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- Jurés populaires, mode d'emploi - 01 min 14 s
- Ils ont été jurés, qu'en ont-ils pensé ? - 02 min 07 s
- Jurés populaires : combien ça va couter ? - 01 min 03 s
Les jurés populaires arrivent en correctionnelle
Déjà appelé pour juger les crimes, le citoyen peut désormais être sollicité pour juger les délits les plus graves. Le "citoyen assesseur" siègera aux côtés des magistrats. Voulue par Nicolas Sarkozy et vivement critiquée, cette réforme va d'abord être testée dans les cours d'appels de Toulouse et Dijon.
Publié le 02/01/2012
Jurés populaires : Sarkozy veut aller vite, très vite
Nicolas Sarkozy avait évoqué une loi avant la fin de l'année sur ce sujet présenté comme "prioritaire". Un délai qui semblait déjà court aux magistrats. Mais il pourrait être encore plus court que prévu : Europe 1 parle d'un projet de loi dans les trois semaines, pour un vote avant l'été.
Publié le 19/01/2011
A Saint-Omer, les jurés "motivent" un acquittement
C'est une première en France. La cour d'assises du Pas-de-Calais a rendu mercredi un verdict "motivé" dans une affaire de meurtre. Les jurés ont du trancher en répondant à des questions précises et non plus selon leur intime conviction.
Publié le 25/11/2010
La réforme des jurés populaires lancée "début 2011"
Le garde des Sceaux Michel Mercier annonce que la concertation pour l'instauration des "jurés populaire pour les délits les plus graves" devrait commencer "dès le début 2011", dans une interview au Progrès.
Publié le 19/11/2010
Les jurés populaires en correctionnelle font grincer des dents
La réforme sur les jurés populaires, dont Nicolas Sarkozy avait fait une priorité, a été présentée mercredi en Conseil des ministres. Elle prévoit d'impliquer davantage de citoyens dans les procès en correctionnelle. Un texte contesté.
Publié le 13/04/2011
Jurés populaires en correctionnelle : un bilan mitigé en Espagne
En Espagne, où les jurés populaires existent depuis plus de 10 ans, les magistrats ne sont toujours pas convaincus par ce système. Un système qui s'avère en plus là-bas être coûteux.
Publié le 13/04/2011
Ils ont été jurés, qu'en ont-ils pensé ?
Alors qu'une réforme visant à introduire des jurés populaires dans les cours de correctionnelle, retour d'expérience avec des personnes qui ont participé à des procès d'assises. Certains son amères.
Publié le 13/04/2011
Jurés populaires, mode d'emploi
Le gouvernement français lance mercredi la réforme visant à introduire des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels. Une réforme qui mécontente les magistrats qui y voient une remise en cause de leur travail.
Publié le 13/04/2011
Robert Badinter sur les jurés populaires : " C'est absurde ! "
L'ancien ministre de la justice de 1981 à 1986, Robert Badinter, était l'invité de Julien Arnaud ce jeudi 24 mars. Il s'est prononcé sur le projet de loi sur la présence de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels.
Publié le 24/03/2011
Des jurés citoyens en correctionnelle, pourquoi pas
L'ex-Garde des Sceaux, Rachida Dati, était l'invitée de Christophe Barbier vendredi matin. Elle est revenue sur la proposition de Nicolas Sarkozy concernant les jurés populaires.
Publié le 19/11/2010
En l'état, le texte prévoit que les citoyens, tirés au sort sur les listes électorales, seront amenés à juger les délits d'atteintes aux personnes les plus graves : violences aggravées, agressions sexuelles, vols avec violence, etc... Ce qui concernerait environ 40.000 délits par an, sur un total de 600 000. Ce tribunal correctionnel mixte sera composé de trois magistrats et deux jurés. Ces derniers participeront à l'équivalent d'une semaine d'audience par an. Alors qu'actuellement les jugements correctionnels sont motivés et rédigés durant un délibéré, le projet prévoit que les tribunaux "mixtes" délibéreront immédiatement après le procès pour décider de la peine éventuelle, et que les magistrats rédigeront ensuite et seuls le jugement. Cette réforme entrera en phase de test dans deux ressorts d'appel dès le mois de janvier 2012. Le dispositif, en cas de résultats concluants, sera progressivement étendu à tous les tribunaux correctionnels.
Les magistrats hostiles à la réforme
Pour cette réforme, le garde des Sceaux a annoncé la création de 155 postes de magistrats et 100 de greffiers et l'allocation d'un budget de 20 millions d'euros. Les syndicats de magistrats sont très critiques envers ce projet jugé "illisible", "pas financé" et qui va "instaurer des différences de traitement entre justiciables". "Comme le gouvernement a abandonné la réforme de l'instruction, il fallait vendre quelque chose à l'opinion publique avant la présidentielle de 2012", dénonce Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Pour mathieu Bonduelle, secrétaire général du syndicat de la magistrature (SM, gauche), cette réforme est "une usine à gaz" qui va "alourdir considérablement le fonctionnement de la justice, déjà asphyxiée".
Le texte prévoit également que des citoyens tirés au sort participeront aux décisions de libérations conditionnelles, pour les peines de prison égales ou supérieures à 5 ans. Pour les syndicats cela signifierait la fin de ces libérations, alors qu'elles représentent à leurs yeux, aujourd'hui, la meilleure arme anti-récidive.
Cour d'assises simplifiée et tribunal spécial 16-18 ans
Autre réforme importante figurant dans le projet de loi défendu par Michel Mercier : la création d'une "cour d'assises simplifiée". Cette cour, qui pourrait ne comporter plus que 2 jurés au lieu de neuf, ne pourrait être formée qu'avec l'accord préalable de toutes les parties au procès et uniquement en première instance. L'objectif avançait par le ministre est de réduire la "correctionnalisation" de certaines affaires. Cette pratique, largement utilisée aujourd'hui, consiste à requalifier un crime en délit (par exemple un viol en agression sexuelle) pour le faire juger plus rapidement. A la grande satisfaction des avocats, le texte devrait par ailleurs proposer une motivation des verdicts d'assises, selon La Croix.
Le texte comprend enfin des mesures visant à réformer la justice des mineurs, avec la création d'un tribunal correctionnel qui jugera les récidivistes de 16 à 18 ans. Ce tribunal comprendrait trois magistrats dont un juge des enfants, auxquels s'ajouteraient deux jurés dans les cas d'atteintes aux personnes les plus graves, et appliquerait "une procédure adaptée aux mineurs". Six organisations syndicales et professionnelles ont demandé son "abandon", accusant le gouvernement de "déconstruire, pan par pan, la spécificité de la justice des mineurs".
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