La cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a atterri lundi sous haute protection à Ajaccio pour se rendre sur les lieux du crime. Un transport de justice réclamé par la défense. Magistrats, ministère public, huissier, greffe, avocats et experts (un légiste, deux en balistique), mais aussi Yvan Colonna et un membre du "commando Erignac" condamné à perpétuité en 2003, Pierre Alessandri : au total, une trentaine de personnes se sont ainsi retrouvées rue du Colonel Colonna-d'Ornano, dans le centre d'Ajaccio, où le préfet de Corse Claude Erignac avait été abattu de trois balles dans la nuque, le soir du 6 février 1998, alors qu'il se rendait à pied à un concert après avoir garé sa voiture.
Colonna : la Cour va se transporter à Ajaccio
Yvan Colonna et la cour qui le juge pour l'assassinat du préfet Erignac se rendront lundi prochain sur les lieux du crime, à Ajaccio, a-t-on appris lors de l'audience de mercredi matin.
Publié le 01/06/2011
Procès Colonna : questions autour d'une lettre de menaces
Une lettre de menaces qu'aurait écrite Yvan Colonna, jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a mis lundi sa défense en difficulté. Le destinataire présumé de cette lettre, Pierre Alessandri, dit ne l'avoir jamais reçu.
Publié le 30/05/2011
Procès Colonna : la Cour demande la traduction de la lettre
La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, a suspendu l'audience lundi matin, afin de faire traduire une lettre de menaces attribuée à l'accusé et versée vendredi soir aux débats.
Publié le 30/05/2011
Colonna menacerait de "guerre" dans une lettre à un ami
En décembre dernier, Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, aurait écrit a Pierre Alessandri pour lui demander de le tirer d'affaire, lui reprochant de ne pas avoir dit à la justice qu'il était innocent.
Publié le 28/05/2011
Procès Colonna : l'esquisse d'un nouveau scénario
Yvan Colonna a affirmé mardi qu'il avait refusé, dans les mois ayant précédé l'assassinat du préfet Erignac, de rejoindre le "groupe des anonymes" jugé responsable du crime, tandis que le chef du commando déclarait avoir soupçonné le berger d'être un "informateur".
Publié le 24/05/2011
Colonna : "Mais tu m'aides pas !"
S'il a réaffirmé mardi à l'audience qu'Yvan Colonna ne faisait pas partie du commando qui a abattu le préfet Erignac, Martin Ottaviani, condamné pour complicité en première instance, a refusé d'en dire plus. Même s'il a admis qu'il pouvait exister des membres du commando "non identifiés".
Publié le 24/05/2011
Procès Colonna : le commando Erignac à la barre
Martin Ottaviani, Marcel Istria et Alain Ferrandi, déjà condamnés pour leur implication à des degrés divers dans l'assassinat de Claude Erignac, vont être appelés à témoigner au procès d'Yvan Colonna.
Publié le 24/05/2011
Reconstitution au procès Colonna : les avocats se renvoient la balle
La reconstitution du meurtre du préfet Erignac en 1998 s'est tenue sous très haute surveillance dans la nuit de lundi à mardi à Ajaccio.
Publié le 07/06/2011
Procès Colonna : la cour se déplace à Ajaccio sous haute protection
La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge une troisième fois Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, s'est transportée lundi soir sur les lieux du crime à Ajaccio. Un déplacement entouré de mesures de sécurité considérables.
Publié le 06/06/2011
Procès Colonna : Ajaccio quadrillée pour la reconstitution
Ajaccio est quadrillée par des centaines de policiers et gendarmes avant le transport sur les lieux du crime, de la cour d'assises spéciale de Paris qui rejuge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998.
Publié le 06/06/2011
Le procès Colonna se déplace en Corse : le secteur quadrillé
La cour d'assises spéciale de Paris se "transporte" lundi sous haute protection à Alaccio sur les lieux de l'assassinat du préfet Erignac en 1998, avec Yvan Colonna. Dimanche, un imposant dispositif de sécurité a été mobilisé pour quadriller le secteur.
Publié le 05/06/2011
Sans compter les membres des forces de sécurité, dont près de 600, CRS et gendarmes, sont mobilisés pour quadriller le secteur, selon des sources policières. L'opération se déroule à huis clos. La rue était bouclée lundi et le stationnement y était interdit dès dimanche soir, ainsi que dans les rues adjacentes.
Ce scénario "n'est pas possible"
Il ne s'agit pas d'une véritable reconstitution, puisque les lieux ne sont pas remis en état à l'identique et que les témoins ne sont pas là. Mais la défense, qui a réclamé avec insistance une forme de reconstitution, espère que ce déplacement permettra de mettre à mal la version de l'accusation, selon laquelle Yvan Colonna était parmi trois tueurs présents ce soir-là dans la rue et a tiré sur le préfet. Ce scénario "n'est pas possible", a assuré durant le procès Me Pascal Garbarini, un des avocats de Colonna.
Le berger a été condamné en 2007 à perpétuité et à la même peine alourdie d'une période de sûreté de 22 ans en appel, en 2009. Un transport avait été organisé en Corse en 2007 mais refusé en 2009, ce qui avait conduit la défense à claquer la porte du procès après un mois de débats. L'arrêt d'appel ayant été annulé en cassation pour vice de procédure, Yvan Colonna est rejugé depuis le 2 mai, toujours par une cour spécialement composée pour les affaires de terrorisme, ne comprenant que des magistrats professionnels (9 en appel). Le berger nationaliste continue de nier toute participation à l'assassinat, et des zones d'ombre demeurent.
"Je peux expliquer comment ça s'est passé sur place"
Avant Yvan Colonna, en cavale de 1999 à 2003, six hommes avaient été condamnés, dont deux à perpétuité, pour l'assassinat du préfet: Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, qui a dit être l'auteur des tirs. Certains membres du commando avaient mis Yvan Colonna en cause, avant de se rétracter, des mois voire des années plus tard. Ferrandi a refusé de participer à une reconstitution, mais Alessandri s'est dit "à la disposition de la justice", tout en refusant de mimer "physiquement" les gestes. "Je peux expliquer comment ça s'est passé sur place", a-t-il dit à l'audience.
Alessandri est par ailleurs le destinataire présumé d'une lettre attribuée à Yvan Colonna, le menaçant de représailles s'il ne le disculpe pas. La cour dira mercredi prochain si cette lettre, dont seule une photocopie lui a été remise, est recevable ou doit être écartée des débats. Au vu notamment de ces menaces, "je ne suis pas sûr que (le transport) nous apportera grand-chose", a déclaré l'avocat de la famille Erignac, Me Yves Baudelot. Une reconstitution, "acte capital et primordial", est "nécessaire pour Yvan Colonna et pour la vérité", avait en revanche estimé Me Garbarini, en appelant la cour à ne pas se priver d'un moyen "d'arracher des bouts de vérité".
Retour MYTF1
Colonna : la Cour va se transporter à Ajaccio
Chargement en cours...




