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Colonna condamné à perpétuité, sans période de sûreté
Le militant nationaliste corse a été condamné pour la 3e fois lundi à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac en 1998. Son avocat a annoncé qu'il se pourvoyait en cassation. Très émue devant les caméras, la veuve Erignac, elle, s'est félicitée du verdict.
Publié le 20/06/2011
Colonna : "J'ai jamais tué personne"
Yvan Colonna a réaffirmé lundi matin son innocence dans l'assassinat en 1998 du préfet Erignac et expliqué à quel point "il était fatigué de se battre" avant que la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge une troisième fois, se retire pour délibérer.
Publié le 20/06/2011
Procès Colonna : la lettre continue de perturber les débats
La Cour d'assises spéciale de Paris a annoncé qu'elle acceptait de verser au procès la lettre de menaces attribuée à Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet Erignac. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation contre cette décision.
Publié le 08/06/2011
Procès Colonna : questions autour d'une lettre de menaces
Une lettre de menaces qu'aurait écrite Yvan Colonna, jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a mis lundi sa défense en difficulté. Le destinataire présumé de cette lettre, Pierre Alessandri, dit ne l'avoir jamais reçu.
Publié le 30/05/2011
Procès Colonna : la Cour demande la traduction de la lettre
La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, a suspendu l'audience lundi matin, afin de faire traduire une lettre de menaces attribuée à l'accusé et versée vendredi soir aux débats.
Publié le 30/05/2011
Colonna menacerait de "guerre" dans une lettre à un ami
En décembre dernier, Yvan Colonna, jugé pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, aurait écrit a Pierre Alessandri pour lui demander de le tirer d'affaire, lui reprochant de ne pas avoir dit à la justice qu'il était innocent.
Publié le 28/05/2011
Procès Colonna : l'esquisse d'un nouveau scénario
Yvan Colonna a affirmé mardi qu'il avait refusé, dans les mois ayant précédé l'assassinat du préfet Erignac, de rejoindre le "groupe des anonymes" jugé responsable du crime, tandis que le chef du commando déclarait avoir soupçonné le berger d'être un "informateur".
Publié le 24/05/2011
Colonna : "Mais tu m'aides pas !"
S'il a réaffirmé mardi à l'audience qu'Yvan Colonna ne faisait pas partie du commando qui a abattu le préfet Erignac, Martin Ottaviani, condamné pour complicité en première instance, a refusé d'en dire plus. Même s'il a admis qu'il pouvait exister des membres du commando "non identifiés".
Publié le 24/05/2011
Procès Colonna : le commando Erignac à la barre
Martin Ottaviani, Marcel Istria et Alain Ferrandi, déjà condamnés pour leur implication à des degrés divers dans l'assassinat de Claude Erignac, vont être appelés à témoigner au procès d'Yvan Colonna.
Publié le 24/05/2011
Reconstitution au procès Colonna : les avocats se renvoient la balle
La reconstitution du meurtre du préfet Erignac en 1998 s'est tenue sous très haute surveillance dans la nuit de lundi à mardi à Ajaccio.
Publié le 07/06/2011
"Ce transport conforte mes convictions sur la culpabilité d'Yvan Colonna", a déclaré côté parties civiles Me Benoit Chabert, qui représente l'Etat. Cette audience a en revanche été jugée "très favorable à la défense" par l'un des avocats d'Yvan Colonna, Me Pascal Garbarini. Les deux avocats ont souligné que le débat sur la taille du tireur n'avait pu être tranché, les deux balisticiens présents sur les lieux n'étant pas tombés d'accord. "On ne peut pas dire quelle était la taille du tireur", a résumé Me Chabert. Me Garbarini en revanche a souligné que l'un des balisticiens avait estimé que "le tireur devait nécessairement faire plus d'1,75 m, voire 1,80 m", alors que Colonna ne mesure que 1,72 m. "Le doute profite à l'accusé", a-t-il estimé.
Reprise des débats mercredi
Pierre Alessandri, le seul des six membres du commando condamnés en 2003 à avoir accepté de donner des détails sur le déroulement du crime, était lui aussi présent. Condamné à perpétuité comme coauteur de l'assassinat, il assure depuis 2004 être celui qui a tué le préfet de trois balles dans la nuque. Comme d'autres membres du commando, il avait lors de sa garde à vue en mai 1999 mis en cause Yvan Colonna, et ne s'était rétracté que des mois plus tard. Selon Me Chabert, Alessandri "a donné une version impossible. Il a placé le préfet Erignac à pratiquement deux mètres de l'endroit où on a trouvé son corps".
Mais pour Me Garbarini, Pierre Alessandri a donné une version "très contradictoire avec celle qu'il avait donnée en garde à vue", et "on s'aperçoit qu'on ne peut ni s'appuyer sur l'une, ni s'appuyer sur l'autre". "Il me parait assez difficile dans ces conditions qu'Yvan Colonna puisse être reconnu coupable dans cette affaire", a-t-il dit. Quant au parquet général, "il attend sereinement après ce transport, la reprise des débats mercredi", a déclaré Solène Dubois, magistrate chargée de la communication.
Le berger de Cargèse faisait son retour en Corse pour la première fois depuis son procès de 2007, lorsqu'un transport de justice avait également été organisé. Yvan Colonna a été "attentif mais spectateur" de cette opération. "Je n'ai rien à voir dans cette affaire, donc je ne participe pas", a-t-il dit au début de l'audience, selon son avocat. Il est ensuite resté silencieux. Jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet et l'attaque quelques mois plus tôt de la gendarmerie de Pietrosella, près d'Ajaccio, où l'arme du crime avait été dérobée, le berger de Cargèse conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés.
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