Renault : le directeur de la sécurité également en garde à vue

Par christophe MOULIN, le 12 mars 2011 à 21h03 , mis à jour le 12 mars 2011 à 21h20

Selon nos informations, Rémi Pagnie, directeur de la protection et de la sécurité du groupe Renault a rejoint samedi deux de ses enquêteurs déjà en garde à vue. Les policiers, en charge d'une possible affaire d'espionnage chez Renault, doutent désormais de l'existence de l'informateur anonyme dont les révélations ont conduit au licenciement de trois cadres de la marque au losange.

Le directeur de la protection et de la sécurité de Renault, Rémi Pagnie, a été placé en garde à vue samedi après-midi dans le cadre de l'affaire d'espionnage industriel présumé au sein de la firme automobile. Deux enquêteurs de son service sont également en garde à vue à la Direction centrale du renseignement intérieur depuis vendredi soir. Les policiers, qui doutent de plus en plus de l'existence réelle de cet informateur anonyme censé fournir les preuves de l'implication de trois cadres du constructeur français dans la communication d'informations stratégiques à des tiers, souhaitent confronter les versions de chacun.

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  • Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres

    Le volet suisse de l'enquête sur les soupçons d'espionnage par trois cadres de Renault n'aurait rien donné sur sur l'existence de comptes bancaires en Suisse pour l'un d'entre eux.

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  • Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus

    L'audition se déroulera dans les prochains jours. Elle sera menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à la demande du parquet de Paris qui conduit l'enquête. Celui-ci s'interroge sur la fiabilité des informations qui ont conduit au licenciement de trois cadres.

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  • Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos

    Le Canard Enchaîné révèle qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés dans le cadre d'une enquête pour espionnage industriel. Geos se désolidarise de son employé.

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  • Rien ne va plus entre Renault et la DCRI

    L'avocat du constructeur accuse le contre-espionnage français de diffuser dans la presse des informations qui lui nuisent. Des déclarations qui interviennent alors que des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux des cadres soupçonnés d'espionnage, à Guyancourt.

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  • Le siège de Renault perquisitionné

    Selon Le Parisien.fr, une perquisition s'est déroulée mardi soir sur le site de Renault à Guyancourt, dans les Yvelines. Elle a été menée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

    Publié le 25/01/2011 Le siège de Renault perquisitionné
  • Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"

    Au lendemain de l'intervention du patron de Renault, Carlos Ghosn, sur TF1, un des cadres du constructeur mis en cause dans une affaire d'espionnage industriel contre-attaque, et veut qu'on lui dise précisément de quoi on l'accuse.

    Publié le 24/01/2011 Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"
  • Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice

    "Renault a des procédures très précises pour ce genre d'affaires. J'ai décidé que les processus habituels devaient être utilisés", explique le PDG de Renault dans le JDD. Les avocats d'un des cadres mis à pied demandent des preuves.

    Publié le 23/01/2011 Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice
  • Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte

    Licenciés dans l'affaire d'espionnage industriel présumé, ils vont déposer plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, selon leurs avocats.

    Publié le 19/01/2011 Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte
  • Renault : "l'espion" se rebiffe

    Refusant les accusations "d'espionnage" portées contre lui, un des cadres de Renault visé par une procédure de licenciement attaque le constructeur automobile en diffamation.

    Publié le 18/01/2011 Renault : "l'espion" se rebiffe
  • Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage

    Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur l'affaire d'espionnage industriel qui secoue le constructeur automobile.

    Publié le 14/01/2011 Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage
Plus d'infos

Les deux enquêteurs de Renault en garde à vue, Marc Tixador, ancien de la police judiciaire de Versailles, et Dominique Gevrey, ancien membre de la sécurité militaire, sont soupçonnés d'"escroquerie au renseignement", indiquait vendredi soir Europe 1. La pression sur Dominique Gevrey est d'autant plus forte que l'homme a été interpellé vendredi matin à l'aéroport de Roissy alors qu'il s'apprétait à prendre l'avion pour un pays africain, révélait la radio.

D'après nos informations, les enquêteurs le suspectent d'avoir monté de toutes pièces l'histoire de l'informateur anonyme de façon à crédibiliser l'enquête ayant abouti au licenciement des trois cadres. L'enquête va désormais se concentrer sur les comptes ouverts à Tunis et à Madrid et sur lesquels Renault aurait dû verser les sommes réclamées par cet informateur anonyme.

Pas de comptes au Liechtenstein

Depuis le début de l'affaire, les deux hommes refusent de révéler le nom de l'informateur qui leur aurait assuré que trois cadres de l'entreprise avaient touché de l'argent sur des comptes bancaires en Suisse et au Liechtenstein pour espionner le programme de véhicules électriques de Renault. Les vérifications sur l'existence de ces comptes n'ont rien donné, comme TF1 News l'annonce depuis plusieurs jours.

Selon nos informations, le parquet a obtenu du Lichtenstein le retour d'informations après ses commissions rogatoires internationales: aucun mouvement bancaire ni aucun compte dans ce pays ne permettent d'avaliser l'implication des cadres dans une affaire d'espionnage. La direction de Renault, qui a reconnu avoir versé 250.000 euros pour ces informations, n'a pas exclu avoirété victime d'une escroquerie.

Dans une récente interview au Figaro, Patrick Pélata, le n°2 de Renault, laissait entendre que le constructeur tirerait "toutes les conséquences jusqu’au plus haut niveau de l’entreprise, c’est-à-dire jusqu’à moi", laissant à penser qu'il présenterait sa démission si les trois salariés mis en cause sortaient blanchis par la Justice. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait salué la «dignité» du n°2 de Renault." Ce qui compte aujourd'hui, c'est qu'on arrive à la vérité, qu'on y arrivera rapidement, que si les soupçons étaient infondés, justice soit rendue, confiance soit restaurée et réparation soit payée".

Par christophe MOULIN le 12 mars 2011 à 21:03
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7 Commentaires

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  • mustang51, le 13/03/2011 à 10h53

    "Le N° 2 de la firme Renault auraiT dit qu'il allait démissionner...", c'est encore mieux.

  • mustang51, le 13/03/2011 à 10h52

    "Le N° 2 de l

  • diktatur, le 13/03/2011 à 09h35

    Quand des employés montent une machination contre des employés, le patron est-il responsable? dans notre pays,apparemment toujours...

  • cafoutchi, le 13/03/2011 à 09h30

    J'ai l'impression que cette histoire va coûter très cher à Renault en dédommagement des 3 cadres, c'est sans doute cela la prime à la casse...

  • gerard21000, le 13/03/2011 à 09h23

    Je corrige Le n° 2 de la firme renault aurais dit qu'il allait démissionner. C'est mieux écrit en français, de toute façon on s'en fout.

  • jdh36, le 13/03/2011 à 09h17

    Ainsi est bien salie l' image de monsieur renault, l' inventeur de la marque...........

  • nananananana11, le 13/03/2011 à 05h25

    Le numéro 2 de renault n' pas dit qu'il allait démissioné ...

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