Renault : pas plus d'informateur anonyme que de comptes à l'étranger?

Par Christophe MOULIN, le 12 mars 2011 à 13h41 , mis à jour le 12 mars 2011 à 21h27

Selon nos informations, les enquêteurs en charge d'une possible affaire d'espionnage chez Renault doutent désormais de l'existence de l'informateur anonyme dont les révélations ont conduit au licenciement de trois cadres de la marque au losange. Ces derniers n'ont officiellement pas de comptes au Liechtenstein.

Alors que deux enquêteurs du service de sécurité de Renault sont en garde à vue à la Direction centrale du renseignement intérieur depuis vendredi soir, les policiers chargés d'enquêter sur une possible affaire d'espionnage de la marque au losange doutent de plus en plus de l'existence réelle de cet informateur anonyme censé fournir les preuves de l'implication de trois cadres du constructeur français dans la communication d'informationsstratégiques à des tiers.

  • Renault : un scandale à 11 millions ?

    L'addition du scandale de la fausse affaire d'espionnage chez Renault, qui a conduit le constructeur à licencier plusieurs cadres "manu militari" avant de leur présenter des excuses, pourrait grimper à 11 millions, révèle une enquête de Marianne.

    Publié le 08/04/2011 Renault : un scandale à 11 millions ?
  • Le facturier de Renault se dit "manipulé"

    Mis en examen pour des soupçons de fausses factures dans la fausse affaire d'espionnage de Renault, Michel Luc détaille sa défense dans Le Parisien. "Je m'étonne que Renault se présente en victime", dénonce-t-il, "alors que c'est le groupe qui a mis en place ce système des fausses factures".

    Publié le 01/04/2011 Le facturier de Renault se dit "manipulé"
  • Renault : un ancien agent secret belge nie être la "source" de Gevrey

    Dominique Gevrey, mis en examen dans l'enquête sur une escroquerie au renseignement chez Renault, avait présenté cet ancien agent comme sa "source" lors de sa première audition le 13 mars.

    Publié le 29/03/2011 Renault : un ancien agent secret belge nie être la "source" de Gevrey
  • Renault : Gevrey a livré un nom

    Le responsable de la sécurité de Renault, mis en examen pour escroquerie aux dépens du constructeur, a livré un nom au juge d'instruction qu'il présente comme celui de sa "source".

    Publié le 18/03/2011 Renault : Gevrey a livré un nom
  • Renault : les enquêteurs sur la piste d'un compte suisse détenu par Gevrey

    L'argent que Renault a versé pour rémunérer les fausses informations censées étayer les accusations d'espionnage portées contre trois de ses cadres a été partiellement retrouvé sur un compte suisse ouvert par un de ses agents de sécurité.

    Publié le 15/03/2011 Renault : les enquêteurs sur la piste d'un compte suisse détenu par Gevrey
  • Le gouvernement maintient la pression sur Renault

    Après le mea-culpa lundi de Carlos Ghosn sur TF1, le porte-parole du gouvernement François Baroin et le ministre de l'Industrie Eric Besson ont déclaré que l'affaire ne pourra pas rester sans suite.

    Publié le 15/03/2011 Le gouvernement maintient la pression sur Renault
  • Ghosn sur TF1 : "Nous nous sommes trompés"

    Alors que Renault a présénté ses "excuses" aux trois cadres accusés à tort d'espionnage, Carlos Ghosn a refusé la démission de son bras droit Patrick Pelata.

    Publié le 14/03/2011 Ghosn sur TF1 : "Nous nous sommes trompés"
  • Espionnage : Renault fait son mea culpa

    La direction de Renault a présenté lundi ses "excuses" aux 3 cadres "mis en cause à tort" dans le scandale d'espionnage industriel présumé, quelques instants après que le parquet a officiellement annoncé qu'aucun d'eux n'avait de comptes à l'étranger.

    Publié le 14/03/2011 Espionnage : Renault fait son mea culpa
  • Deux enquêteurs de Renault en garde à vue

    Deux enquêteurs du service de sécurité de Renault ont été placés vendredi en garde à vue à la Direction centrale du renseignement intérieur dans le cadre de l'affaire d'espionnage industriel présumé, révèle Europe 1.

    Publié le 11/03/2011 Deux enquêteurs de Renault en garde à vue
  • La contre-attaque d'un cadre de Renault

    L'un des cadres licenciés pour des accusations d'espionnage rompt le silence. Dans Le Figaro, il demande au groupe automobile d'admettre publiquement qu'il est innocent. Et il envisage de réclamer des compensations.

