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La justice ne le reconnaît pas comme un Michelin


le 21 juin 2011 à 14h10 , mis à jour le 21 juin 2011 à 16h20.
Temps de lecture
3min
[Expiré] Jean-Philippe Rouchon Michelin

Crédits : AFP

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JusticeLe tribunal de grande instance de Paris a débouté mardi de sa requête en filiation l'ostéopathe du Puy-de-Dôme Jean-Philippe Rouchon, qui affirme être l'arrière-petit-fils d'un des fondateurs du groupe Michelin.

Il ne pourra pas porter le nom de Michelin. Le tribunal de grande instance de Paris a débouté mardi de sa requête en filiation l'ostéopathe du Puy-de-Dôme Jean-Philippe Rouchon, qui affirme être l'arrière-petit-fils d'un des fondateurs du groupe de pneumatique.
 
Dans son jugement, consulté par l'AFP, la Première chambre civile du TGI "constate que M. Jean-Philippe Rouchon ne justifie pas avoir été reconnu par M. Patrice Michelin" et "déclare son action en recherche de paternité prescrite". La recherche en paternité doit être faire soit lorsque l'enfant est mineur soit dans les 10 ans qui suivent sa majorité. Dans la foulée, le tribunal le "déclare mal fondé en cette action et le déboute de l'intégralité de ses demandes".

Joint par téléphone par l'AFP, Rouchon s'est dit "déçu" et a aussitôt annoncé son intention de faire appel. L'ostéopathe auvergnat affirme être né d'une liaison adultérine entre sa mère, Annick Rouchon, et Patrice Michelin, petit-fils d'André Michelin, un des fondateurs du groupe de pneumatiques. Patrice Michelin étant décédé, Jean-Philippe Rouchon s'est retourné vers son fils aîné, installé à Paris. Mais en octobre, le TGI avait retardé sa décision, estimant qu'il devait assigner l'ensemble des héritiers Michelin et non un seul d'entre eux. Selon Jean-Philippe Rouchon, ses parents auraient vécu "maritalement" quelques années après sa naissance dans un appartement appartenant à la famille Michelin à Royat, à la périphérie de Clermont-Ferrand, avant de se séparer. Informé à son adolescence de la véritable identité de son père, Jean-Philippe Rouchon dit avoir rencontré Patrice Michelin à plusieurs reprises chez lui à Aubonne, en Suisse. Leur dernière entrevue remonterait à septembre 2006.
 
Apprenant que son nom n'était pas couché sur le testament de celui qu'il dit être son père, il a saisi le TGI de Paris pour faire reconnaître sa filiation. Courriers, témoignages, résultats d'analyses de sang avaient été versés au dossier pour apporter la preuve de cette filiation. Lors de l'audience du 17 mai, les héritiers Michelin avaient indiqué au tribunal qu'ils n'étaient "pas opposés à la manifestation de la vérité" et étaient prêts à accepter cette éventuelle filiation. Mais, leurs avocats avaient plaidé que d'après eux, la demande de Jean-Philippe Rouchon était "à la fois prescrite et mal fondée". Cette position est également soutenue par le ministère public, qui avait soutenu qu'il n'existait aucun élément attestant d'un contact direct ou d'un lien personnel entre Patrice Michelin et celui qui prétend être son fils.

Commenter cet article

  • depondy : Il fallait être sacrément "gonflé", pour aller jusqu'à là !...

    Le 22/06/2011 à 00h08
  • chrisl33 : Un test ADN suffirait

    Le 21/06/2011 à 22h43
  • philaub : Il ne s'agit pas de prouver qu'il est un descendant, il ,s'agit de savoir si juridiquement il peut prétendre à recevoir une part de l'héritage. Pour qu'il puisse avoir cette part il fallait que la paternité soit reconnue dans les 10 années après sa naissance !! maintenant c'est trop tard !!

    Le 21/06/2011 à 19h28
  • tacte705 : Je pense que ce n'est pas tout à fait exact. Si il est reconnu en tant que l'un des enfants, protégé par la loi, il aura droit à une part de la succession égale aux autres héritiers. Pas besoin d'être couché sur un testament. Sauf erreur.

    Le 21/06/2011 à 19h16
  • beaurains62 : çà c'est SUPER ......

    Le 21/06/2011 à 19h06
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