Le procès Chirac reporté

Par F.L. (avec agence), le 08 mars 2011 à 13h46 , mis à jour le 08 mars 2011 à 17h34

Dossier : Chirac, le procès

Le tribunal correctionnel de Paris a annoncé mardi sa décision : il a accepté la question prioritaire de constitutionnalité déposée par l'un des co-prévenus de Jacques Chirac. Les deux volets du procès sont reportés. Prochain rendez-vous : le 20 juin, pour fixer une date de reprise des débats.

La décision du tribunal correctionnel de Paris est tombée mardi en début d'après-midi, et elle se traduit par un report d'au moins trois mois pour le procès Chirac. Un report dont le principal intéressé a "pris acte" dans un bref communiqué, en affirmant qu'il serait "présent à la date fixée par le tribunal pour la reprises des audiences".
  • Emplois fictifs: Chirac "souhaitait que cette affaire soit derrière lui"

    Le tribunal correctionnel de Paris a annoncé mardi sa décision : il a accepté la question prioritaire de constitutionnalité déposée par l'un des co-prévenus de Jacques Chirac. Les deux volets du procès sont reportés. Prochain rendez-vous : le 20 juin, pour fixer une date de reprise des débats.

    Publié le 08/03/2011 Emplois fictifs: Chirac "souhaitait que cette affaire soit derrière lui"
  • "Plus rien ne s'oppose à la reprise du procès" Chirac

    La Cour de cassation a rejeté vendredi la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à l'origine de la suspension du procès de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, un procès qui peut donc reprendre, comme l'explique Me Spinosi, avocat près de la Cour de cassation.

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  • Procès Chirac : "une fenêtre de tir en octobre"

    Jean Veil, l'avocat de Jacques Chirac dans le cadre du procès des emplois fictifs, a déclaré mercredi sur Europe 1 que son client avait été extrêmement agacé par le report du procès mais qu'une fenêtre de tir était envisageable en octobre.

    Publié le 09/03/2011 Procès Chirac : "une fenêtre de tir en octobre"
  • Report du procès : "Chirac très certainement déçu"

    Maître Kiejman, un des avocats de Jacques Chirac, a estimé que son client serait très certainement déçu du report du procès car celui-ci souhaitait pouvoir s'expliquer des faits qu'on lui reproche.

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  • Une décision de la cour de cassation dans maximum 3 mois

    Le constitutionnaliste Jean-Paul Chagnollaud a estimé mardi sur LCI que la Cour de cassation ne devrait pas traîner pour décider de transmettre la QPC à la cour constitutionnelle ou non. "Personne n'y a intérêt", selon lui.

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  • Procès Chirac" : "je n'avais pas demandé un report"

    Jean-Yves Le Borgne, l'avocat d'un des coprévenus a précisé que la question concernant la prescription d'une partie des faits n'avait pas pour but le report du procès.

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  • Emplois fictifs à la mairie de Paris : ils ne les ont pas vus

    Jean-François Probst et Jean Tiberi, tous deux anciens proches du président, affirment ne jamais avoir croisé d'emplois fictifs dans l'entourage de Jacques Chirac ni constaté ce système.

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  • Procès des emplois fictifs : il n'y aura pas d'image

    Soucieux de préserver l'image de l'ancien président de la République, l'entourage de Jacques Chirac a obtenu qu'aucune caméra ne filme à l'intérieur du palais de justice où se tient le procès des emplois fictifs de la mairie de Paris.

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  • La "QPC" qui pourrait faire reporter le procès

    <b>Eclairage - </b>L'un des avocats des prévenus dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris va déposer lundi matin une "question prioritaire de constitutionnalité" concernant la prescription de certains délits. Qu'est-ce qu'une QPC ? Pourquoi peut-elle remettre en cause la tenue du procès ?

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  • Saint-Pierre-sur-Dives : "Chirac, le papa des Français"

    Alors que le procès de l'ancien chef de l'Etat doit s'ouvrir lundi après-midi sur les emplois fictifs de la ville de Paris, il n'en demeure pas moins populaire sur le marché de la ville du Calvados.

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Plus d'infos

Le tribunal a, tout d'abord, accepté la question prioritaire de constitutionnalité déposée par l'avocat de l'un des co-prévenus de Jacques Chirac et portant sur les thèmes très techniques de la connexité et des délais de prescription. Il va désormais transmettre cette question à la Cour de cassation, qui aura trois mois pour l'examiner et décider de la transmettre ou non au Conseil constitutionnel qui, le cas échéant, aura également trois mois pour statuer. Mais ce point concernant "seulement" 21 des 28 emplois concernés dans ce procès, la question qui se posait alors était de savoir s'il fallait également reporter le procès de l'autre partie de l'affaire concernant sept emplois fictifs présumés... ou le juger séparément. Après un rapide débat et une suspension d'audience, le tribunal a finalement décidé de reporter l'ensemble du procès. Les juges ont d'ores et déjà fixé au 20 juin la reprise du procès sur le deuxième volet du dossier si la QPC était rejetée par la Cour de cassation.

"La notion de prescription est centrale"

Pour l'avocat à l'origine de cette question sur laquelle vient buter le procès Chirac dès son ouverture, Me Jean-Yves Le Borgne (qui représente Rémy Chardon, ex-directeur de cabinet de Jacques Chirac à l'Hôtel de Ville) "la notion de prescription est centrale dans cette affaire". Et il conteste les règles ayant empêché que les faits concernés par le volet parisien de l'affaire, où comparaît son client, soient prescrits. Les faits jugés par le tribunal correctionnel de Paris concernent en effet deux volets, l'un instruit à Nanterre, l'autre à Paris, et qui ont été joints. Le premier porte sur sept emplois de permanents du RPR rémunérés par la mairie de Paris et le second sur 21 emplois de chargés de mission de la Ville de Paris. 

