© AFPC'est un rapport d'autopsie décisif. Et pourtant, il n'a jamais été versé au dossier. Selon lemonde.fr, le juge antiterroriste Marc Trévidic, en charge de l'enquête sur l'attentat de Karachi qui a tué 11 français en 2002, a découvert qu'une autopsie pratiquée sur le kamikaze n'avait jamais été jointe à la procédure. Cette autopsie avait été réalisée par l'actuelle directrice de l'Institut médico-légal de Paris, Mme Dominique Lecomte, qui s'était rendue en urgence au Pakistan. Interrogée par le juge antiterroriste Marc Trévidic, le 25 mars dernier, Dominique Lecomte a affirmé avoir remis l'original de son rapport d'autopsie, en juillet 2002, au juge alors chargé de l'enquête, Jean-Louis Bruguière. Selon nos informations, l'experte, qui plus est, n'aurait jamais été rémunérée pour ce travail.
Karachi : le "porteur de mallette" de la campagne Balladur parle
Alexandre Galdin, entendu le 25 février par le juge Renaud van Ruymbeke dans l'enquête sur les attentats de Karachi, décrit dans Le Parisien son rôle d'ancien membre de l'association de financement de la campagne présidentielle de Balladur en 1995. Le rôle d'un porteur de "mallettes de billets".
Publié le 06/03/2011
Léotard évoque la piste indienne dans l'affaire Karachi
"L'attentat a été directement provoqué par "l'arrêt des commissions" et "la vente à l'Inde par le gouvernement français de sous-marins plus performants que ceux qui avaient été livrés au Pakistan auparavant", écrit l'ancien ministre sur Rue89. Il va témoigner ce lundi devant le juge Trévidic.
Publié le 30/01/2011
Karachi: d'autres anciens ministres, un ex-président entendus ?
Après l'audition de l'ex-ministre de la Défense François Léotard devant un juge d'instruction, les familles de victimes réfléchissent à la possibilité d'un "confrontation générale de ces ministres pour qu'on sache exactement ce qui s'est passé" en 2002.
Publié le 31/01/2011
Karachi: la DGSE évoquait une "piste financière" le jour de l'attentat
La Direction générale de la sécurité extérieure écartait dès le jour de l'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, la piste Al-Qaïda et évoquait une "piste financière" liée à un contrat franco-pakistanais, selon une source proche du dossier.
Publié le 21/01/2011
Karachi: Alain Juppé décide de déclassifier les documents demandés
Le ministre de la défense a décidé mercredi de déclassifier tous les documents demandés par le juge Trévidic, chargé du dossier de l'attentat de Karachi, pour lesquels la commission sur le secret défense a émis un avis favorable.
Publié le 06/01/2011
Karachi : un témoin évoque une intervention de l'Elysée en 2008
Un ex membre de la DGSE Alain Juillet a rapporté au juge Renaud Van Ruymbeke avoir été mandaté par l'Elysée en 2008 pour prendre contact avec Jean-Marie Boivin, témoin-clé dans l'affaire Karachi.
Publié le 23/12/2010
L'Assemblée refuse de transmettre des documents sur Karachi
Le bureau de l'Assemblée nationale a refusé mercredi de communiquer au juge antiterroriste Marc Trévidic les documents et enregistrements des auditions réalisées par la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi en 2002.
Publié le 15/12/2010
Suite à cette découverte, et à la demande de maître Olivier Morice, l'avocat des familles des victimes, l'ancien juge Bruguière sera entendu le 16 mai par le juge Trévidic pour savoir pourquoi il n'a pas joint cette autopsie au dossier. La question est d'autant plus cruciale que, selon la version officielle évoquée jusqu'alors par la mission parlementaire sur Karachi, l'attentat a été perpétré par "un terroriste kamikaze au volant d'une Toyota". Or le rapport d'autopsie montrerait que "le sujet se trouvant près du foyer de l'explosion se trouvait en position debout".
Pour Olivier Morice, cet élément "exclut qu'il y ait pu avoir quelqu'un conduisant le véhicule" qui a explosé contre le car transportant les employés de la Direction des constructions navales (DCN) victimes de l'attentat. Ainsi, explique Me Morice, "durant toutes ces années une véritable désinformation a été orchestrée aux fins de faire croire que cet attentat avait été réalisé sous forme d'attentat suicide". "Comment se fait-il que des informations aussi capitales aient été omises" dans le dossier ? demande-t-il encore, en estimant que le rapport d'autopsie n'était "pas ignoré du parquet ni du juge Bruguière". Dans une lettre envoyée à la Chancellerie, l'avocat des familles demande à Michel Mercier de saisir l'inspection générale des services judiciaires.
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