© AFP/J. DEMARTHON
- John Galliano raconte une descente aux enfer au tribunal - 01 min 41 s
Le couturier John Galliano reconnu coupable d'injures antisémites
L'ex-couturier vedette de Dior a été condamné jeudi à 6000 euros d'amende avec sursis pour avoir proféré des injures antisémites au cours d'un incident survenu le 24 février 2011 dans le bar La Perle, à Paris.
Publié le 08/09/2011
John Galliano fixé sur son sort ce jeudi
Six mois après son départ de Dior, le couturier britannique va savoir ce jeudi si la justice choisit de le pénaliser pour les injures antisémites qu'il aurait prononcées dans un bar parisien fin 2010 et début 2011.
Publié le 08/09/2011
Galliano : l'homme qui a porté plainte ne croit pas "qu'il soit raciste, ni antisémite"
Philippe se dit "convaincu" que les mots du couturier poursuivi pour injure raciale à Paris "ont dépassé sa pensée", dans un entretien au Parisien, jeudi. "C'était pour lui, avant tout, une provocation", observe le plaignant.
Publié le 10/03/2011
En pleine polémique, un mini-défilé John Galliano sans Galliano
La marque "John Galliano" a présenté dimanche une mini-collection très applaudie dans le cadre intimiste d'un salon parisien, dans un climat apaisé après l'effroi suscité par les propos antisémites présumés de son créateur.
Publié le 06/03/2011
Dérapage : John Galliano suspendu par Dior
Le couturier britannique, interpellé à Paris après une altercation avec un couple l'accusant d'insultes antisémites et racistes, a été suspendu de ses fonctions par la maison de couture, "dans l'attente des résultats de l'enquête".
Publié le 25/02/2011
Nouveaux soucis pour Galliano
A la suite de l'altercation qui a valu au styliste une plainte pour propos antisémites la semaine dernière, une nouvelle plaignante se serait manifestée. Elle veut poursuivre John Galliano pour des faits similaires, survenus un an plus tôt dans le même café, selon Le Parisien. Une vidéo publiée par The Sun fait également polémique, lundi.
Publié le 28/02/2011
John Galliano nie tous propos antisémites ou sexistes
Le couturier de Dior accusé d'insultes antisémites et les plaigants seraient restés sur leur position, lundi, lors d'une confrontation. Aucun témoin du bar n'aurait entendu d'insultes racistes ou antisémites, lors de l'altercation de jeudi.
Publié le 01/03/2011
Dior se sépare de John Galliano
La maison de couture a réagi au "caractère particulièrement odieux du comportement" du créateur "dans une vidéo rendue publique lundi", en engageant à son encontre une procédure de licenciement.
Publié le 01/03/2011
Galliano s'excuse pour sa conduite
Le styliste britannique, accusé d'avoir tenu des propos antisémites et racistes, s'est excusé, mercredi, de "sa conduite qui a pu choquer", mais nie tout antisémitisme, dans un communiqué publié à Londres par ses avocats.
Publié le 02/03/2011
John Galliano très attendu jeudi pour l'ouverture de son procès
L'ancien couturier de Dior sera présent à l'audience jeudi après-midi pour l'ouverture de son procès au tribunal correctionnel de Paris. Une centaine de médias internationaux couvre l'évènement.
Publié le 22/06/2011
Les débats auront duré 7 heures. Le ministère public a requis mercredi soir une amende "pas inférieure" à 5.000 euros dans chacun des deux dossiers pour lequel John Galliano est poursuivi, soit 10.000 euros en tout. L'ancien couturier de la maison Dior sera fixé sur son sort le 8 septembre. Devant le tribunal correctionnel de Paris où il comparaissait pour injures à caractère antisémite, il a avoué une triple dépendance à l'alcool, aux somnifères et au valium.
Costume sombre et cravate bleue, l'air tendu, flanqué d'un garde du corps, le Britannique de 50 ans a du suivre un chemin réservé pour fuir des dizaines de journalistes et arriver dans une salle d'audience bondée deux heures avant le procès.