La justice a décidé durant la procédure, au nom de la règle dite de "connexité" entre les deux branches de l'affaire, que la date à retenir pour calculer le délai de prescription de trois ans, était celle du volet instruit à Nanterre : octobre 1995. Seuls les faits antérieurs à octobre 1992 ont ainsi été prescrits dans le dossier parisien. Si cette règle n'avait pas été appliquée, le point de départ du délai de prescription dans le volet parisien aurait été décembre 1998, selon Me Le Borgne : les faits antérieurs à décembre 1995 auraient alors été prescrits. Or, affirme l'avocat, la "notion de connexité n'est pas conforme à la Constitution". Il est à noter toutefois que le contentieux concernant la prescription a déjà été porté devant la Cour de cassation. Dans des arrêts du 15 mai 2006, puis du 26 juin 2007, la haute juridiction avait rejeté les pourvois de plusieurs mis en examen.

"On ne veut pas du procès"

Avant même l'annonce de la décision du tribunal correctionnel de Paris, l'avocat de l'association Anticor, partie civile dans le procès, avait fait part lundi de ses craintes d'un report. "On n'a pas envie de juger un ancien président de la République, on voit bien les enjeux politiques qu'il y a derrière", avait estimé Me Jérome Karsenti.  "Ça dénonce un système politique mis en place par la majorité actuelle. C'est pour cela que l'on ne veut pas de ce procès". Me Le Borgne a pour sa part fermement rejeté toute "combine avec les avocats de Jacques Chirac", dont Me Jean Veil. L'entourage de Jacques Chirac a lui aussi affirmé n'être "ni directement, ni indirectement à l'origine de la QPC".

Renvoyé devant la justice pour "détournement de fonds publics", "abus de  confiance" et "prise illégale d'intérêt", Jacques Chirac encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende. Selon un sondage BVA/M6, 56% des Français pensent qu'il doit être jugé "comme n'importe quel citoyen". Ils sont 71% à "trouver normal qu'il soit jugé", selon un autre sondage Obea-InfraForces/France Info/20 Minutes.

 

Debré ne siégera pas si le Conseil constitutionnel est saisi

Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a indiqué mardi qu'il se "déporterait", c'est-à-dire qu'il ne siégerait pas, dans l'hypothèse où l'institution qu'il préside aurait à examiner le dossier de l'ancien président Jacques Chirac, dont il est proche.
"A la suite de la décision du tribunal correctionnel de Paris, Jean-Louis Debré a fait savoir que si la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) était renvoyée par la Cour de cassation au Conseil constitutionnel il se déporterait, c'est-à-dire qu'il ne siégerait pas", a indiqué le Conseil constitutionnel à l'AFP, confirmant une information du Figaro.
L'un de ses frères, François Debré, figure aussi parmi les prévenus, soupçonné d'avoir occupé un emploi fictif pendant cinq ans pour lequel il a perçu plus de 100.000 euros. Nommé à la tête des neuf Sages par Jacques Chirac, Jean-Louis Debré est l'un des plus fidèles amis de l'ancien chef de l'Etat.

Par F.L. (avec agence) le 08 mars 2011 à 13:46
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30 Commentaires

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  • nico5173, le 08/03/2011 à 22h52

    Honteux !!!!

  • valeur10, le 08/03/2011 à 19h54

    On voit toujours les mêmes dans les commentaires et dans presque tous les articles. il faudrait un peu de renouveau, car beaucoup de rengaines et de répétitions. De ce faite le niveau de compétence et de culture restent bas.

  • roubene, le 08/03/2011 à 19h19

    Oh que si, il s'est associé à la demande de report. renseignez vous avant de parler.

  • bebert59560, le 08/03/2011 à 19h17

    La meute est restée sur sa faim! tant mieux!

  • bebert59560, le 08/03/2011 à 19h15

    Pourquoi acquitté? il ne passe pas en cours d'assises à ce que je sache

  • chronos34, le 08/03/2011 à 18h53

    Et en plus,il est sur et certain qu'il sera "acquitté",encore l'argent du peuple qui part en fumée............

  • robert.13, le 08/03/2011 à 18h33

    Kosotto Oui, Pierre Mauroy a été jugé et condamné mais les journaux ne se sont pas étendus sur la condamnation comme ils le font quand 'est la droite qui est dans le collimateur. Il en est de même avec les Guerini à Marseille. L'omerta règne dans les médias quand il s'agit de la Gauche.C'est certainement ce que vous appelez du n'importe quoi.

  • kosotto1, le 08/03/2011 à 18h05

    Robert13 : vous dites vraiment n'importe quoi. Pierre Mauroy est passé devant les juges LUI, et a été condamné à 20 000 euros d'amende. Le procès est maintenant terminé. Vous voulez quoi encore ?

  • kosotto1, le 08/03/2011 à 18h03

    Peut être à titre posthume pour Jacques Chirac, afin d'offrir au bon peuple un simulacre de justice.

  • jiss, le 08/03/2011 à 17h50

    LA JUSTICE PREND LE PEUPLE POUR UN IDIOT En somme les politiques peuvent faire se qu'ils veulent mais pas le peuple !!!!!!! Nous sommes dans une monarchie républicaine !!!!!!

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