Renault convoque un conseil d'administration extraordinaire

Par TF1 News (d'après agence), le 14 mars 2011 à 11h40 , mis à jour le 14 mars 2011 à 13h15

Au lendemain de la mise en examen d'un de ses responsables de la sécurité, la firme au losange a annoncé la tenue d'un conseil d'aministration exceptionnel ce lundi à 16 heures. Le procureur de Paris doit s'exprimer juste avant devant la presse.

Renault a convoqué un conseil d'administration extraordinaire lundi à 16 heures, a appris l'AFP de sources proches du dossier, alors que l'affaire d'espionnage présumé qui ébranle le constructeur automobile a rebondi dimanche avec l'incarcération d'un responsable de sa sécurité. L'ordre du jour et les participants à ce conseil qui se tient au siège du groupe à Boulogne n'ont pas été précisés, selon ces sources. "Je ne doute pas que le sujet soit relatif à l'affaire d'espionnage", a toutefois indiqué l'une d'elles. D'autant que, de son côté, le procureur de la République de Paris a annoncé qu'il tiendrait une conférence de presse sur cette affaire Renault à 14h45. Le syndicat FO de Renault a d'ores et déjà suggéré lundi la démission du PDG du groupe, Carlos Ghosn. "C'est d'abord à lui de rendre compte de ce qui s'est passé. Peut-être en démissionnant ?", a déclaré sur France Info Patrick Monange, secrétaire général FO chez Renault. Pour les autres syndicats du constructeur automobile, la question ne se pose pas encore.

  • Renault : un scandale à 11 millions ?

    L'addition du scandale de la fausse affaire d'espionnage chez Renault, qui a conduit le constructeur à licencier plusieurs cadres "manu militari" avant de leur présenter des excuses, pourrait grimper à 11 millions, révèle une enquête de Marianne.

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  • Le facturier de Renault se dit "manipulé"

    Mis en examen pour des soupçons de fausses factures dans la fausse affaire d'espionnage de Renault, Michel Luc détaille sa défense dans Le Parisien. "Je m'étonne que Renault se présente en victime", dénonce-t-il, "alors que c'est le groupe qui a mis en place ce système des fausses factures".

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  • Renault : un ancien agent secret belge nie être la "source" de Gevrey

    Dominique Gevrey, mis en examen dans l'enquête sur une escroquerie au renseignement chez Renault, avait présenté cet ancien agent comme sa "source" lors de sa première audition le 13 mars.

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  • L'ex-chef de la sécurité de Renault convoqué pour licenciement

    Dominique Gevrey, mis en examen dimanche dernier pour escroquerie en bande organisée dans le cadre de l'affaire Renault, est pour l'heure en détention provisoire à la prison de la Santé ; il sera donc représenté par un délégué syndical.

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  • Renault, le quatrième cadre débouté

    Philippe Clogenson, ex-cadre de Renault qui souhaitait avoir connaissance de documents ayant conduit à son licenciement en 2009 après des accusations de corruption, a été débouté lundi par le tribunal de grande instance de Nanterre.

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  • Renault : Gevrey a livré un nom

    Le responsable de la sécurité de Renault, mis en examen pour escroquerie aux dépens du constructeur, a livré un nom au juge d'instruction qu'il présente comme celui de sa "source".

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  • Renault : les enquêteurs sur la piste d'un compte suisse détenu par Gevrey

    L'argent que Renault a versé pour rémunérer les fausses informations censées étayer les accusations d'espionnage portées contre trois de ses cadres a été partiellement retrouvé sur un compte suisse ouvert par un de ses agents de sécurité.

    Publié le 15/03/2011 Renault : les enquêteurs sur la piste d'un compte suisse détenu par Gevrey
  • Espionnage : Renault fait son mea culpa

    La direction de Renault a présenté lundi ses "excuses" aux 3 cadres "mis en cause à tort" dans le scandale d'espionnage industriel présumé, quelques instants après que le parquet a officiellement annoncé qu'aucun d'eux n'avait de comptes à l'étranger.

    Publié le 14/03/2011 Espionnage : Renault fait son mea culpa
  • Deux enquêteurs de Renault en garde à vue

    Deux enquêteurs du service de sécurité de Renault ont été placés vendredi en garde à vue à la Direction centrale du renseignement intérieur dans le cadre de l'affaire d'espionnage industriel présumé, révèle Europe 1.

    Publié le 11/03/2011 Deux enquêteurs de Renault en garde à vue
  • La contre-attaque d'un cadre de Renault

    L'un des cadres licenciés pour des accusations d'espionnage rompt le silence. Dans Le Figaro, il demande au groupe automobile d'admettre publiquement qu'il est innocent. Et il envisage de réclamer des compensations.

