Renault prêt à dévoiler l'identité de son "informateur" 

Par TF1 News (d'après agence), le 09 mars 2011 à 16h42 , mis à jour le 09 mars 2011 à 17h00

Renault a demandé à deux de ses employés de livrer à la police l'identité d'un mystérieux "informateur" ayant étayé des accusations d'espionnage portées par le constructeur en justice contre trois de ses cadres.

"Renault ne connaît pas l'identité de l'informateur. Nous avons demandé à nos deux responsables de la sécurité, qui sont seuls à le connaître, de livrer son nom et son adresse aux services enquêteurs", a déclaré pour la première fois mercredi Me Reinhart, l'avocat du constructeur automobile, dans le cadre de l'affaire d'espionnage présumé qui a conduit l'entreprise à licencier brutalement trois de ses cadres en janvier. Par ailleurs, la firme au losange a admis avoir versé 250.000 euros en rémunérations des informations ou pseudo-informations obtenues après une enquête privée sur cette affaire, a dit maître Jean Reinhart. On ignore si l'argent a été partagé et qui l'a finalement touché. Renault dément cependant d'autres informations, parues dans Le Canard enchaîné, selon lesquelles "l'informateur" doit encore toucher 200.000 euros, et demande 900.000 euros pour livrer des preuves écrites.

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C'est sur le fondement de la conclusion de cette enquête privée que le constructeur automobile avait porté plainte en janvier en accusant trois cadres d'avoir vendu des secrets sur le projet de voiture électrique, au profit possible d'une puissance étrangère. Renault admet maintenant qu'il pourrait s'agir d'une manipulation, voire d'une escroquerie. Tout est parti de ce mystérieux informateur, sollicité par deux dirigeants du service de sécurité de Renault puis un intermédiaire privé pour vérifier les accusations portées dans une lettre anonyme contre les trois cadres. L'informateur a conclu oralement que deux des cadres détenaient des comptes bancaires suspects à l'étranger. Les deux responsables de la sécurité refusaient jusqu'ici de livrer l'identité de l'informateur devant la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, contre-espionnage).

Auditions chez Renault 

Ces déclarations de Renault interviennent au moment où la DCRI auditionne les deux employés de sécurité. Renault n'a pas remis de preuves concrètes au parquet de Paris lorsqu'il a porté plainte concernant les comptes bancaires à l'étranger détenus par deux des trois cadres selon les éléments apportés par l'informateur anonyme. La plainte parle d'un espionnage visant le projet de batterie de voiture électrique et met indirectement en cause la Chine, puisqu'il est question de sociétés liées à ce pays, même s'il n'est pas nommé, dit-on de source judiciaire.

Le parquet de Paris a sollicité l'aide de la Suisse et du Liechtenstein, où se trouveraient ces comptes bancaires. Les premiers résultats en Suisse ne sont pas concluants mais aucun compte rendu écrit n'est réalisé, ajoute-t-on de même source. Le Liechtenstein, traditionnellement peu coopératif en matière d'entraide judiciaire, a donné des "assurances" que l'enquête serait réalisée, dit-on au parquet. Les réponses écrites aux demandes d'entraide devraient revenir par écrit des deux pays autour du 20 mars, dit-on de source proche du dossier.

Par TF1 News (d'après agence) le 09 mars 2011 à 16:42
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4 Commentaires

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  • henri_bambelle, le 10/03/2011 à 05h31

    Quel pastis ! Sale affaire qui fera du tort à l'image de Renault.

  • xav6175, le 09/03/2011 à 21h32

    La guignolade continue chez Renault. Je suis curieux de voir si l'état va demander la tête de Carlos Ghosn qui s'est engagé personnellement dans cette histoire en allant justifer sa décision de l'époque au journal de Claire Chazal...

  • lesco_, le 09/03/2011 à 21h09

    Parce que Renault (et ses partenaires) c'est plusieurs milliards d'euros dépensés dans plusieurs centaines de brevets qui leur permettrait de postuler à devenir un des leader dans l'automobile électrique. Voila pourquoi le risque d'espionnage est réel: La possibilité d'avoir les meme cartes à jouer que d'autres sans avoir fait les dépenses nécessaire à son obtention, c'est attractif.

  • exxeterra, le 09/03/2011 à 17h12

    Pfffffffffff, copier Renault, c'est prendre 10 ans de retard sur Toyota etc....Alors pourquoi prendre ce risque ?

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