"J'avais des crises d'angoisse, de panique"
Interrogé sur les insultes dont l'accuse une jeune femme juive, Géraldine Bloch, il a déclaré qu'il ne se souvenait de rien et a livré un récit de ce qu'il a présenté comme une descente aux enfers, au temps de sa gloire. "J'ai commencé à boire de manière cyclique en 2007, la maison Dior marchait bien et je buvais pour récupérer de chaque euphorie créative", a-t-il dit en anglais, les yeux baissés. "J'avais deux enfants, Dior et ma propre maison. La charge de travail augmentait sans cesse, très vite", a-t-il poursuivi. L'addiction s'est aggravée, a-t-il dit, quand il a perdu son ami en 2007. "Il me protégeait de tout. Quand il est mort, on est allés au crématorium, puis je suis tout de suite retourné à mes essayages". Il est alors passé aux barbituriques et aux somnifères, puis au valium, puis à tout en même temps, avec l'alcool. "J'avais des crises d'angoisse, de panique. Ce n'est qu'après ce qui s'est passé que j'ai réalisé que ce mélange était mortel". Il a ajouté qu'il venait de suivre une cure de désintoxication de deux mois aux Etats-Unis, suivie d'une autre en Suisse et qu'il était toujours sous traitement.
Le tribunal a accepté de visionner une vidéo révélée le 28 février par le site internet du tabloïd britannique The Sun où on voit un John Galliano, ivre, insulter des personnes assises à table à côté de lui. Il leur lance: "J'adore Hitler. (...) Des personnes comme vous seraient mortes. Vos mères, vos pères seraient tous des putains de gazés". "Ce ne sont pas des opinions auxquelles j'adhère", "je n'ai jamais eu ces convictions", a réagi John Galliano, avant de s'excuser "pour l'émoi que toute cette affaire a suscité". "Sur la vidéo, je vois quelqu'un qui a besoin d'aide, qui est très vulnérable. (...) Cet homme sur la vidéo n'est pas John Galliano. (...) C'est la coquille de John Galliano, c'est quelqu'un qui a été poussé à bout", a-t-il ajouté. "Toute ma vie, j'ai combattu les préjugés, l'intolérance et la discrimination", a-t-il poursuivi, d'autant que lui-même, en tant qu'homosexuel, dit avoir subi cette discrimination.
"Il m'a dit qu'il fallait que je dégage de son territoire"
De son côté, la plaignante a dressé un portrait peu flatteur du créateur. demandant sans raison de se taire et de partir alors qu'elle était assise à la terrasse du café La Perle le 24 février. Devant son refus, il l'avait injuriée pendant 45 minutes sur ses habits, son physique, sa judaïté, sans que le personnel ne réagisse et avec quelques tentatives d'interposition de son chauffeur. "Ça a été une litanie d'insultes de toutes sortes. A un certain moment il m'a dit qu'il était quelqu'un d'important et qu'il fallait que je dégage de son territoire", a-t-elle raconté. Il lui aurait aussi touché les cheveux en critiquant leur aspect et exprimé le souhait qu'elle meure. Le couturier aurait notamment lancé en anglais : "Je suis Galliano le créateur" et aurait, selon elle, employé une vaste gamme de mots injurieux, dont des insultes antisémites.
Lors de son réquisitoire, le procureur a évoqué pour décrire cette affaire une "dispute de bar qui fait le tour du monde", et un "antisémitisme de comptoir, pitoyable et effroyable."
Au total, trois personnes accusent John Galliano d'injures, Géraldine Bloch et son ami le soir de février 2011, ainsi qu'un Asiatique qui dit également avoir subi des injures racistes et une autre personne qui affirme avoir subi le même sort un autre soir d'octobre 2010 au même endroit. John Galliano ne sera en revanche pas jugé pour une vidéo diffusée sur internet où on le voit déclarer qu'il adore Hitler et injurier une interlocutrice. Ce document a joué un rôle dans son licenciement, Dior l'évoquant dans ses communiqués.
Retour MYTF1
Le couturier John Galliano reconnu coupable d'injures antisémites

Chargement en cours...