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  • Renault: l'embarras de la direction et du gouvernement

    Le constructeur, qui a licencié en janvier trois cadres et porté plainte contre eux pour intelligence avec une puissance étrangère, a admis publiquement qu'il pourrait avoir fait erreur. Une erreur qui pourrait avoir des répercussions au sein du constructeur, mais aussi au sein du gouvernement.

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  • Le N°2 de Renault n'exclut pas la manipulation

    Le directeur général de Renault, Patrick Pélata, admet qu'un "certain nombre d'éléments" amènent à "douter" d'une affaire d'espionnage et affirme qu'"il en tirera toutes les conséquences" quelles que soient les conclusions de l'enquête, dans un entretien au Figaro, vendredi.

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  • Espionnage : Renault dément toute "manipulation"

    L'avocat de la firme au losange a estimé jeudi qu'on ne pouvait pour l'heure affirmer que le groupe automobile a été victime de "manipulation" et non d'espionnage. Selon nos informations, il n'existerait aucune trace de comptes en banque à l'étranger.

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  • Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation

    La direction de Renault commencerait à envisager l'idée d'avoir été manipulée dans le cadre d'une affaire supposée d'espionnage industriel, affirme Libération. Selon nos informations, aucun des trois salariés ne possèderaient de comptes à l'étranger et la DCRI aurait découvert l'existence d'un cabinet occulte au sein de l'entreprise.

    Publié le 02/03/2011 Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation
  • Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres

    Le volet suisse de l'enquête sur les soupçons d'espionnage par trois cadres de Renault n'aurait rien donné sur sur l'existence de comptes bancaires en Suisse pour l'un d'entre eux.

    Publié le 23/02/2011 Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres
  • Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus

    L'audition se déroulera dans les prochains jours. Elle sera menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à la demande du parquet de Paris qui conduit l'enquête. Celui-ci s'interroge sur la fiabilité des informations qui ont conduit au licenciement de trois cadres.

    Publié le 05/02/2011 Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus
  • Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos

    Le Canard Enchaîné révèle qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés dans le cadre d'une enquête pour espionnage industriel. Geos se désolidarise de son employé.

    Publié le 02/02/2011 Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos
  • Rien ne va plus entre Renault et la DCRI

    L'avocat du constructeur accuse le contre-espionnage français de diffuser dans la presse des informations qui lui nuisent. Des déclarations qui interviennent alors que des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux des cadres soupçonnés d'espionnage, à Guyancourt.

    Publié le 26/01/2011 Rien ne va plus entre Renault et la DCRI
  • Le siège de Renault perquisitionné

    Selon Le Parisien.fr, une perquisition s'est déroulée mardi soir sur le site de Renault à Guyancourt, dans les Yvelines. Elle a été menée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

    Publié le 25/01/2011 Le siège de Renault perquisitionné
  • Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"

    Au lendemain de l'intervention du patron de Renault, Carlos Ghosn, sur TF1, un des cadres du constructeur mis en cause dans une affaire d'espionnage industriel contre-attaque, et veut qu'on lui dise précisément de quoi on l'accuse.

    Publié le 24/01/2011 Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"
  • Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice

    "Renault a des procédures très précises pour ce genre d'affaires. J'ai décidé que les processus habituels devaient être utilisés", explique le PDG de Renault dans le JDD. Les avocats d'un des cadres mis à pied demandent des preuves.

    Publié le 23/01/2011 Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice
  • Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte

    Licenciés dans l'affaire d'espionnage industriel présumé, ils vont déposer plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, selon leurs avocats.

    Publié le 19/01/2011 Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte
  • Renault : "l'espion" se rebiffe

    Refusant les accusations "d'espionnage" portées contre lui, un des cadres de Renault visé par une procédure de licenciement attaque le constructeur automobile en diffamation.

    Publié le 18/01/2011 Renault : "l'espion" se rebiffe
  • Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage

    Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur l'affaire d'espionnage industriel qui secoue le constructeur automobile.

    Publié le 14/01/2011 Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage
  • C. Ghosn : "je présente mes excuses personnelles aux trois cadres"

    Alors que Renault vient de blanchir ses trois cadres licenciés, son PDG Carlos Ghosn a admis s'être "trompé". Il leur a publiquement présenté ses excuses. Il promet qu'ils seront réintégrés et indemnisés.

    Publié le 14/03/2011 C. Ghosn : "je présente mes excuses personnelles aux trois cadres"
Plus d'infos

L'affaire d'espionnage présumé qui secoue Renault depuis deux mois a  débouché dimanche sur la mise en examen pour "escroquerie en bande organisée"  d'un responsable de son service de sécurité, Dominique Gevrey. Interpellé vendredi à l'aéroport de Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, il a été mis en examen dimanche pour escroquerie en bande organisée et placé dans la foulée en détention provisoire. Les deux autres hommes placés en garde à vue, le directeur de la sécurité du groupe automobile, Rémi Pagnie, et Marc Tixador, un collègue de Dominique Gevrey, ont pour leur part été remis en liberté dans la nuit de samedi à dimanche, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. En revanche, selon nos informations, ils auraient accusé Dominique Gevrey d'avoir centralisé toute l'enquête lancée en interne chez Renault sur des soupçons d'espionnage : selon eux, tout passait par Gevrey, et lui seul.

Toujours selon nos informations, Dominique Gevrey, ancien militaire de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), se refuse pour l'instant toujours à dévoiler qui est à l'origine des accusations qui ont conduit à licencier trois cadres de Renault. Les enquêteurs soupçonnent qu'il pourrait être le seul à l'origine de toute l'affaire, auquel cas il n'y aurait tout simplement jamais eu de "corbeau". A l'appui de cette hypothèse, les enquêteurs ont retrouvé sur des comptes ouverts à l'étranger par Dominique Gevrey de l'argent provenant de versements effectués par Renault. "On s'abstient de faire tout commentaire pour ne pas troubler le cours de la justice", a déclaré Me Jean Reinhart, l'avocat de Renault. "Nous communiquerons de façon globale et complète après le parquet, probablement lundi après-midi".

La ligne de défense de Gevrey

Face à ces soupçons, la ligne de défense de Gevrey est la suivante : il affirme avoit été manipulé. Et il assure avoir reçu des instructions de sa hiérarchie pour poursuivre son enquête. Outre les questions auxquelles il s'est jusqu'à présent refusé à répondre, et la mise en examen qui le menace, Gevrey a vu son domicile perquisitionné au cours des dernières heures ; du matériel informatique a notamment été saisi. Tout comme lors d'une autre perquisition, menée celle-là chez Renault.

Les enquêteurs de la DCRI, qui s'intéressent de plus en plus aux conditions dans lesquelles ont été menées ces recherches lancées en interne chez Renault pour des soupçons d'espionnage, pourraient interroger dans les prochains jours de hauts cadres du constructeur automobile : ils pourraient notamment s'intéresser à Patrick Pélata, voire même à Carlos Ghosn. 

Dans cette affaire, pour porter ses accusations, le groupe s'est appuyé sur les numéros de trois comptes bancaires qui lui ont été fournis. L'un aurait notamment été ouvert en mars 2009 en Suisse alimenté avec de l'argent provenant d'un cabinet d'audit chypriote, et un deuxième au Liechtenstein en février 2010 qui alimenterait un troisième compte. Mais les enquêteurs de la DCRI n'ont retrouvé aucune trace de comptes bancaires au nom des cadres ni aucune trace d'espionnage. Alors même que la direction de Renault a reconnu avoir versé 250.000 euros pour des informations livrées par un mystérieux informateur... Le groupe a admis la semaine dernière par l'intermédiaire de son directeur général délégué Patrick Pélata qu'il pourrait avoir fait erreur. Si l'erreur était avérée, "nous en tirerons toutes les conséquences jusqu'au niveau le plus haut de l'entreprise, c'est-à-dire jusqu'à moi", avait-il annoncé.

Un 4e ex-cadre de Renault se porte partie civile

Un ancien cadre supérieur de Renault, licencié en 2009 dans une autre affaire reposant sur des accusations d'espionnage, va se porter partie civile dans l'enquête sur des soupçons d'escroquerie en bande organisée, a-t-on appris lundi auprès de son avocat. Philippe Clogenson a été licencié en décembre 2009 par Renault qui l'accusait dans un premier temps d'"avoir touché, via des sociétés écran, de l'argent versé sur des comptes à l'étranger de la part de prestataires de Renault", a-t-il récemment expliqué au Parisien. Ex-directeur du marketing clients, il a finalement été licencié pour insuffisance professionnelle. Il estime que son affaire présente des similitudes avec celle des trois cadres licenciés en début d'année par Renault. L'affaire d'espionnage présumé qui a ébranlé Renault depuis deux mois a abouti dimanche à la mise en examen pour "escroquerie en bande organisée" d'un responsable de la sécurité du constructeur automobile et à son placement en détention. "Nous allons nous porter partie civile dans cette affaire", a déclaré à l'AFP l'un des avocats de M. Clogenson, Me Eric Moutet. Il envisage également de poursuivre Renault pour obtenir copie des documents étayant les accusations de détention de comptes à l'étranger.

Par TF1 News (d'après agence) le 14 mars 2011 à 11:40
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1 Commentaires

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  • thierry34280, le 14/03/2011 à 14h28

    On est d accord plus jamais mais alors acceptons l éolien ,l'éolien marin les centrales photovoltaïque et les énergies nouvelle

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