La peine maximale requise contre Yvan Colonna

le 15 juin 2011 à 17h16 , mis à jour le 15 juin 2011 à 20h44

Dossier : Yvan Colonna

La réclusion criminelle à perpétuité assortie d'un peine de sûreté incompressible de 22 ans été requise mercredi par l'accusation contre Yvan Colonna, jugé pour la 3e fois pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac. Verdict attendu lundi.

Yvan ColonnaYvan Colonna lors de son procès/juin 2011 © TF1/LCI

C'est la peine maximale prévue par la loi, c'est aussi celle dont il avait écopé lors de son second procès en 2009. La réclusion criminelle à perpétuité assortie d'un peine de sûreté incompressible de 22 ans été requise mercredi par l'accusation contre Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat en 1998 du préfet Claude Erignac. "A l'issue de votre délibéré, je souhaite que l'on ne parle plus d'Yvan Colonna comme du berger de Cargèse mais comme de l'assassin du préfet Erignac", a dit l'avocate générale, Annie Grenier. Le verdict est attendu lundi après les plaidoiries des cinq avocats d'Yvan Colonna.
Dossier
  • Colonna menacerait de "guerre" dans une lettre à un ami

    En décembre dernier, Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, aurait écrit a Pierre Alessandri pour lui demander de le tirer d'affaire, lui reprochant de ne pas avoir dit à la justice qu'il était innocent.

    Publié le 28/05/2011 Colonna menacerait de "guerre" dans une lettre à un ami
  • Procès Colonna : " Cette lettre, je ne l'ai pas écrite "

    Yvan Colonna a affirmé, jeudi, devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, qu'il n'avait pas écrit la lettre de menaces qui lui était attribuée.

    Publié le 09/06/2011 Procès Colonna : " Cette lettre, je ne l'ai pas écrite "
  • Procès Colonna : questions autour d'une lettre de menaces

    Une lettre de menaces qu'aurait écrite Yvan Colonna, jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a mis lundi sa défense en difficulté. Le destinataire présumé de cette lettre, Pierre Alessandri, dit ne l'avoir jamais reçu.

    Publié le 30/05/2011 Procès Colonna : questions autour d'une lettre de menaces
  • Procès Colonna : la Cour demande la traduction de la lettre

    La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, a suspendu l'audience lundi matin, afin de faire traduire une lettre de menaces attribuée à l'accusé et versée vendredi soir aux débats.

    Publié le 30/05/2011 Procès Colonna : la Cour demande la traduction de la lettre
  • Procès Colonna : la lettre continue de perturber les débats

    La Cour d'assises spéciale de Paris a annoncé qu'elle acceptait de verser au procès la lettre de menaces attribuée à Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet Erignac. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation contre cette décision.

    Publié le 08/06/2011 Procès Colonna : la lettre continue de perturber les débats
  • Procès Colonna : place au réquisitoire

    Avant un verdict attendu vendredi ou lundi, l'heure est au réquisitoire ce mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna depuis le 2 mai pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac.

    Publié le 15/06/2011 Procès Colonna : place au réquisitoire
Plus d'infos

Le réquisitoire des deux avocats généraux a duré plus de cinq heures. L'avocate générale, Annie Grenier était difficilement audible par le public, une tentative de réglage de son micro n'ayant rien donné. "On n'a strictement rien entendu, c'était une espèce de conversation de salon entre Mme Annie Grenier et la cour", a regretté devant la presse l'un des avocats d'Yvan Colonna, Me Eric Dupond-Moretti. "Je suis de ceux qui pensent que la messe n'est pas dite", a ajouté l'avocat, alors que les plaidoiries de la défense doivent débuter jeudi.

"Les mots fonderont sa condamnation"


Pour l'accusation, Yvan Colonna fait partie du "groupe des anonymes", responsable de l'assassinat du préfet et de l'attaque quelques mois plus tôt de la gendarmerie de Pietrosella, en Corse-du-Sud, où l'arme du crime avait été dérobée. L'autre avocat général, Alexandre Plantevin, qui s'était exprimé dans la matinée, avait tenté de démonter tout l'argumentaire de la défense sur les erreurs de l'enquête, ainsi que la mise en cause du travail des juges d'instruction. "On peut penser ce qu'on veut de cette procédure, mais il y a une chose dont je suis sûr, c'est que cette procédure n'a jamais été l'instrument d'un complot" contre Yvan Colonna, a-t-il dit.
 
