Procès Colonna : place au réquisitoire

le 15 juin 2011 à 05h45 , mis à jour le 14 juin 2011 à 18h10

Dossier : Yvan Colonna

Avant un verdict attendu vendredi ou lundi, l'heure est au réquisitoire ce mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna depuis le 2 mai pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac.

Colonna veut se montrer "humain"Le procès d'Yvan Colonna © TF1/LCI

Après un mois et demi de procès, l'heure du verdict approche pour Yvan Colonna, condamné deux fois à perpétuité, alourdie en appel d'une période de sûreté de 22 ans, un verdict annulé par la Cour de cassation pour vice de forme. La cour d'assises spéciale de Paris, qui le rejuge depuis le 2 mai pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac, dira en effet vendredi 17 ou lundi 20 juin si elle le condamne une troisième fois ou si elle l'acquitte. Anticipant sur l'évolution législative, elle a décidé vendredi qu'elle motiverait son verdict, à la satisfaction de toutes les parties. D'ici là, le réquisitoire sera prononcé mercredi, puis suivront les plaidoiries de la défense.

Dossier
  • Colonna condamné à perpétuité, sans période de sûreté

    Le militant nationaliste corse a été condamné pour la 3e fois lundi à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998. Son avocat a annoncé qu'il se pourvoyait en cassation. Très émue devant les caméras, la veuve Erignac, elle, s'est félicitée du verdict.

    Publié le 20/06/2011 Colonna condamné à perpétuité, sans période de sûreté
  • Colonna : "J'ai jamais tué personne"

    Yvan Colonna a réaffirmé lundi matin son innocence dans l'assassinat en 1998 du préfet Erignac et expliqué à quel point "il était fatigué de se battre" avant que la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge une troisième fois, se retire pour délibérer.

    Publié le 20/06/2011 Colonna : "J'ai jamais tué personne"
  • La peine maximale requise contre Yvan Colonna

    La réclusion criminelle à perpétuité assortie d'un peine de sûreté incompressible de 22 ans été requise mercredi par l'accusation contre Yvan Colonna, jugé pour la 3e fois pour l'assassinat en 1998 du préfet Erignac. Verdict attendu lundi.

    Publié le 15/06/2011 La peine maximale requise contre Yvan Colonna
  • Procès Colonna : " Cette lettre, je ne l'ai pas écrite "

    Yvan Colonna a affirmé, jeudi, devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, qu'il n'avait pas écrit la lettre de menaces qui lui était attribuée.

    Publié le 09/06/2011 Procès Colonna : " Cette lettre, je ne l'ai pas écrite "
  • Procès Colonna : questions autour d'une lettre de menaces

    Une lettre de menaces qu'aurait écrite Yvan Colonna, jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a mis lundi sa défense en difficulté. Le destinataire présumé de cette lettre, Pierre Alessandri, dit ne l'avoir jamais reçu.

    Publié le 30/05/2011 Procès Colonna : questions autour d'une lettre de menaces
  • Procès Colonna : la Cour demande la traduction de la lettre

    La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, a suspendu l'audience lundi matin, afin de faire traduire une lettre de menaces attribuée à l'accusé et versée vendredi soir aux débats.

    Publié le 30/05/2011 Procès Colonna : la Cour demande la traduction de la lettre
  • Colonna menacerait de "guerre" dans une lettre à un ami

    En décembre dernier, Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, aurait écrit a Pierre Alessandri pour lui demander de le tirer d'affaire, lui reprochant de ne pas avoir dit à la justice qu'il était innocent.

    Publié le 28/05/2011 Colonna menacerait de "guerre" dans une lettre à un ami
  • Procès Colonna : la lettre continue de perturber les débats

    La Cour d'assises spéciale de Paris a annoncé qu'elle acceptait de verser au procès la lettre de menaces attribuée à Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet Erignac. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation contre cette décision.

    Publié le 08/06/2011 Procès Colonna : la lettre continue de perturber les débats
Plus d'infos

 
La journée de mardi était, elle, consacrée aux plaidoiries des parties civiles, notamment les avocats de la famille du préfet de Corse Claude Erignac, assassiné le 6 février 1998 à Ajaccio. Ils ont écarté tous les arguments de la défense et dit leur "conviction" qui "reste la même" de la culpabilité d'Yvan Colonna. L'avocat de Robert Erignac, le frère aîné de la victime, a décrit les membres du groupe des anonymes, dont six ont été condamnés en 2003 pour l'assassinat du préfet, comme des représentants d'un "nationalisme pur et dur". Et pour lui, "ces hommes sont sept" en comptant Yvan Colonna. L'accusé "veut se faire passer pour un nationaliste raisonné en quelque sorte, le bon berger de Cargèse", a-t-il ironisé, mais "cette apparence est fausse".

le 15 juin 2011 à 05:45
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