Renault: un des cadres adresse une sommation à Sarkozy

Par TF1 News (d'après agences), le 11 mars 2011 à 15h17 , mis à jour le 11 mars 2011 à 15h19

L'un des trois cadres mis en cause par la firme au losange pour des soupçons d'espionnage a adressé une "sommation interpellative" à Nicolas Sarkozy et Michel Mercier, pour obtenir la plainte du constructeur automobile.

Les avocats d'un des trois cadres licenciés par Renault ont adressé une sommation interpellative à Nicolas Sarkozy et au ministre de la Justice pour obtenir le texte de la plainte les accusant d'espionnage. Dans leur texte transmis à la presse et délivré jeudi, les défenseurs de Bertrand Rochette estiment que leur client ne peut, faute de connaître les faits qui lui sont reprochés, exercer le moindre recours. "Je ne peux même pas intenter une action en diffamation puisqu'on nous cache le texte" constituant la diffamation, a déclaré à Reuters l'un d'eux, Christian Charrière-Bournazel. Il demande donc au chef de l'Etat et à Michel Mercier, ministre de la Justice, d'enjoindre au procureur de Paris Jean-Claude Marin de remettre le texte de cette plainte à son client, faute de quoi il saisira la Cour européenne de Justice.

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    La direction de Renault commencerait à envisager l'idée d'avoir été manipulée dans le cadre d'une affaire supposée d'espionnage industriel, affirme Libération. Selon nos informations, aucun des trois salariés ne possèderaient de comptes à l'étranger et la DCRI aurait découvert l'existence d'un cabinet occulte au sein de l'entreprise.

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  • Renault : l'enquête pour espionnage menée via un salarié de Geos

    Le Canard Enchaîné révèle qu'un salarié de la société de sécurité a joué les intermédiaires entre le constructeur et des détectives privés dans le cadre d'une enquête pour espionnage industriel. Geos se désolidarise de son employé.

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  • Rien ne va plus entre Renault et la DCRI

    L'avocat du constructeur accuse le contre-espionnage français de diffuser dans la presse des informations qui lui nuisent. Des déclarations qui interviennent alors que des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux des cadres soupçonnés d'espionnage, à Guyancourt.

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  • Le siège de Renault perquisitionné

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    Au lendemain de l'intervention du patron de Renault, Carlos Ghosn, sur TF1, un des cadres du constructeur mis en cause dans une affaire d'espionnage industriel contre-attaque, et veut qu'on lui dise précisément de quoi on l'accuse.

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  • Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice

    "Renault a des procédures très précises pour ce genre d'affaires. J'ai décidé que les processus habituels devaient être utilisés", explique le PDG de Renault dans le JDD. Les avocats d'un des cadres mis à pied demandent des preuves.

    Publié le 23/01/2011 Espionnage: Renault voulait vérifier avant de prévenir la justice
  • Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte

    Licenciés dans l'affaire d'espionnage industriel présumé, ils vont déposer plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, selon leurs avocats.

    Publié le 19/01/2011 Espionnage : les trois cadres de Renault licenciés portent plainte
  • Renault : "l'espion" se rebiffe

    Refusant les accusations "d'espionnage" portées contre lui, un des cadres de Renault visé par une procédure de licenciement attaque le constructeur automobile en diffamation.

    Publié le 18/01/2011 Renault : "l'espion" se rebiffe
  • Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage

    Le parquet de Paris a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sur l'affaire d'espionnage industriel qui secoue le constructeur automobile.

    Publié le 14/01/2011 Renault : enquête préliminaire confiée au contre-espionnage
Plus d'infos

   
Le groupe automobile a reconnu avoir des doutes croissants sur la possibilité d'une affaire d'espionnage industriel et a évoqué l'hypothèse d'une manipulation, voire d'une escroquerie. Les défenseurs des trois cadres licenciés veulent contraindre Renault à reconnaître que le groupe ne dispose d'aucune preuve et à lever au plus vite les soupçons sur les salariés, qui nient farouchement les accusations.
 
Les avocats de Bertrand Rochette avaient déjà interpellé le président, le ministre et le procureur par courrier pour obtenir le texte de la plainte, sans obtenir de réponse directe. "Les conséquences de cette attitude sont particulièrement préjudiciables à Bertrand Rochette, non seulement au plan de son honneur puisqu'il est dans l'ignorance des griefs précis formulés contre lui mais encore parce qu'il ne dispose d'aucun recours effectif (...)", ajoutent-ils.
  
L'affaire a éclaté début 2011 avec la mise à pied puis le licenciement de trois cadres haut placés, à la suite d'une enquête interne de Renault consécutive à l'envoi de courriers anonymes. Renault a porté plainte mi-janvier contre X notamment pour "espionnage industriel, corruption, abus de confiance, vol et recel commis en bande organisée". La direction du constructeur a récemment reconnu qu'elle s'était peut-être trompée en lançant ces accusations et a évoqué une possible "manipulation". Ces cadres étaient soupçonnés d'avoir touché des pots-de-vin via des comptes bancaires en Suisse ou au Liechtenstein mais aucune trace de compte à l'étranger n'a pour l'heure été trouvée, selon une source proche du dossier.

Par TF1 News (d'après agences) le 11 mars 2011 à 15:17
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1 Commentaires

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  • kg067, le 11/03/2011 à 15h33

    Sarkozy n'a pas le temps de s'occuper de cela en ce moment...... dommage

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