Yvan Colonna lors de son procès/juin 2011 © TF1/LCI
Procès Colonna : "On ne répare pas le malheur avec de l'injustice"
Les avocats du berger corse ont réaffirmé vendredi l'innocence de leur client dans l'assassinat en 1998 du préfet Erignac. Les plaidoiries sont désormais terminées. Le verdict est attendu lundi soir.
Publié le 17/06/2011
Procès Colonna : place au réquisitoire
Avant un verdict attendu vendredi ou lundi, l'heure est au réquisitoire ce mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna depuis le 2 mai pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac.
Publié le 15/06/2011
Procès Colonna : " Cette lettre, je ne l'ai pas écrite "
Yvan Colonna a affirmé, jeudi, devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, qu'il n'avait pas écrit la lettre de menaces qui lui était attribuée.
Publié le 09/06/2011
Procès Colonna : retour sur les lieux du crime
La cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a tenu lundi soir une audience à l'endroit du crime à Ajaccio, à l'issue de laquelle la défense comme les parties civiles ont jugé leurs positions confortées.
Publié le 07/06/2011
Peine maximale requise contre Yvan Colonna
La peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité dont 22 ans de sûreté, a été requise par le ministère public contre Yvan Colonna pour l'assassinat en 1998 du préfet de Corse Claude Erignac, mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris.
Publié le 15/06/2011
Yvan Colonna, a écouté le président Hervé Stephan le visage tendu, se tournant se temps à autre vers sa famille, notamment sa nouvelle épouse qui s'est mise à pleurer après qu'il a été déclaré coupable de tous les faits qui lui sont reprochés. Après son cri d'innocence, Yvan Colonna a embrassé son fils Jean-Baptiste, 21 ans, et son frère Stéphane, a caressé longuement les cheveux de son épouse avant que les gendarmes ne l'emmènent.
Un verdict motivé
Anticipant sur le changement de législation, puisqu'un projet de loi prévoyant une motivation des verdicts est actuellement examiné par le Parlement, le président a lu une motivation détaillée du verdict, déclarant Yvan Colonna, 51 ans, coupable d'avoir participé à l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella, en septembre 1997, et à l'assassinat du préfet, le 6 février 1998, à Ajaccio. "Yvan Colonna a tenu le rôle du tireur lors de l'assassinat", a jugé la cour.
Jugé depuis le 2 mai, Yvan Colonna n'a cessé de clamer son innocence dans tous les faits qui lui étaient reprochés. Lundi matin encore, avant que les juges ne délibèrent, le berger de Cargèse avait contesté tous les faits qui lui sont reprochés, affirmant n'avoir "jamais tué personne".
L'émotion de la veuve Erignac
La veuve du préfet, très émue, a parlé à la presse en s'adressant à son mari. "Claude, la justice a été rendue", a-t-elle dit. "M. Colonna, que ses complices et leurs femmes ont désigné comme le tueur, aurait dû revendiquer sa responsabilité, il n'en a pas eu le courage et nous, nous avons dû subir quatre années de cavale, et la manipulation qui a fait que beaucoup ont cru que M. Colonna était un simple berger".
"Nous pensons qu'en France, la justice n'est pas suffisamment indépendante pour acquitter Yvan Colonna, malgré la preuve que nous avons faite de son innocence", a dit Me Sollacaro à la presse. Me Gilles Simeoni a parlé de "raison d'Etat" et estimé que "la démocratie judiciaire a perdu". A l'extérieur, des militants nationalistes portaient des tee-shirts où on lisait : "Colonna, otage de la raison d'Etat".
Lors de ses deux premiers procès, Yvan Colonna, 51 ans, avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict d'appel en 2009, alourdi d'une période de sûreté de 22 ans, a été annulé par la Cour de cassation pour vice de forme.
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