifs de la mairie de Paris.
Publié le 07/03/2011
La "QPC" qui pourrait faire reporter le procès
<b>Eclairage - </b>L'un des avocats des prévenus dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris va déposer lundi matin une "question prioritaire de constitutionnalité" concernant la prescription de certains délits. Qu'est-ce qu'une QPC ? Pourquoi peut-elle remettre en cause la tenue du procès ?
Publié le 07/03/2011
Saint-Pierre-sur-Dives : "Chirac, le papa des Français"
Alors que le procès de l'ancien chef de l'Etat doit s'ouvrir lundi après-midi sur les emplois fictifs de la ville de Paris, il n'en demeure pas moins populaire sur le marché de la ville du Calvados.
Publié le 07/03/2011
Le tribunal a, tout d'abord, accepté la question prioritaire de constitutionnalité déposée par l'avocat de l'un des co-prévenus de Jacques Chirac et portant sur les thèmes très techniques de la connexité et des délais de prescription. Il va désormais transmettre cette question à la Cour de cassation, qui aura trois mois pour l'examiner et décider de la transmettre ou non au Conseil constitutionnel qui, le cas échéant, aura également trois mois pour statuer. Mais ce point concernant "seulement" 21 des 28 emplois concernés dans ce procès, la question qui se posait alors était de savoir s'il fallait également reporter le procès de l'autre partie de l'affaire concernant sept emplois fictifs présumés... ou le juger séparément. Après un rapide débat et une suspension d'audience, le tribunal a finalement décidé de reporter l'ensemble du procès. Les juges ont d'ores et déjà fixé au 20 juin la reprise du procès sur le deuxième volet du dossier si la QPC était rejetée par la Cour de cassation.
"La notion de prescription est centrale"
Pour l'avocat à l'origine de cette question sur laquelle vient buter le procès Chirac dès son ouverture, Me Jean-Yves Le Borgne (qui représente Rémy Chardon, ex-directeur de cabinet de Jacques Chirac à l'Hôtel de Ville) "la notion de prescription est centrale dans cette affaire". Et il conteste les règles ayant empêché que les faits concernés par le volet parisien de l'affaire, où comparaît son client, soient prescrits. Les faits jugés par le tribunal correctionnel de Paris concernent en effet deux volets, l'un instruit à Nanterre, l'autre à Paris, et qui ont été joints. Le premier porte sur sept emplois de permanents du RPR rémunérés par la mairie de Paris et le second sur 21 emplois de chargés de mission de la Ville de Paris.
La justice a décidé durant la procédure, au nom de la règle dite de "connexité" entre les deux branches de l'affaire, que la date à retenir pour calculer le délai de prescription de trois ans, était celle du volet instruit à Nanterre : octobre 1995. Seuls les faits antérieurs à octobre 1992 ont ainsi été prescrits dans le dossier parisien. Si cette règle n'avait pas été appliquée, le point de départ du délai de prescription dans le volet parisien aurait été décembre 1998, selon Me Le Borgne : les faits antérieurs à décembre 1995 auraient alors été prescrits. Or, affirme l'avocat, la "notion de connexité n'est pas conforme à la Constitution". Il est à noter toutefois que le contentieux concernant la prescription a déjà été porté devant la Cour de cassation. Dans des arrêts du 15 mai 2006, puis du 26 juin 2007, la haute juridiction avait rejeté les pourvois de plusieurs mis en examen.
"On ne veut pas du procès"
Avant même l'annonce de la décision du tribunal correctionnel de Paris, l'avocat de l'association Anticor, partie civile dans le procès, avait fait part lundi de ses craintes d'un report. "On n'a pas envie de juger un ancien président de la République, on voit bien les enjeux politiques qu'il y a derrière", avait estimé Me Jérome Karsenti. "Ça dénonce un système politique mis en place par la majorité actuelle. C'est pour cela que l'on ne veut pas de ce procès". Me Le Borgne a pour sa part fermement rejeté toute "combine avec les avocats de Jacques Chirac", dont Me Jean Veil. L'entourage de Jacques Chirac a lui aussi affirmé n'être "ni directement, ni indirectement à l'origine de la QPC".
Renvoyé devant la justice pour "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêt", Jacques Chirac encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende. Selon un sondage BVA/M6, 56% des Français pensent qu'il doit être jugé "comme n'importe quel citoyen". Ils sont 71% à "trouver normal qu'il soit jugé", selon un autre sondage Obea-InfraForces/France Info/20 Minutes.
| Debré ne siégera pas si le Conseil constitutionnel est saisi |
Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a indiqué mardi qu'il se "déporterait", c'est-à-dire qu'il ne siégerait pas, dans l'hypothèse où l'institution qu'il préside aurait à examiner le dossier de l'ancien président Jacques Chirac, dont il est proche. |
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Emplois fictifs: Chirac "souhaitait que cette affaire soit derrière lui"

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