Deuxième nuit en garde à vue pour Georges Tron

le 21 juin 2011 à 14h11 , mis à jour le 21 juin 2011 à 23h16

La garde à vue de l'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron, interrogé depuis lundi sur les accusations d'abus sexuels de deux femmes, a été prolongée mardi. Il a contesté les accusations portées contre lui.

Georges Tron Draveil EssonneGeorges Tron lors d'un conseil municipal de Draveil, le 17 juin 2011 © ABACA

Interrogé depuis lundi à la police judiciaire de Versailles sur les accusations d'abus sexuels de deux femmes, Georges Tron a vu sa garde à vue prolongée de 24 heures mardi. La garde à vue de deux autres personnes, une adjointe de Georges Tron à la mairie de Draveil et un employé municipal, a également été prolongée. Selon le parquet d'Evry, Georges Tron et son adjointe devaient vraisemblablement passer" une deuxième nuit en garde à vue. Les enquêteurs "entendent mener les auditions les plus complètes possibles" et "ce n'est pas parce qu'il a été ministre qu'on ne lui pose pas de questions", a-t-on ajouté. décision devrait intervenir en milieu de matinée mercredi.
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Plus d'infos


Les interrogatoires à la police judiciaire de Versailles peuvent se prolonger jusqu'à mercredi. Selon le parquet, une confrontation avec les accusatrices de l'ancien secrétaire d'état ne sont pas à l'ordre du jour. Marie-Suzanne le Quéau, devra décider, probablement mercredi en fin de matinée, des suites à donner à l'affaire. Elle dispose de deux options : une remise en liberté avec poursuite de l'enquête préliminaire sous contrôle du parquet ou une ouverture d'information judiciaire avec présentation à un juge d'instruction. Les enquêteurs ont procédé à de nombreuses auditions et ont perquisitionné lundi au bureau de Georges Tron et à son domicile.

"Quand on est innocent, on conteste"
 
L'ancien secrétaire d'Etat continue de contester devant les enquêteurs les accusations dont il est la cible, a indiqué mardi son avocat. "Il ne s'agit pas de nier. Mais quand on est innocent, on conteste. Donc il conteste", a déclaré Me Olivier Schnerb à son arrivée à la direction régionale de police judiciaire (DRPJ) de Versailles, où son client est interrogé. "Il y a une organisation certainement rationnelle mais qui rend très difficile l'exercice de la défense, qui ne se déroule pas dans des conditions conformes à une bonne santé physique et intellectuelle des personnes entendues, mais aussi des défenseurs", selon lui.
 
Sous la pression et en pleine affaire DSK, Georges Tron avait démissionné du gouvernement le 29 mai, tout en restant maire UMP de Draveil. Agé de 53 ans, adepte de la réflexologie et de massages de pieds, il nie ces accusations, tout comme son adjointe. En quittant le gouvernement, il avait juré qu'il ferait de la démonstration de son innocence "une affaire personnelle".
 
Fin mai, son avocat avait défendu l'attrait de son client pour la réflexologie et les massages des pieds : "Il est de notoriété publique que le maire encourage les médecines douces et la réflexologie. C'est insolite, inhabituel. Mais si vous saviez le nombre de hobbies surprenants dans nos mairies françaises, vous seriez stupéfaits", avait-il dit.

Immunité parlementaire
 
Parallèlement à cette affaire, il existe un vieux conflit autour de programmes immobiliers, entre Georges Tron et la belle-famille de Marine Le Pen, qui réside à Draveil et est, selon Georges Tron, à l'origine de la plainte. L'avocat des deux femmes est Me Gilbert Collard, qui a affiché son soutien à la présidente du Front national. La soeur de Marine Le Pen, Marie-Caroline, est mariée à Philippe Olivier, conseiller politique de sa belle-soeur. Le frère, Jacques Olivier, est un ancien conseiller régional FN, qui a quitté le parti en 1999.
 
Après son départ du gouvernement, Georges Tron reviendra automatiquement à l'Assemblée à son ancien poste de député cet été, avec une immunité parlementaire qui empêchera toute mesure coercitive telle que contrôle judiciaire ou détention, sauf autorisation du bureau de l'Assemblée. Georges Tron a présenté le 29 mai sa démission du gouvernement. 

le 21 juin 2011 à 14:11
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35 Commentaires

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  • lezom974, le 22/06/2011 à 12h05

    Si M. TRON n'a rien à se reprocher et qu'il fait confiance en la justice, qu'il reporte à plus tard son retour à son fauteuil de député, qu'il renonce pour un temps à son immunité !

  • milyyy3367, le 22/06/2011 à 12h00

    Perso, je reste sans commentaire pour une fois car je n'aime pas hurler avec les loups.....il n'est pas tout blanc mais elle non plus.......sur ce....

  • aciery, le 22/06/2011 à 11h48

    Il a de la chance de ne pas avoir a faire la justice Américaine, il serait en prison direct !

  • jemexprime, le 22/06/2011 à 07h39

    Vous connaissez l'emprise morale ??? Pourquoi en France la parole de la présumée victime est elle toujours suspecte ? et ça vous étonne qu'on mette du temps à dénoncer ! Attendons les résultats de l'enquête

  • humopp, le 22/06/2011 à 05h16

    La france à peur.........!!

  • clementine1218, le 22/06/2011 à 03h37

    Sans parler du mot gonzesse utiliser encore de nos jours et qui me fait bondir.

  • cyrphi, le 22/06/2011 à 01h02

    Aux policiers... sous l'autorité du procureur!

  • humanoide56, le 22/06/2011 à 00h25

    Oui c'est peut-être lui la victime !

  • pathinder, le 21/06/2011 à 23h50

    Sachez qu'en FRANCE comme aux ETATS-UNIS une plainte pour viol et harçèlement sexuel c'est très grave, même si il fait parti de nos élus je doute fort qu'il passe au travers des mailles du filet.

  • moosehead25, le 21/06/2011 à 22h23

    Il apprendra à prendre son pied tout seul, pas celui des autres.

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