Raymond Domenech/Image d'archives © ABACAL'audience n'aura eu de conciliation que le nom. Sans surprise, la rencontre entre l'avocat de Raymond Domenech, Me Jean-Yves Connesson, et les avocats de la Fédération française de football n'a rien donné. "Raymond Domenech refuse de renoncer à ses primes", ce qui est "la confirmation du comportement provocateur de Raymond Domenech", a indiqué jeudi à l'AFP Me Elisabeth Angles d'Auriac, avocate de la Fédération française de football en litige avec l'ancien sélectionneur. La rencontre n'aura donc été que la première étape avant la poursuite du bras-de-fer : l'affaire a été renvoyée au bureau de jugement des prud'hommes, le 13 janvier 2012.
Domenech obtient 975.000 euros de la FFF
C'est la fin officielle du feuilleton Domenech contre la FFF. L'ex-sélectionneur des Bleus repart ce jeudi avec un chèque d'environ 975.000 euros. Il renonce en contrepartie à engager une procédure prud'hommale contre la Fédération.
Publié le 04/08/2011
Domenech attaque la FFF et réclame 2,9 millions
Licencié en septembre pour faute grave par la Fédération française de football, l'ancien sélectionneur des Bleus a, selon plusieurs médias, saisi les Prud'hommes et lui réclamerait plus de 2 ans de salaire.
Publié le 02/11/2010
Domenech et la "bande de sales gosses inconscients"
Dans un long entretien à L'Express, Raymond Domenech qualifie les joueurs grévistes de l'équipe de France à Knysna d'une "bande de sales gosses inconscients".
Publié le 15/02/2011
Domenech battu en finale... de poker
Les finales, il n'aime pas ça. Comme au Mondial-2006, l'ex-sélectionneur de l'équipe de France de football s'est incliné, en finale, vendredi lors d'un tournoi de poker.
Publié le 03/12/2010
Domenech bel et bien licencié pour faute grave
Fernand Duchaussoy, patron de la FFF, a confirmé lundi avoir envoyé une lettre de licenciement à l'ancien sélectionneur pour faute grave, donc sans indemnité, ni négociation d'indemnité. Ce dernier peut toujours faire appel en justice.
Publié le 06/09/2010
Domenech réclame 2,9 millions à la FFF qui parle de "provocation"
Licencié en septembre pour faute grave par la Fédération française de football, Raymond Domenech lui réclame plus de deux ans de salaire aux Prud'hommes. La bataille s'annonce rude.
Publié le 03/11/2010
Licenciement abusif contre faute grave : les arguments sont classiques d'une rupture conflictuelle entre un salarié et son employeur. Mais Raymond Domenech n'est pas un employé comme un autre. Et la Fédération française de football n'est pas non plus un employeur habituel. Tout, dans l'affaire Domenech contre FFF, cristallise les tensions et l'attention médiatique. Le contexte, tout d'abord : celui de la calamiteuse prestation française lors de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud.
Les sommes en jeu, ensuite : Raymond Domenech réclame pas moins de 2,9 millions d'euros de dédommagement. Si son contrat de sélectionneur avait expiré le 31 juillet 2010, Raymond Domenech était encore salarié de la Fédération lorsqu'il avait été mis à pied à la mi-août, puis licencié début septembre pour faute grave, c'est à dire sans indemnité.
Quelques milliers d'euros...
Le volet des primes a été abordé lors de l'audience de jeudi, même s'il ne touche pas directement au caractère de faute grave du licenciement, noeud de la procédure judiciaire. "Raymond Domenech avait demandé la condamnation de la FFF pour justifier le calcul des primes, il a été débouté sur ce point par les Prud'hommes. Il avait aussi formulé dans la nuit (de mercredi à jeudi) une demande de condamnation de la FFF à lui payer ses primes. Il a été débouté par le tribunal des Prud'hommes. Ce qui veut dire qu'il refuse de renoncer à ses primes. On est fixé", a commenté Me Angles d'Auriac.
"Raymond Domenech est un des seuls à refuser à renoncer à ses primes du mondial", a-t-elle encore souligné. "La Fédération, comme l'a déjà dit Me Yves Wehrli (principal avocat de la FFF), est prête à transiger si Raymond Domenech accepte quelques milliers d'euros -nous disons bien quelques milliers d'euros, pas quelques centaines de milliers d'euros- si cela peut éviter une procédure judiciaire longue et coûteuse", a-t-elle encore expliqué. "Sur la faute grave, l'audience de conciliation ne nous a pas permis d'apprendre grand chose, a ajouté l'avocate de la FFF.
Domenech, "victime collatérale" ?
La FFF met en avant trois faits pour justifier la faute grave de Raymond Domenech : ne pas avoir averti sa hiérarchie des insultes lancées à son encontre par Nicolas Anelka à la mi-temps de France-Mexique, avoir lu le communiqué des joueurs grévistes et avoir refusé ostensiblement de serrer la main du sélectionneur adverse lors du dernier match des Bleus. Trois motifs que la défense de l'ancien coach, qui entraîne des jeunes joueurs bénévolement en région parisienne et pointe au Pôle emploi (avant de revenir cet été au premier plan dans une émission de télé) conteste point par point.
"On ne résout pas une crise collective par le licenciement d'un homme seul", estime Me Jean-Yves Connesson, avocat de Raymond Domenech. Selon lui, "ce licenciement est infondé, abusif, et prétexte pour montrer du doigt un seul homme tout en oubliant de rappeler que les dirigeants qui l'ont licencié étaient sur place au moment des faits". "La honte, elle n'est pas là où on le croit, contre l'avocat de Domenech. "La honte, 8 mois après le licenciement de M. Domenech, c'est que tous les dirigeants de la FFF présents dans le bus à Knysna ou aux alentours sont toujours en place. La faute grave rend impossible le maintien du salarié dans ses fonctions. Là, on parle de faits datant des 17, 20 et 22 juin. Et on met à pied le 11 août... deux mois après. On laissera aux conseillers prud'homaux le soin de juger".
Me Connesson affirme en outre que Jean-Pierre Escalettes était informé des insultes d'Anelka, souligne que la Fifa n'a pas sanctionné le "geste d'humeur" de son client envers Carlos Alberto Parreira, sélectionneur brésilien de l'Afrique du Sud, et avance que la lecture du communiqué était la seule façon d'en finir avec "un bus aux rideaux fermés" filmés par toutes les télévisions du monde. "Les mutins de Knysna ont purgé leur suspension et réintégré l'équipe de France et M. Domenech lui pointe à Pôle emploi, alors qu'il a été une victime collatérale des carences de la Fédération", conclut Me Connesson.
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