Les avocats d'un des trois cadres licenciés par Renault ont adressé une sommation interpellative à Nicolas Sarkozy et au ministre de la Justice pour obtenir le texte de la plainte les accusant d'espionnage. Dans leur texte transmis à la presse et délivré jeudi, les défenseurs de Bertrand Rochette estiment que leur client ne peut, faute de connaître les faits qui lui sont reprochés, exercer le moindre recours. "Je ne peux même pas intenter une action en diffamation puisqu'on nous cache le texte" constituant la diffamation, a déclaré à Reuters l'un d'eux, Christian Charrière-Bournazel. Il demande donc au chef de l'Etat et à Michel Mercier, ministre de la Justice, d'enjoindre au procureur de Paris Jean-Claude Marin de remettre le texte de cette plainte à son client, faute de quoi il saisira la Cour européenne de Justice.
Renault : un scandale à 11 millions ?
L'addition du scandale de la fausse affaire d'espionnage chez Renault, qui a conduit le constructeur à licencier plusieurs cadres "manu militari" avant de leur présenter des excuses, pourrait grimper à 11 millions, révèle une enquête de Marianne.
Publié le 08/04/2011
Le gouvernement maintient la pression sur Renault
Après le mea-culpa lundi de Carlos Ghosn sur TF1, le porte-parole du gouvernement François Baroin et le ministre de l'Industrie Eric Besson ont déclaré que l'affaire ne pourra pas rester sans suite.
Publié le 15/03/2011
Ghosn sur TF1 : "Nous nous sommes trompés"
Alors que Renault a présénté ses "excuses" aux trois cadres accusés à tort d'espionnage, Carlos Ghosn a refusé la démission de son bras droit Patrick Pelata.
Publié le 14/03/2011
La contre-attaque d'un cadre de Renault
L'un des cadres licenciés pour des accusations d'espionnage rompt le silence. Dans Le Figaro, il demande au groupe automobile d'admettre publiquement qu'il est innocent. Et il envisage de réclamer des compensations.
Publié le 07/03/2011
Renault: l'embarras de la direction et du gouvernement
Le constructeur, qui a licencié en janvier trois cadres et porté plainte contre eux pour intelligence avec une puissance étrangère, a admis publiquement qu'il pourrait avoir fait erreur. Une erreur qui pourrait avoir des répercussions au sein du constructeur, mais aussi au sein du gouvernement.
Publié le 04/03/2011
Le N°2 de Renault n'exclut pas la manipulation
Le directeur général de Renault, Patrick Pélata, admet qu'un "certain nombre d'éléments" amènent à "douter" d'une affaire d'espionnage et affirme qu'"il en tirera toutes les conséquences" quelles que soient les conclusions de l'enquête, dans un entretien au Figaro, vendredi.
Publié le 03/03/2011
Espionnage : Renault dément toute "manipulation"
L'avocat de la firme au losange a estimé jeudi qu'on ne pouvait pour l'heure affirmer que le groupe automobile a été victime de "manipulation" et non d'espionnage. Selon nos informations, il n'existerait aucune trace de comptes en banque à l'étranger.
Publié le 03/03/2011
Espionnage : Renault admet l'hypothèse d'une manipulation
La direction de Renault commencerait à envisager l'idée d'avoir été manipulée dans le cadre d'une affaire supposée d'espionnage industriel, affirme Libération. Selon nos informations, aucun des trois salariés ne possèderaient de comptes à l'étranger et la DCRI aurait découvert l'existence d'un cabinet occulte au sein de l'entreprise.
Publié le 02/03/2011
Espionnage chez Renault: pas de compte en suisse pour un des cadres
Le volet suisse de l'enquête sur les soupçons d'espionnage par trois cadres de Renault n'aurait rien donné sur sur l'existence de comptes bancaires en Suisse pour l'un d'entre eux.
Publié le 23/02/2011
Renault : les responsables de la sécurité vont être réentendus
L'audition se déroulera dans les prochains jours. Elle sera menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à la demande du parquet de Paris qui conduit l'enquête. Celui-ci s'interroge sur la fiabilité des informations qui ont conduit au licenciement de trois cadres.
Publié le 05/02/2011
Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos
Le Canard Enchaîné révèle qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés dans le cadre d'une enquête pour espionnage industriel. Geos se désolidarise de son employé.
Publié le 02/02/2011
Rien ne va plus entre Renault et la DCRI
L'avocat du constructeur accuse le contre-espionnage français de diffuser dans la presse des informations qui lui nuisent. Des déclarations qui interviennent alors que des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux des cadres soupçonnés d'espionnage, à Guyancourt.
Publié le 26/01/2011
Le siège de Renault perquisitionné
Selon Le Parisien.fr, une perquisition s'est déroulée mardi soir sur le site de Renault à Guyancourt, dans les Yvelines. Elle a été menée par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).
Publié le 25/01/2011
Espionnage chez Renault : "Je suis trahi, traîné dans la boue"
Au lendemain de l'intervention du patron de Renault, Carlos Ghosn, sur TF1, un des cadres du constructeur mis en cause dans une affaire d'espionnage industriel contre-attaque, et veut qu'on lui dise précisément de quoi on l'accuse.
Publié le 24/01/2011
Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice
"Renault a des procédures très précises pour ce genre d'affaires. J'ai décidé que les processus habituels devaient être utilisés", explique le PDG de Renault dans le JDD. Les avocats d'un des cadres mis à pied demandent des preuves.
Publié le 23/01/2011
Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte
Licenciés dans l'affaire d'espionnage industriel présumé, ils vont déposer plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, selon leurs avocats.
Publié le 19/01/2011
Renault : "l'espion" se rebiffe
Refusant les accusations "d'espionnage" portées contre lui, un des cadres de Renault visé par une procédure de licenciement attaque le constructeur automobile en diffamation.
Publié le 18/01/2011
Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage
Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur l'affaire d'espionnage industriel qui secoue le constructeur automobile.
Publié le 14/01/2011
Le groupe automobile a reconnu avoir des doutes croissants sur la possibilité d'une affaire d'espionnage industriel et a évoqué l'hypothèse d'une manipulation, voire d'une escroquerie. Les défenseurs des trois cadres licenciés veulent contraindre Renault à reconnaître que le groupe ne dispose d'aucune preuve et à lever au plus vite les soupçons sur les salariés, qui nient farouchement les accusations.
Les avocats de Bertrand Rochette avaient déjà interpellé le président, le ministre et le procureur par courrier pour obtenir le texte de la plainte, sans obtenir de réponse directe. "Les conséquences de cette attitude sont particulièrement préjudiciables à Bertrand Rochette, non seulement au plan de son honneur puisqu'il est dans l'ignorance des griefs précis formulés contre lui mais encore parce qu'il ne dispose d'aucun recours effectif (...)", ajoutent-ils.
L'affaire a éclaté début 2011 avec la mise à pied puis le licenciement de trois cadres haut placés, à la suite d'une enquête interne de Renault consécutive à l'envoi de courriers anonymes. Renault a porté plainte mi-janvier contre X notamment pour "espionnage industriel, corruption, abus de confiance, vol et recel commis en bande organisée". La direction du constructeur a récemment reconnu qu'elle s'était peut-être trompée en lançant ces accusations et a évoqué une possible "manipulation". Ces cadres étaient soupçonnés d'avoir touché des pots-de-vin via des comptes bancaires en Suisse ou au Liechtenstein mais aucune trace de compte à l'étranger n'a pour l'heure été trouvée, selon une source proche du dossier.
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