Charles Pasqua, le 19 avril 2010. © Stephane Lemouton/ABACAPRESS.COMRelaxé. Alors qu'il avait été condamné à trois ans de prison dont un ferme en première instance, Charles Pasqua a finalement été relaxé vendredi par la cour d'appel de Paris dans l'affaire de l'Angolagate. L'ancien ministre de l'Intérieur, 84 ans, était poursuivi pour trafic d'influence passif et recel d'abus de biens sociaux dans un volet connexe de cette affaire de vente d'armes à l'Angola. La cour n'a en définitive pas suivi les arguments de l'accusation, selon lesquels Charles Pasqua avait monnayé son intervention en faveur de l'attribution de l'ordre du Mérite à l'homme d'affaires franco-israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak, également poursuivi dans ce dossier.
Angolagate: sursis requis contre Pasqua
Une peine de 3 ans avec sursis a été requise vendredi contre l'ancien ministre de l'Intérieur, jugé pour trafic d'influence dans un volet connexe de l'Angolagate. Deux peines de six ans ferme ont été requises contre Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak.
Publié le 25/02/2011
Angolagate : oublié en prison, Falcone retarde les réquisitions
Le parquet va faire connaître dans la journée ses réquisitions au procès en appel de l'Angolagate, dossier de trafic d'armes présumé vers l'Angola doublé d'accusations de financement politique illégal. Un dossier fleuve qui a encore connu un nouveau retard inattendu vendredi...
Publié le 25/02/2011
Angolagate : Falcone et Pasqua combatifs
Au premier jour du procès en appel de l'Angolagate, sombre affaire de trafic présumé d'armes vers l'Angola, l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone ont adopté une stratégie de défense agressive.
Publié le 19/01/2011
Angolagate : retour de l'affaire devant la justice
La cour d'appel de Paris se penche mercredi sur l'"Angolagate", une vente d'armes doublée d'un imbroglio politico-financier, avec Pierre Falcone et Charles Pasqua en prévenus vedettes deux ans après le premier procès.
Publié le 19/01/2011
Angolagate : "Chirac et Villepin savaient"
L'ex-ministre de l'Intérieur a déclaré jeudi que les plus hautes autorités de l'Etat étaient informées de la vente d'armes vers l'Angola et annoncé qu'il portait plainte contre le juge Courroye pour son instruction uniquement "à charge".
Publié le 12/11/2009
Angolagate : le trafic d'armes part en fumée
Invoquant une irrégularité de procédure, la Cour de cassation a annulé mercredi les poursuites engagées depuis novembre 2000 pour "commerce illicite d'armes" et "complicité" contre plusieurs personnalités, dont Jean-Christophe Mitterrand.
Publié le 27/06/2001
"Angolagate" : les proches de Pasqua dans le collimateur
Mise en examen de Bernard Guillet, conseiller diplomatique de l?ancien ministre de l?Intérieur, et audition de Jean-Charles Marchiani : la justice s?intéresse aux proches de Charles Pasqua dans l?affaire du trafic d?armes vers l?Angola.
Publié le 12/04/2001
"Angolagate" : la Cour d'appel valide les mises en examen
La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a validé, vendredi, les poursuites engagées pour "trafic d'armes" contre Jean-Christophe Mitterrand et Pierre Falcone. Leurs mises en examen sous ce chef d?accusation sont donc maintenues.
Publié le 23/02/2001
Tout au long des sept semaines d'audience, du 19 janvier au 3 mars, l'ancien ministre a clamé avec force son innocence, affirmant que cette décoration avait récompensé Gaydamak pour son intervention dans la libération en 1995 de deux pilotes français otages en Bosnie. Charles Pasqua avait aussi éreinté les dirigeants politiques de l'époque, Jacques Chirac et Alain Juppé notamment, leur reprochant de l'avoir impliqué dans cette affaire pour nuire à sa carrière politique.
"Aujourd'hui, justice est rendue, je suis soulagé mais cela aura des conséquences à terme", a dit Charles Pasqua au sortir de l'audience. "Le jugement est à la fois très important dans sa conclusion mais aussi capital sur le plan du droit", a estimé l'ancien ministre. Cette décision "met en pièces toute l'accusation qui avait été formée et conduite contre moi et qui est aujourd'hui totalement démontée. Que ceux qui en ont été les responsables se reconnaissent, parce que cela aura des conséquences pour les uns et pour les autres", a dit Pasqua sans plus de précision. Prié de dire si, avec cette affaire, on avait voulu l'évincer de la scène politique il a répondu: "Pour m'éliminer politiquement, il en faudrait plus que cela". "Je suis un vieux soldat, j'en ai vu d'autres, je sais que la politique est friande de ce genre de coup tordu", a encore déclaré l'ancien ministre.
Peine fortement allégée pour Falcone et Gaydamak
La peine du principal protagoniste du dossier, Pierre Falcone, condamné en première instance à six ans de prison ferme et écroué depuis le premier procès en octobre 2009, a été ramenée à trente mois de prison. La cour a en outre abandonné à son encontre l'accusation de commerce illicite d'armes, considérant qu'il avait agi en qualité de mandataire de l'état angolais. Il reste coupable d'abus de biens sociaux.
Le mandat d'arrêt contre son ex-associé Arcadi Gaydamak, en fuite, est maintenu, même si sa peine est ramenée de six à trois ans de prison ferme. Les peines des 19 autres prévenus rejugés sont plutôt revues à la baisse par ailleurs. Aucun n'est à ce jour en prison.
Le dossier porte sur une vente sans autorisation d'armes en provenance d'Europe de l'Est pour 793 millions de dollars, avec un bénéfice de 397 millions de dollars. L'affaire vise aussi des versements d'argent des vendeurs d'armes à des personnalités politiques de droite comme de gauche en France. L'Angola, aujourd'hui puissance pétrolière majeure en Afrique, voyait ce procès comme une violation de sa souveraineté et a fait de Pierre Falcone son ambassadeur à l'Unesco en 2003, pour tenter - en vain - de lui conférer une immunité.
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