Olivier Besancenot/Image d'archives © ABACA
Séquestration à La Poste : amende avec sursis pour Besancenot
Olivier Besancenot et dix autres postiers ont été condamnés lundi à une amende de 1500 euros avec sursis pour avoir séquestré des cadres de la Poste lors d'une occupation des locaux de l'entreprise à Nanterre en mai 2010. Les condamnés vont faire appel.
Publié le 05/09/2011
Séquestration à la Poste : dernier jour de procès pour Besancenot
Le procès dans lequel comparaissent seize postiers, dont Olivier Besancenot, accusés d'avoir séquestré des cadres de La Poste le 10 mai 2010, s'achève ce lundi.
Publié le 27/06/2011
"C'est bidon de A à Z", a déclaré à la presse Olivier Besancenot à son arrivée au tribunal de Nanterre. "C'est grotesque, parce que tous autant qu'on est, quand on fait des luttes, des grèves, des actions mêmes radicales dupoint de vue des lois et des règlements tels qu'ils existent, on a pris pour habitude de les assumer et de les revendiquer", a-t-il poursuivi. "S'il y avait séquestration, on le revendiquerait". "En l'occurrence, c'est une invention pure et simple de la direction départementale des Hauts-de-Seine", a répété Olivier Besancenot, estimant que c'était "bien parti pour la relaxe".
Le 10 mai 2010, une quarantaine de salariés grévistes du groupe postal, dont certains étaient en grève depuis le 26 avril, avaient occupé pendant plusieurs heures les locaux de la direction départementale de l'entreprise à Nanterre, exigeant de rencontrer le patron départemental, Jean-Claude Sénat. Dans l'attente d'une rencontre, les salariés, dont des représentants des syndicats SUD-PTT 92 ou CGT-PTT 92, en pointe dans le mouvement, s'étaient réunis dans le hall donnant accès aux bureaux de la direction, coinçant alors les cadres dans les escaliers entre deux étages.
"Ils se sont auto-séquestrés"
Dans leur citation directe, les plaignants affirment avoir été "invectivés, provoqués, photographiés et filmés", n'ayant droit qu'à "un peu de nourriture et à de l'eau". Ils se disent "particulièrement traumatisés par un tel traitement, envahis dans leur lieu de travail et pris en otage durant deux heures et demie au motif de la volonté des grévistes d'exercer une pression sur la direction à l'occasion d'une négociation".
"Ils se sont auto-séquestrés. Ils n'ont pas utilisé leur badge pour prendre une autre sortie. Nous n'avons séquestré personne", rétorque Gaël Quirante, représentant départemental du syndicat SUD. "La direction s'était engagée à renoncer à toute poursuite dans l'accord de fin de conflit. Avec cette procédure, elle détourne cet accord en déléguant les poursuites à ses cadres pour rouvrir les hostilités contre des représentants syndicaux", a-t-il ajouté. Les 16 prévenus encourent une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.
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