Yvan Colonna lors de son procès/juin 2011 © TF1/LCI
Colonna menacerait de "guerre" dans une lettre à un ami
En décembre dernier, Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, aurait écrit a Pierre Alessandri pour lui demander de le tirer d'affaire, lui reprochant de ne pas avoir dit à la justice qu'il était innocent.
Publié le 28/05/2011
Procès Colonna : " Cette lettre, je ne l'ai pas écrite "
Yvan Colonna a affirmé, jeudi, devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, qu'il n'avait pas écrit la lettre de menaces qui lui était attribuée.
Publié le 09/06/2011
Procès Colonna : questions autour d'une lettre de menaces
Une lettre de menaces qu'aurait écrite Yvan Colonna, jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a mis lundi sa défense en difficulté. Le destinataire présumé de cette lettre, Pierre Alessandri, dit ne l'avoir jamais reçu.
Publié le 30/05/2011
Procès Colonna : la Cour demande la traduction de la lettre
La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, a suspendu l'audience lundi matin, afin de faire traduire une lettre de menaces attribuée à l'accusé et versée vendredi soir aux débats.
Publié le 30/05/2011
Procès Colonna : la lettre continue de perturber les débats
La Cour d'assises spéciale de Paris a annoncé qu'elle acceptait de verser au procès la lettre de menaces attribuée à Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet Erignac. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation contre cette décision.
Publié le 08/06/2011
Procès Colonna : place au réquisitoire
Avant un verdict attendu vendredi ou lundi, l'heure est au réquisitoire ce mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna depuis le 2 mai pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac.
Publié le 15/06/2011
Le réquisitoire des deux avocats généraux a duré plus de cinq heures. L'avocate générale, Annie Grenier était difficilement audible par le public, une tentative de réglage de son micro n'ayant rien donné. "On n'a strictement rien entendu, c'était une espèce de conversation de salon entre Mme Annie Grenier et la cour", a regretté devant la presse l'un des avocats d'Yvan Colonna, Me Eric Dupond-Moretti. "Je suis de ceux qui pensent que la messe n'est pas dite", a ajouté l'avocat, alors que les plaidoiries de la défense doivent débuter jeudi.
"Les mots fonderont sa condamnation"
Pour l'accusation, Yvan Colonna fait partie du "groupe des anonymes", responsable de l'assassinat du préfet et de l'attaque quelques mois plus tôt de la gendarmerie de Pietrosella, en Corse-du-Sud, où l'arme du crime avait été dérobée. L'autre avocat général, Alexandre Plantevin, qui s'était exprimé dans la matinée, avait tenté de démonter tout l'argumentaire de la défense sur les erreurs de l'enquête, ainsi que la mise en cause du travail des juges d'instruction. "On peut penser ce qu'on veut de cette procédure, mais il y a une chose dont je suis sûr, c'est que cette procédure n'a jamais été l'instrument d'un complot" contre Yvan Colonna, a-t-il dit.
"Ce sont les accusations proférées par ceux dont il était le plus proche, ce sont leurs mots qui fonderont, si vous le décidez, sa condamnation", a-t-il dit aux magistrats professionnels qui rejugent depuis le 2 mai Yvan Colonna. En l'absence d'éléments matériels, l'accusation repose principalement sur les mises en cause de l'accusé par plusieurs membres du commando qui a tué le préfet et par leurs épouses, lors de leurs gardes à vue en mai 1999 puis durant l'instruction. Tous ne se sont rétractés que des mois, voire des années plus tard.
"Lignes de défense multiples et contradictoires"
M. Plantevin a écarté l'hypothèse selon laquelle les conjurés, condamnés en 2003, auraient dénoncé à tort Yvan Colonna parce qu'ils éprouvaient du "ressentiment à son égard" pour avoir refusé de participé à leurs actions, comme certains l'ont dit devant la cour fin mai. "Ce ressentiment n'empêche pas une virée à Paris entre copains en septembre 1998", quelques mois après l'assassinat du préfet, a-t-il souligné. "Il n'explique pas les mises en cause des épouses. Elles n'ont pas de raison de lui en vouloir, et pourtant ce sont elles les plus rudes accusatrices". "On nous propose des lignes de défense multiples, contradictoires, tout est bon", a-t-il ironisé.
Agé de 51 ans, ce dernier a déjà été condamné deux fois à perpétuité en 2007 et 2009. Il est rejugé après une cassation pour vice de forme. C'est au total le cinquième procès de ce dossier qui tourmente police, justice et pouvoir exécutif depuis 13 ans.
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