le juge Jean-Louis Bruguière © LCILe juge Bruguière a-t-il volontairement mis de coté une pièce essentielle du dossier Karachi ? Les familles des victimes de l'attentat ont déposé plainte pour faux témoignage contre l'ex-juge antiterroriste, chargé de l'enquête de 2002 à 2007, a-t-on appris auprès de l'avocat des familles Me Olivier Morice. Dans leur plainte, déposée le 10 juin, les familles accusent Jean-Louis Bruguière de faux témoignage et d'entrave à la justice.
Affaire Karachi : la presse évoque "l'étau" autour de Sarkozy
<b>Revue de presse - </b>Alors que la justice s'intéresse de près à deux proches du chef de l'Etat dans l'affaire Karachi, la presse voit déjà l'ombre du Pakistan se profiler sur la campagne présidentielle.
Publié le 22/09/2011
Karachi: deux proches de Sarkozy dans le collimateur de la justice
Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen mercredi dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995. Parallèlement, Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été placé en garde à vue.
Publié le 21/09/2011
Takieddine mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi
L'intermédiaire franco-libanais été mis en examen mercredi pour abus de biens sociaux, dans le volet financier du dossier. Selon nos informations, l'enquête aurait repéré des mouvements de fonds entre ses comptes suisse et parisien au même moment où Edouard Balladur recevait de l'argent liquide sur ses comptes de campagne.
Publié le 14/09/2011
Entendu le 16 mai par son successeur Marc Trévidic, Jean-Louis Bruguière avait été interrogé sur l'absence au dossier d'un rapport d'autopsie du poseur de bombe présumé, réalisé par des médecins légistes dans les jours suivant l'attentat. Cette autopsie avait été pratiquée par une Française, Dominique Lecomte, qui s'était rendue en urgence sur les lieux de l'attentat. "Je n'ai pas obtenu le rapport de Mme Lecomte", a déclaré l'ex-juge lors de son audition. Or Mme Lecomte, elle aussi entendue par Marc Trévidic, a affirmé avoir remis l'original de ce rapport à l'ancien juge Bruguière, qui le lui avait réclamé "avec insistance". Interrogé par Le Parisien, un ex-collègue du magistrat fait remarquer qu'il "est très désordonné" et qu'il se "peut qu'il ait simplement égaré le document".
La thèse de l'attentat-suicide affaiblie
Selon le rapport, l'autopsie montre que "le sujet se trouvant près du foyer de l'explosion se trouvait en position debout". Pour Me Morice, cet élément "exclut qu'il y ait pu avoir quelqu'un conduisant le véhicule" qui a explosé contre le car transportant les employés de la Direction des constructions navales (DCN) victimes de l'attentat. Or, selon la version officielle, l'attentat a été perpétré par "un terroriste kamikaze au volant d'une Toyota". Ainsi, explique Me Morice, "durant toutes ces années, une véritable désinformation a été orchestrée aux fins de faire croire que cet attentat avait été réalisé sous forme d'attentat suicide".
Marc Trévidic a versé le rapport controversé au dossier. Et il penche pour sa part sur un attentat commis avec un engin commandé à distance, ce qui accrédite la piste des militaires, et donc de la vengeance financière. Après avoir longtemps privilégié la thèse islamiste, les enquêteurs sont en effet lancés depuis 2009 sur la piste d'un mobile financier pour expliquer l'attentat qui a tué 15 personnes le 8 mai 2002, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN). Plusieurs enquêtes financières ouvertes en marge du dossier criminel ont montré que le versement de 84 millions d'euros de commissions avait été convenu en marge du marché des sous-marins au Pakistan.
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