Changement de cap, changement de discours. Dans un entretien au Figaro de vendredi, le directeur général de Renault, Patrick Pélata n'exclut pas la manipulation dans l'affaire qui secoue la firme automobile au losange et qui était jusqu'à présent présentée comme une affaire d'espionnage industriel. "Un certain nombre d'éléments nous amènent à douter", reconnaît le numéro deux de l'entreprise, alors qu'à ce jour et comme TF1 News l'écrivait dès mercredi, aucune trace d'espionnage ni de compte bancaire à l'étranger n'ont été découverts dans l'enquête sur la retentissante affaire qui a éclaté en janvier.
Renault : un scandale à 11 millions ?
L'addition du scandale de la fausse affaire d'espionnage chez Renault, qui a conduit le constructeur à licencier plusieurs cadres "manu militari" avant de leur présenter des excuses, pourrait grimper à 11 millions, révèle une enquête de Marianne.
Publié le 08/04/2011
Le facturier de Renault se dit "manipulé"
Mis en examen pour des soupçons de fausses factures dans la fausse affaire d'espionnage de Renault, Michel Luc détaille sa défense dans Le Parisien. "Je m'étonne que Renault se présente en victime", dénonce-t-il, "alors que c'est le groupe qui a mis en place ce système des fausses factures".
Publié le 01/04/2011
Renault : un ancien agent secret belge nie être la "source" de Gevrey
Dominique Gevrey, mis en examen dans l'enquête sur une escroquerie au renseignement chez Renault, avait présenté cet ancien agent comme sa "source" lors de sa première audition le 13 mars.
Publié le 29/03/2011
Renault : Gevrey a livré un nom
Le responsable de la sécurité de Renault, mis en examen pour escroquerie aux dépens du constructeur, a livré un nom au juge d'instruction qu'il présente comme celui de sa "source".
Publié le 18/03/2011
Renault : les enquêteurs sur la piste d'un compte suisse détenu par Gevrey
L'argent que Renault a versé pour rémunérer les fausses informations censées étayer les accusations d'espionnage portées contre trois de ses cadres a été partiellement retrouvé sur un compte suisse ouvert par un de ses agents de sécurité.
Publié le 15/03/2011
Espionnage : Renault fait son mea culpa
La direction de Renault a présenté lundi ses "excuses" aux 3 cadres "mis en cause à tort" dans le scandale d'espionnage industriel présumé, quelques instants après que le parquet a officiellement annoncé qu'aucun d'eux n'avait de comptes à l'étranger.
Publié le 14/03/2011
Renault convoque un conseil d'administration extraordinaire
Au lendemain de la mise en examen d'un de ses responsables de la sécurité, la firme au losange a annoncé la tenue d'un conseil d'aministration exceptionnel ce lundi à 16 heures. Le procureur de Paris doit s'exprimer juste avant devant la presse.
Publié le 14/03/2011
Affaire Renault : Gevrey mis en examen et placé en détention
Dominique Gevrey, interpellé vendredi à Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, a été mis en examen pour escroquerie. Selon nos informations, les deux autres hommes qui avaient été placés en garde à vue puis libérés affirment qu'il centralisait toute l'enquête sur des soupçons d'espionnage.
Publié le 13/03/2011
Affaire Renault : Gevrey présenté à un juge
Dominique Gevrey, interpellé vendredi à Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, pourrait être mis en examen pour escroquerie. Selon nos informations, les deux autres hommes qui avaient été placés en garde à vue, et ont été libérés, affirment qu'il centralisait toute l'enquête sur des soupçons d'espionnage.
Publié le 13/03/2011
Un responsable de la sécurité de Renault devant un juge
Dominique Gevrey, qui a été interpellé vendredi à l'aéroport de Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, pourrait être mis en examen pour escroquerie. En revanche, aucune charge n'a été retenue contre les deux autres responsables de la sécurité de Renault.
Publié le 13/03/2011
Renault : pas plus d'informateur anonyme que de comptes à l'étranger?
Selon nos informations, les enquêteurs en charge d'une possible affaire d'espionnage chez Renault doutent désormais de l'existence de l'informateur anonyme dont les révélations ont conduit au licenciement de trois cadres de la marque au losange. Ces derniers n'ont officiellement pas de comptes au Liechtenstein.
Publié le 12/03/2011
Renault : le directeur de la sécurité également en garde à vue
Selon nos informations, Rémi Pagnie, directeur de la protection et de la sécurité du groupe Renault a rejoint samedi deux de ses enquêteurs déjà en garde à vue. Les policiers, en charge d'une possible affaire d'espionnage chez Renault, doutent désormais de l'existence de l'informateur anonyme dont les révélations ont conduit au licenciement de trois cadres de la marque au losange.
Publié le 12/03/2011
Deux enquêteurs de Renault en garde à vue
Deux enquêteurs du service de sécurité de Renault ont été placés vendredi en garde à vue à la Direction centrale du renseignement intérieur dans le cadre de l'affaire d'espionnage industriel présumé, révèle Europe 1.
Publié le 11/03/2011
Renault: un des cadres adresse une sommation à Sarkozy
L'un des trois cadres mis en cause par la firme au losange pour des soupçons d'espionnage a adressé une "sommation interpellative" à Nicolas Sarkozy et Michel Mercier, pour obtenir la plainte du constructeur automobile.
Publié le 11/03/2011
Renault prêt à dévoiler l'identité de son "informateur"
Renault a demandé à deux de ses employés de livrer à la police l'identité d'un mystérieux "informateur" ayant étayé des accusations d'espionnage portées par le constructeur en justice contre trois de ses cadres.