    Publié le 07/03/2011 La contre-attaque d'un cadre de Renault
  • Renault: l'embarras de la direction et du gouvernement

    Le constructeur, qui a licencié en janvier trois cadres et porté plainte contre eux pour intelligence avec une puissance étrangère, a admis publiquement qu'il pourrait avoir fait erreur. Une erreur qui pourrait avoir des répercussions au sein du constructeur, mais aussi au sein du gouvernement.

    Publié le 04/03/2011 Renault: l'embarras de la direction et du gouvernement
  • Le N°2 de Renault n'exclut pas la manipulation

    Le directeur général de Renault, Patrick Pélata, admet qu'un "certain nombre d'éléments" amènent à "douter" d'une affaire d'espionnage et affirme qu'"il en tirera toutes les conséquences" quelles que soient les conclusions de l'enquête, dans un entretien au Figaro, vendredi.

    Publié le 03/03/2011 Le N°2 de Renault n'exclut pas la manipulation
  • Espionnage : Renault dément toute "manipulation"

    L'avocat de la firme au losange a estimé jeudi qu'on ne pouvait pour l'heure affirmer que le groupe automobile a été victime de "manipulation" et non d'espionnage. Selon nos informations, il n'existerait aucune trace de comptes en banque à l'étranger.

    Publié le 03/03/2011 Espionnage : Renault dément toute "manipulation"
  • Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation

    La direction de Renault commencerait à envisager l'idée d'avoir été manipulée dans le cadre d'une affaire supposée d'espionnage industriel, affirme Libération. Selon nos informations, aucun des trois salariés ne possèderaient de comptes à l'étranger et la DCRI aurait découvert l'existence d'un cabinet occulte au sein de l'entreprise.

    Publié le 02/03/2011 Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation
  • Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres

    Le volet suisse de l'enquête sur les soupçons d'espionnage par trois cadres de Renault n'aurait rien donné sur sur l'existence de comptes bancaires en Suisse pour l'un d'entre eux.

    Publié le 23/02/2011 Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres
  • Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus

    L'audition se déroulera dans les prochains jours. Elle sera menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à la demande du parquet de Paris qui conduit l'enquête. Celui-ci s'interroge sur la fiabilité des informations qui ont conduit au licenciement de trois cadres.

    Publié le 05/02/2011 Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus
  • Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos

    Le Canard Enchaîné révèle qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés dans le cadre d'une enquête pour espionnage industriel. Geos se désolidarise de son employé.

    Publié le 02/02/2011 Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos
  • Rien ne va plus entre Renault et la DCRI

    L'avocat du constructeur accuse le contre-espionnage français de diffuser dans la presse des informations qui lui nuisent. Des déclarations qui interviennent alors que des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux des cadres soupçonnés d'espionnage, à Guyancourt.

    Publié le 26/01/2011 Rien ne va plus entre Renault et la DCRI
  • Le siège de Renault perquisitionné

    Selon Le Parisien.fr, une perquisition s'est déroulée mardi soir sur le site de Renault à Guyancourt, dans les Yvelines. Elle a été menée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

    Publié le 25/01/2011 Le siège de Renault perquisitionné
  • Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"

    Au lendemain de l'intervention du patron de Renault, Carlos Ghosn, sur TF1, un des cadres du constructeur mis en cause dans une affaire d'espionnage industriel contre-attaque, et veut qu'on lui dise précisément de quoi on l'accuse.

    Publié le 24/01/2011 Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"
  • Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice

    "Renault a des procédures très précises pour ce genre d'affaires. J'ai décidé que les processus habituels devaient être utilisés", explique le PDG de Renault dans le JDD. Les avocats d'un des cadres mis à pied demandent des preuves.

    Publié le 23/01/2011 Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice
  • Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte

    Licenciés dans l'affaire d'espionnage industriel présumé, ils vont déposer plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, selon leurs avocats.

    Publié le 19/01/2011 Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte
  • Renault : "l'espion" se rebiffe

    Refusant les accusations "d'espionnage" portées contre lui, un des cadres de Renault visé par une procédure de licenciement attaque le constructeur automobile en diffamation.

    Publié le 18/01/2011 Renault : "l'espion" se rebiffe
  • Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage

    Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur l'affaire d'espionnage industriel qui secoue le constructeur automobile.

    Publié le 14/01/2011 Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage
Plus d'infos

Les deux hommes en garde à vue, Marc Tixador, ancien de la police judiciaire de Versailles, et Dominique Gevrey, ancien membre de la sécurité militaire, sont soupçonnés d'"escroquerie au renseignement", indiquait vendredi soir Europe 1. La pression sur Dominique Gevrey est d'autant plus forte que l'homme a été interpellé vendredi matin à l'aéroport de Roissy alorsqu'il s'apprétait à prendre l'avion pour un pays africain, révélait la radio.