"Ce sont les accusations proférées par ceux dont il était le plus proche, ce sont leurs mots qui fonderont, si vous le décidez, sa condamnation", a-t-il dit aux magistrats professionnels qui rejugent depuis le 2 mai Yvan Colonna. En l'absence d'éléments matériels, l'accusation repose principalement sur les mises en cause de l'accusé par plusieurs membres du commando qui a tué le préfet et par leurs épouses, lors de leurs gardes à vue en mai 1999 puis durant l'instruction. Tous ne se sont rétractés que des mois, voire des années plus tard.

"Lignes de défense multiples et contradictoires"
 
M. Plantevin a écarté l'hypothèse selon laquelle les conjurés, condamnés en 2003, auraient dénoncé à tort Yvan Colonna parce qu'ils éprouvaient du "ressentiment à son égard" pour avoir refusé de participé à leurs actions, comme certains l'ont dit devant la cour fin mai. "Ce ressentiment n'empêche pas une virée à Paris entre copains en septembre 1998", quelques mois après l'assassinat du préfet, a-t-il souligné. "Il n'explique pas les mises en cause des épouses. Elles n'ont pas de raison de lui en vouloir, et pourtant ce sont elles les plus rudes accusatrices". "On nous propose des lignes de défense multiples, contradictoires, tout est bon", a-t-il ironisé.

Agé de 51 ans, ce dernier a déjà été condamné deux fois à perpétuité en 2007 et 2009. Il est rejugé après une cassation pour vice de forme. C'est au total le cinquième procès de ce dossier qui tourmente police, justice et pouvoir exécutif depuis 13 ans.

le 15 juin 2011 à 17:16
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35 Commentaires

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  • cmart30, le 16/06/2011 à 23h52

    Il ne semble pas être innocent non plus. Souvenez-vous qu'il a tout un passé derrière lui, un passé terroriste. Ce n'est certainement pas pour rien s'il est là où il est aujourd'hui. Et les gens qui l'ont jugé doivent bien avoir une intime conviction. Ce serait scandaleux de le laisser partir comme si rien ne s'était passé. Un homme bien est mort, et il serait immoral de dire qu'il n'y a pas d'assassin. Espérons que Colonna soit hors du circuit pendant longtemps, ce n'est que justice et il n'est pas blanc, même si jamais il n'avouera.

  • tiny31, le 16/06/2011 à 08h13

    Il ne semble pas être coupable

  • mafi31, le 16/06/2011 à 01h50

    Je suis d'accord avec vous!

  • depondy, le 15/06/2011 à 23h18

    Vous peut être, Colonna NON !...

  • riviera13, le 15/06/2011 à 22h31

    Ce n'est pas une sale histoire, c'est une histoire sale. Mes pensées de paix vont à M. Erignac ainsi qu'à sa famille. Le Corse qui a tué porte sur lui un fardeau que personne n'envie . Dormez en paix M. Erignac

  • ceyen, le 15/06/2011 à 22h00

    Vous-savez-ce-que-ça-eut-dire-22-ans-de-sûreté??

  • 311239, le 15/06/2011 à 21h42

    Un peu de respect ! mais pour Colonna en cavale pendant 4 ans c'est un aveu de culpabilité surtout après avoir été accusé par les autres et en Corse c'est spécial faut y avoir vécu pour comprendre ?

  • 311239, le 15/06/2011 à 21h39

    La question n'est pas là , un peu de respect , mais il y a cette cavale 4 ans et dénoncé par les autres , si on est innocent on sort et on se défend !!!

  • trunk69100, le 15/06/2011 à 21h20

    On peut critiquer la justice étrangère, mais encore une preuve qui fait que mettre les gens en prison sans preuve est monnaie courantes en france. Yvan Colonna, c'est tout simplement un martyr. Et après, les politiques font la morale aux pays étrangers.

  • trunk69100, le 15/06/2011 à 21h16

    Il a été condamnée avant même d'avoir le 1er procès donc bon, comment avoir les idées clair après. La justice pour les riches et les politiques, ça date pas d'hier, mais depuis que l'homme existe.

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