Séquestration à la Poste : dernier jour de procès pour Besancenot

le 27 juin 2011 à 07h11 , mis à jour le 27 juin 2011 à 10h48

Le procès dans lequel comparaissent seize postiers, dont Olivier Besancenot, accusés d'avoir séquestré des cadres de La Poste le 10 mai 2010, s'achève ce lundi.

[Expiré] Olivier Besancenot face aux journalistes, le 20 juin 2011, devant le palais de justice de Nanterre © AFP / M. Medina

Le tribunal correctionnel de Nanterre achève ce lundi d'examiner le cas de seize postiers, dont Olivier Besancenot, qui comparaissent depuis le 20 juin pour "séquestration" et "entrave à la liberté du travail". La décision devrait être mise en délibéré. Le célèbre facteur de Neuilly-sur-Seine et 15 autres postiers sont accusés par des cadres de La Poste de les avoir séquestrés pendant près de deux heures et demie lors de l'occupation de la direction départementale des Hauts-de-Seine de La Poste, le 10 mai 2010.

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Treize employés de La Poste, dont une majorité de cadres travaillant dans la gestion des ressources humaines, avaient engagé cette citation directe, "traumatisés" d'avoir été "envahis dans leur lieu de travail et pris en otages". Les seize prévenus encourent une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

"S'il y avait eu séquestration, on la revendiquerait"

Au premier jour du procès, le leader du NPA s'était défendu de toute séquestration, accusant les plaignants de mensonge et de simulation. "Ici, il n'y a absolument pas eu de séquestration. A part une main magique qui a retenu les 13 cadres, je ne vois pas qui les empêchait de partir", avait ironisé Olivier Besancenot. "S'il y avait eu séquestration, on la revendiquerait aujourd'hui. La Poste a ciblé les principaux animateurs SUD-PTT et CGT-PTT du mouvement de contestation (contre le projet Facteurs d'avenir, prévoyant une restructuration de la distribution du courrier, NDLR). On n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, de salariés qui subissent la criminalisation de faits de grève", avait-il également déclaré à la presse.

Près de 200 personnes, dont Arlette Laguiller (Lutte ouvrière), monseigneur Jacques Gaillot, Benoît Hamon (PS) et Nicolas Hulot (Europe Ecologie-Les Verts), s'étaient rassemblées lundi devant le tribunal pour réclamer la relaxe des prévenus.

le 27 juin 2011 à 07:11
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