30 ans de réclusion pour David Sagno

le 23 février 2012 à 21h17 , mis à jour le 23 février 2012 à 21h58

La cour d'assises des Hauts-de-Seine a condamné, jeudi, cet homme de 37 ans à une peine de 30 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour l'assassinat de deux femmes en 2001 et 2002 au pont de Neuilly.

David Sagno lors de son procès devant les assises des Hauts-de-Seine pour les meurtres du Pont de NeuillyDavid Sagno lors de son procès devant les assises des Hauts-de-Seine pour les meurtres du Pont de Neuilly © AFP

La cour d'assises des Hauts-de-Seine est restée en-deçà des réquisitions de l'avocat général. David Sagno a été condamné, jeudi, à une peine de 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour l'assassinat de deux femmes au pont de Neuilly en 2001 et 2002. Et a accueilli la décision de manière impassible, dans le box des accusés. Il a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, de vol mais aussi de viol de l'une de ses victimes, Maria-Judith Araujo. La cour n'a en revanche pas retenu la circonstance aggravante de viol sur sa seconde victime, Marie-Agnès Bedot.

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    L'avocat général Philippe Courroye a requis, jeudi, la réclusion à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, à l'encontre de cet homme de 37 ans, jugé depuis lundi devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine pour le meurtre de deux femmes en 2001 et 2002 au pont de Neuilly. Son avocat a parlé d'une "pulsion destructrice".

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Plus d'infos

Dans la matinée, l'avocat général Philippe Courroye avait requis la perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. Car "seule une très longue peine peut nous assurer qu'il n'y aura pas d'autres fois", avait-il affirmé. Son avocat, Me Béreneger Tourné, avait lui plaidé "la démence" de son client, un "psychopathe" poussé par une "pulsion destructrice".

Dans la nuit du 3 au 4 mars 2008, David Sagno s'était rendu au commissariat de La Défense (Hauts-de-Seine) pour s'accuser des meurtres de Marie-Agnès Bedot, le 1er mai décembre 2001, et de Maria-Judith Araujo, le 22 mai 2002, commis pont de Neuilly. Si le second meurtre n'avait jamais été élucidé, le premier avait conduit à la condamnation à 18 ans de réclusion de Marc Machin, âgé de 19 ans au moment des faits. Grâce aux aveux tardifs de David Sagno et à des vérifications génétiques, ce dernier avait bénéficié d'une remise en liberté en avril 2010 par la Cour de révision, qui avait annulé sa condamnation. Il doit être rejugé fin 2012.  

le 23 février 2012 à 21:17
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2 Commentaires

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  • pompi92, le 24/02/2012 à 12h36

    A 59 ans, s'il se tient bien en prison, il sera dehors et pourra recommencer.

  • butineuse, le 23/02/2012 à 23h21

    Certes, avec le portrait on voit plus clair.

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