Xynthia : le maire de la Faute-sur-Mer en garde à vue

le 13 avril 2011 à 12h16 , mis à jour le 13 avril 2011 à 12h24

Dossier : Xynthia, une tempête sur la France

Les gendarmes tentent de dégager des responsabilités après la plainte déposées par des victimes de la "cuvette mortifère" à la Faute-sur-Mer. René Marratier était entendu depuis mercredi matin dans le cadre de cette enquête.

Depuis 8h45 ce mercredi matin, le maire de la Faute-sur-mer, René Marratier, est face aux gendarmes des Sables d'Olonne pour être entendu dans le cadre de l'enquête sur les responsabilités après la tempête Xynthia. Il est désormais placé en garde à vue.

Plus d'infos

 

La première adjointe de la commune, en charge de l'urbanisme, Françoise Babin, a passé la nuit en garde à vue. Elle est entendue depuis mardi matin. Françoise Babin est la mère de Philippe Babin, qui est à la tête d'une SARL immobilière qui avait des parts dans trois des quatre lotissements construits  dans la "cuvette mortifère" où plusieurs personnes ont trouvé la mort.

 

Le 7 avril, un autre élu, Patrick Maslin, maire-adjoint membre de la commission urbanisme de la commune, également responsable d'une entreprise de construction immobilière, avait été placé en garde à vue pour la journée et était ressorti dans la soirée. Les investigations sont menées dans le cadre d'une information judiciaire  ouverte aux Sables d'Olonne pour "homicide involontaire", "mise en danger de la vie d'autrui", "abstention de combattre un sinistre" et "prise illégale d'intérêt", à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile de l'Association des victimes des inondations du Sud-Vendée (Avif) et de 40 victimes à titre individuel.

A La Faute-sur-mer, la plupart des victimes ont péri noyées dans des lotissements construits en dessous du niveau de la mer. Ce drame avait soulevé de nombreuses questions sur les permis de construire délivrés pour ces  lotissements. Des perquisitions ont eu lieu en février 2011 à la mairie de La  Faute-sur-Mer pour récupérer des documents d'urbanisme, notamment des permis de  construire. Lors de l'enquête préliminaire, les enquêteurs avaient déjà obtenu  des documents liés à l'urbanisme auprès de la préfecture de la Vendée.

le 13 avril 2011 à 12:16
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7 Commentaires

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  • jghttc, le 14/04/2011 à 08h42

    Cette situation laisserait penser que n'importe qui pourait construire n'importe quoi, n'importe où, en France .... Il y a pourtant des règles d'urbanisme ( et de bon sens), que diable !

  • baal_, le 13/04/2011 à 23h13

    Par définition, la corruption sous entend quelqu'un qui encaisse les chèques, mais aussi quelqu'un qui les rédige. "Les fautifs" sont un peu plus nombreux qu'on peut le penser.

  • alkira200, le 13/04/2011 à 18h50

    Une bonne partie des Pays-Bas est sous le niveau de la mer. Différence notable: les digues y sont TRES surveillées !!!

  • oche74, le 13/04/2011 à 13h48

    Les fautifs ce sont tous ceux qui ont autorisé les constructions derrière les digues construites sous Napoléon pour protéger des terres agricoles et non pas des habitations.

  • jeanx1, le 13/04/2011 à 13h23

    Et en plus c'est l'Etat (donc vous et moi) qui indemnise les victimes.

  • gg74000, le 13/04/2011 à 13h19

    Bien sur, les maires qui accordent des permis à tord et à travers sont fautifs. Mais que dire de ceux qui veulent vivre 2,5 m en- dessous du niveau de la mer pour être plus prêt de la plage que le voisin ? Peut-être in manque de neuronne(s) ?

  • babarou, le 13/04/2011 à 12h54

    A tout de même, il était temps !! les voila les vrais coupables, qui se sont enrichis sur le dos de futurs victimes !!!

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