"Renault ne connaît pas l'identité de l'informateur. Nous avons demandé à nos deux responsables de la sécurité, qui sont seuls à le connaître, de livrer son nom et son adresse aux services enquêteurs", a déclaré pour la première fois mercredi Me Reinhart, l'avocat du constructeur automobile, dans le cadre de l'affaire d'espionnage présumé qui a conduit l'entreprise à licencier brutalement trois de ses cadres en janvier. Par ailleurs, la firme au losange a admis avoir versé 250.000 euros en rémunérations des informations ou pseudo-informations obtenues après une enquête privée sur cette affaire, a dit maître Jean Reinhart. On ignore si l'argent a été partagé et qui l'a finalement touché. Renault dément cependant d'autres informations, parues dans Le Canard enchaîné, selon lesquelles "l'informateur" doit encore toucher 200.000 euros, et demande 900.000 euros pour livrer des preuves écrites.
Renault : un scandale à 11 millions ?
L'addition du scandale de la fausse affaire d'espionnage chez Renault, qui a conduit le constructeur à licencier plusieurs cadres "manu militari" avant de leur présenter des excuses, pourrait grimper à 11 millions, révèle une enquête de Marianne.
Publié le 08/04/2011
La contre-attaque d'un cadre de Renault
L'un des cadres licenciés pour des accusations d'espionnage rompt le silence. Dans Le Figaro, il demande au groupe automobile d'admettre publiquement qu'il est innocent. Et il envisage de réclamer des compensations.
Publié le 07/03/2011
Renault: l'embarras de la direction et du gouvernement
Le constructeur, qui a licencié en janvier trois cadres et porté plainte contre eux pour intelligence avec une puissance étrangère, a admis publiquement qu'il pourrait avoir fait erreur. Une erreur qui pourrait avoir des répercussions au sein du constructeur, mais aussi au sein du gouvernement.
Publié le 04/03/2011
Le N°2 de Renault n'exclut pas la manipulation
Le directeur général de Renault, Patrick Pélata, admet qu'un "certain nombre d'éléments" amènent à "douter" d'une affaire d'espionnage et affirme qu'"il en tirera toutes les conséquences" quelles que soient les conclusions de l'enquête, dans un entretien au Figaro, vendredi.
Publié le 03/03/2011
Espionnage : Renault dément toute "manipulation"
L'avocat de la firme au losange a estimé jeudi qu'on ne pouvait pour l'heure affirmer que le groupe automobile a été victime de "manipulation" et non d'espionnage. Selon nos informations, il n'existerait aucune trace de comptes en banque à l'étranger.
Publié le 03/03/2011
Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation
La direction de Renault commencerait à envisager l'idée d'avoir été manipulée dans le cadre d'une affaire supposée d'espionnage industriel, affirme Libération. Selon nos informations, aucun des trois salariés ne possèderaient de comptes à l'étranger et la DCRI aurait découvert l'existence d'un cabinet occulte au sein de l'entreprise.
Publié le 02/03/2011
Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres
Le volet suisse de l'enquête sur les soupçons d'espionnage par trois cadres de Renault n'aurait rien donné sur sur l'existence de comptes bancaires en Suisse pour l'un d'entre eux.
Publié le 23/02/2011
Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus
L'audition se déroulera dans les prochains jours. Elle sera menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à la demande du parquet de Paris qui conduit l'enquête. Celui-ci s'interroge sur la fiabilité des informations qui ont conduit au licenciement de trois cadres.
Publié le 05/02/2011
Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos
Le Canard Enchaîné révèle qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés dans le cadre d'une enquête pour espionnage industriel. Geos se désolidarise de son employé.
Publié le 02/02/2011
Rien ne va plus entre Renault et la DCRI
L'avocat du constructeur accuse le contre-espionnage français de diffuser dans la presse des informations qui lui nuisent. Des déclarations qui interviennent alors que des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux des cadres soupçonnés d'espionnage, à Guyancourt.
Publié le 26/01/2011
Le siège de Renault perquisitionné
Selon Le Parisien.fr, une perquisition s'est déroulée mardi soir sur le site de Renault à Guyancourt, dans les Yvelines. Elle a été menée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).
Publié le 25/01/2011
Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"
Au lendemain de l'intervention du patron de Renault, Carlos Ghosn, sur TF1, un des cadres du constructeur mis en cause dans une affaire d'espionnage industriel contre-attaque, et veut qu'on lui dise précisément de quoi on l'accuse.
Publié le 24/01/2011
Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice
"Renault a des procédures très précises pour ce genre d'affaires. J'ai décidé que les processus habituels devaient être utilisés", explique le PDG de Renault dans le JDD. Les avocats d'un des cadres mis à pied demandent des preuves.
Publié le 23/01/2011
Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte
Licenciés dans l'affaire d'espionnage industriel présumé, ils vont déposer plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, selon leurs avocats.
Publié le 19/01/2011
Renault : "l'espion" se rebiffe
Refusant les accusations "d'espionnage" portées contre lui, un des cadres de Renault visé par une procédure de licenciement attaque le constructeur automobile en diffamation.
Publié le 18/01/2011
Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage
Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur l'affaire d'espionnage industriel qui secoue le constructeur automobile.
Publié le 14/01/2011
C'est sur le fondement de la conclusion de cette enquête privée que le constructeur automobile avait porté plainte en janvier en accusant trois cadres d'avoir vendu des secrets sur le projet de voiture électrique, au profit possible d'une puissance étrangère. Renault admet maintenant qu'il pourrait s'agir d'une manipulation, voire d'une escroquerie. Tout est parti de ce mystérieux informateur, sollicité par deux dirigeants du service de sécurité de Renault puis un intermédiaire privé pour vérifier les accusations portées dans une lettre anonyme contre les trois cadres. L'informateur a conclu oralement que deux des cadres détenaient des comptes bancaires suspects à l'étranger. Les deux responsables de la sécurité refusaient jusqu'ici de livrer l'identité de l'informateur devant la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, contre-espionnage).
Auditions chez Renault
Ces déclarations de Renault interviennent au moment où la DCRI auditionne les deux employés de sécurité. Renault n'a pas remis de preuves concrètes au parquet de Paris lorsqu'il a porté plainte concernant les comptes bancaires à l'étranger détenus par deux des trois cadres selon les éléments apportés par l'informateur anonyme. La plainte parle d'un espionnage visant le projet de batterie de voiture électrique et met indirectement en cause la Chine, puisqu'il est question de sociétés liées à ce pays, même s'il n'est pas nommé, dit-on de source judiciaire.
Le parquet de Paris a sollicité l'aide de la Suisse et du Liechtenstein, où se trouveraient ces comptes bancaires. Les premiers résultats en Suisse ne sont pas concluants mais aucun compte rendu écrit n'est réalisé, ajoute-t-on de même source. Le Liechtenstein, traditionnellement peu coopératif en matière d'entraide judiciaire, a donné des "assurances" que l'enquête serait réalisée, dit-on au parquet. Les réponses écrites aux demandes d'entraide devraient revenir par écrit des deux pays autour du 20 mars, dit-on de source proche du dossier.
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