Publié le 09/03/2011
Renault: l'informateur anonyme réclame 900.000 euros
Les responsables de la sécurité de Renault ont pour l'heure refusé de dévoiler l'identité de cette source qui, selon Le Canard, s'est dite prête à apporter les preuves écrites de ses accusations.
Publié le 09/03/2011
Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation
La direction de Renault commencerait à envisager l'idée d'avoir été manipulée dans le cadre d'une affaire supposée d'espionnage industriel, affirme Libération. Selon nos informations, aucun des trois salariés ne possèderaient de comptes à l'étranger et la DCRI aurait découvert l'existence d'un cabinet occulte au sein de l'entreprise.
Publié le 02/03/2011
Espionnage : Renault dément toute "manipulation"
L'avocat de la firme au losange a estimé jeudi qu'on ne pouvait pour l'heure affirmer que le groupe automobile a été victime de "manipulation" et non d'espionnage. Selon nos informations, il n'existerait aucune trace de comptes en banque à l'étranger.
Publié le 03/03/2011
Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres
Le volet suisse de l'enquête sur les soupçons d'espionnage par trois cadres de Renault n'aurait rien donné sur sur l'existence de comptes bancaires en Suisse pour l'un d'entre eux.
Publié le 23/02/2011
Renault : la piste de l'espionnage industriel s'estompe
"Aucune trace d'espionnage" par les trois cadres dirigeant de la marque n'a été mise au jour par les enquêteurs. Le constructeur pourrait bien s'être fait manipuler.
Publié le 03/03/2011
Espionnage Renault : "aucune preuve exploitable"
Dans le cadre de l'enquête pour espionnage industriel, "Le Canard Enchaîné" révèle mercredi qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés. Renault ne disposerait d'aucune pièce justificative présentable devant la justice.
Publié le 02/02/2011
Renault : les 3 cadres licenciés se rebiffent
Mis en cause par Renault et licenciés sur la foi d'une enquête menée par une officine privée, les 3 cadres soupçonnés d'espionnage ont lancé une contre-offensive judiciaire. L'un d'eux, Matthieu Tenenbaum, témoigne.
Publié le 20/01/2011
Espionnage chez Renault : les suspects réfutent
Les trois cadres suspectés d'avoir transmis des informations stratégiques, notamment à la Chine, ont été reçus mardi par la direction en vue de leur licenciement. Ils réfutent les accusations.
Publié le 11/01/2011
Patrick Pélata émet "deux hypothèses: soit nous sommes face à une affaire d'espionnage et un cadre de la direction de la sécurité protège sa source envers et contre tout". "Soit Renault est victime d'une manipulation, dont on ignore la nature mais qui pourrait prendre la forme d'une escroquerie. Dans cette hypothèse, si tous les doutes sont levés, nous proposerons la réintégration des trois cadres et, dans tous les cas, Renault sera très attentif à réparer toute injustice", affirme le directeur général.
"Nous avons commis une erreur"
Selon lui, "dans les deux hypothèses, l'entreprise est victime. Si c'est une manipulation, elle est importante au regard de la complexité des schémas mis au jour qui nécessite une bonne connaissance du fonctionnement interne de notre société". "Nous avons particulièrement à coeur à ce que cette affaire débouche sur la vérité", affirme Patrick Pélata.
"Quand l'enquête sera terminée, nous en tirerons toutes les conséquences jusqu'au niveau le plus haut de l'entreprise, c'est-à-dire jusqu'à moi. Carlos Ghosn, président de Renault et Nissan, décidera et s'exprimera lorsque l'enquête sera définitivement close et que le procureur en aura donné toutes les conclusions", résume-t-il. "Nous étions face à un schéma de flux financiers extrêmement complexe" et "nous avons commis une erreur en n'impliquant pas la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) plus tôt", admet également Patrick Pélata.
Lettre anonyme
Dans son édition de vendredi, le Figaro publie également la lettre anonyme de dénonciation à l'origine de l'affaire, rendue publique pour la première fois et qui est un simple feuillet d'une vingtaine de lignes. "Il est inadmissible que des personnes ayant des responsabilités profitent de leur position pour détourner de l'argent et accepter des pots-de-vin", peut-on lire dans ce courrier dont l'auteur cite nommément une seule personne, "monsieur Balthazard Michel", un des trois cadres mis à pied, qu'il aurait "vu négocier un pot-de-vin".
"Bien sûr je n'ai aucune preuve, bien sûr c'est de la délation mais je m'en moque, je ne supporte pas de voir des gens correctement payés voler encore de l'argent. Si tout cela est faut alors je suis paranoïaque mais sans action de vérification de votre part je n'hésiterai pas dans quelques semaines à envoyer ce courrier à la presse spécialisée", indique son auteur.
| Lagarde assumera |
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a dit vendredi vouloir tirer "toutes les conséquences" de l'affaire d'espionnage présumé chez Renault dans laquelle le constructeur n'exclut pas une manipulation. "La recherche de la vérité me paraît la plus importante des priorités dans ce dossier", a dit Christine Lagarde sur RMC. "J'en tirerai toutes les conséquences au niveau des responsabilités, y compris en ce qui me concerne", a-t-elle ajouté. Christine Lagarde a aussi souhaité que Renault tire les conséquences de l'affaire. "Le directeur général délégué de Renault (Patrick Pélata) a eu ce matin la dignité d'indiquer qu'il s'était peut-être trompé, et que s'il était avéré qu'il s'était trompé. Je trouve que c'est digne" de la part de M. Pélata, a-t-elle ajouté en réclamant que la vérité soit rapidement faite dans cette affaire. |
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