D'après nos informations, les enquêteurs le suspectent d'avoir monté de toutes pièces l'histoire de l'informateur anonyme de façon à crédibiliser l'enquête ayant abouti au licenciement des trois cadres. L'enquête va désormais se concentrer sur les comptes ouverts à Tunis et à Madrid et sur lesquels Renault aurait dû verser les sommes réclamées par cet informateur anonyme.

Pas de comptes au Liechtenstein

Depuis le début de l'affaire, les deux hommes refusent de révéler le nom de l'informateur qui leur aurait assuré que trois cadres de l'entreprise avaient touché de l'argent sur des comptes bancaires en Suisse et au Liechtenstein pour espionner le programme de véhicules électriques de Renault. Les vérifications sur l'existence de cescomptes n'ont rien donné, comme TF1 News l'annonce depuis plusieurs jours.

Selon nos informations, le parquet a obtenu du Liechtenstein le retour d'informations après ses commissions rogatoires internationales: aucun mouvement bancaire ni aucun compte dans ce pays ne permettent d'avaliser l'implication des cadres dans une affaire d'espionnage. La direction de Renault, qui a reconnu avoir versé 250.000 euros pour ces informations, n'a pas exclu avoir été victime d'une escroquerie.

Dans une récente interview au Figaro, Patrick Pélata, le n°2 de Renault, laissait entendre que le constructeur tirerait "toutes les conséquences jusqu’au plus haut niveau de l’entreprise, c’est-à-dire jusqu’à moi", laissant à penser qu'il présenterait sa démission si les trois salariés mis en cause sortaient blanchis par la Justice. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait salué la «dignité» du n°2 de Renault." Ce qui compte aujourd'hui, c'est qu'on arrive à la vérité, qu'on y arrivera rapidement, que si les soupçons étaient infondés, justice soit rendue, confiance soit restaurée et réparation soit payée".

Par Christophe MOULIN le 12 mars 2011 à 13:41
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

15 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • arthurseat, le 12/03/2011 à 21h12

    Au pays des pieds nickelés. Nous n'avons rien à envier aux Belges.

  • ten75, le 12/03/2011 à 17h20

    Le numéro 2 , et le numéro 1 va s'en sortir , lui qui criait haut et fort , " sur les traitres , les Espions " , sans vérifier les sources , pur AMATEURISME

  • claudcouledouce, le 12/03/2011 à 16h10

    Je ne sais pas quel navigateur vous utilisez mais sur le mien je lis sans problème et avec les espaces là où il en faut (sauf à " d'informationsstratégiques" que toute personne normale et même à peine tolérante peut lire sans problème à condition de connaitre les mots "informations" et "stratégiques").

  • claudcouledouce, le 12/03/2011 à 16h04

    Ce n'est pas le numéro un qui gérait le problème. Renault a été sauvé pas Ghosn et le meilleur moyen de tout remettre en question serait de le voir quitter l'entreprise. Lui de toutes les façons trouverait une autre direction ailleurs où sa réputation de manager n'est plus à faire et ce serait une promotion pour lui.

  • j.-j., le 12/03/2011 à 16h01

    Hélas oui,Pélata assumera la médiocrité de Ghosn. -----------------------------------------------------------------------Cette lamentable affaire devrait faire éliminer définitivement C.Ghosn qui avait prétendu publiquement qu/il disposait de preuves de l/espionnage. L/état dispose de 15%d/actions de Renault devrait le faire démissionner de suite. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

  • henri_bambelle, le 12/03/2011 à 15h59

    Plus l'enquête avance, plus on comprend que tout s'est passé dans le cerveau de Carlos Ghosn. Le temps n'est-il pas venu de lui faire une IRM pour voir si les neuronnes ne sont pas branchées de façon bizarre ?

  • louischom, le 12/03/2011 à 15h50

    Ce n'est pas au numéro deux de dire ce qu'il convient de faire au numéro un!

  • louischom, le 12/03/2011 à 15h48

    A vous lire, la critique est aisée, mais l'art est difficile! "Il se serait"???

  • gil, le 12/03/2011 à 15h29

    Et la presomption dinnocence? il parait qu on est dans le pays des droits de l homme...

  • uroy84, le 12/03/2011 à 15h27

    Cette affaire et très intéressante car elle nous montre la faiblesse de gestion dans un 'fleuron' industriel. Renault devrait investir dans la formation de ses dirigeant au-lieu de payer des zigotos pour des enquêtes bidons menant à des licenciements abusifs. Combien de personnes ont été mises à la porte ar cette technique apparemment maîtrisée par le staff de Renault??? J'espère que Carlos répondra avant de démissionner.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience