Gilad Shalit, en 2009. © LCILa France était le dernier recours des parents de Gilad Shalit, du moins sur le terrain judiciaire. C'est donc à Paris qu'ils se sont rendus lundi, pour porter plainte pour enlèvement et séquestration. Leur fils a été capturé à la lisière de la bande de Gaza le 25 juin 2006 par un commando de trois groupes armés palestiniens de Gaza, dont l'un relevant du Hamas. Noam et Aviva Shalit se constituent partie civile et font également valoir, comme circonstances aggravantes, qu'il est "retenu en otage" et a pu "subir des actes de tortures ou de barbarie".
Shalit : 5 ans après, les Israéliens prêts à accepter les conditions du Hamas
Israël marque ce samedi le 5e anniversaire de l'enlèvement de Gilad Shalit par le Hamas. Alors qu'un accord sur un échange de prisonniers ne semble pas en vue, 63% des Israéliens seraient prêts à accepter sans conditions les exigences du mouvement palestinien.
Publié le 25/06/2011
Le Hamas diffuse un dessin animé sur le soldat Shalit, colère d'Israël
Le message du dessin animé est destiné à avertir Israël que si l'échange de prisonniers ne s'effectue pas rapidement, le sort de Gilad Shalit sera semblable à celui de Ron Arad, enlevé au Liban sud en 1986 et présumé mort en captivité.
Publié le 26/04/2010
La France nouveau médiateur dans l'affaire Shalit ?
Un journal égyptien évoque le rôle que pourrait avoir Paris dans les négociations entre le Hamas et Israël pour la libération du soldat franco-israélien.
Publié le 28/01/2010
Soldat Shalit : Israël prêt à libérer 980 prisonniers palestiniens
Israël a pour la première fois précisé le nombre de détenus palestiniens qui pourraient être relâchés dans le cadre d'un éventuel accord d'échange avec le mouvement islamiste Hamas.
Publié le 29/11/2009
Soldat Shalit : ça s'agite
Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas, qui détient le soldat depuis trois ans, sembleraient être sur le point de déboucher à un accord de libération.
Publié le 24/11/2009
"Nous sommes contraints de saisir la justice française car les ravisseurs de mon fils ont ignoré les appels répétés de la communauté internationale en faveur de sa libération". a déclaré Noam Shalit, sur les marches du palais de justice de Paris. Déposée auprès du doyen des juges d'instruction, cette plainte devrait aboutir à la désignation d'un ou plusieurs juges chargés de l'enquête. La plainte n'est pas déposée explicitement contre le Hamas mais elle identifie clairement le mouvement islamiste comme ravisseur du jeune soldat, capturé alors qu'il faisait son service militaire obligatoire en Israël.
Contacts de Paris avec le monde arabe
Pour l'un des avocats des parents de Gilad Shalit, Me Patrick Klugman, "la justice française est la seule qui puisse opérer au Moyen-Orient". "Ce n'est pas un juge israélien ou un procureur israélien qui a la moindre chance de succès d'avoir une coopération dans le monde arabe", a-t-il ajouté. L'autre avocat de la famille, Me Pierre-François Veil, a cependant reconnu que l'on ne pourrait pas "intervenir sur le champ de bataille". Pour les avocats, Gilad Shalit n'est pas un prisonnier de guerre mais un otage : "s'il était un soldat il serait traité selon la Convention de Genève, il aurait les droits d'un soldat prisonnier et il aurait été relâché depuis bientôt cinq ans", estime Me Veil.
"Depuis son enlèvement il y a cinq ans, les ravisseurs n'ont permis ni à la Croix-Rouge internationale ni à aucune autre organisation indépendante de lui rendre visite et de vérifier son état de santé", a dit Noam Shalit sur Europe 1. Les proches de Gilad Shalit estiment toutefois que "la voie diplomatique n'a pas encore échoué". "Elle n'a pas dit son dernier mot" et la "démarche judiciaire n'est pas une démarche alternative" à la négociation, a dit Me Klugman.
Pas de "percée" dans les négociations
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a démenti la semaine dernière qu'il y ait eu une "percée" dans les négociations pour le libérer à la suite d'informations en ce sens en provenance d'Egypte. Toutefois, selon des sources palestiniennes à Ramallah, des représentants de l'Allemagne, de la Turquie et du Qatar ainsi que du Hamas (y compris, selon des sources palestiniennes, des chefs de la branche armée du Hamas) se sont récemment retrouvés au Caire pour discuter de l'affaire.
Sa libération a paru proche à l'automne 2009, après des négociations indirectes menées via l'Egypte et un médiateur allemand sur l'échange du soldat contre un millier de détenus palestiniens. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré jeudi à Jérusalem que Paris était "mobilisé" pour Gilad Shalit et "déterminé à faire tout son possible pour oeuvrer" à sa libération.
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