Affaire Karachi : la presse évoque "l'étau" autour de Sarkozy

le 22 septembre 2011 à 08h19 , mis à jour le 22 septembre 2011 à 09h51

Dossier : Affaire Karachi : scandale d'Etat ?

Revue de presse - Alors que la justice s'intéresse de près à deux proches du chef de l'Etat dans l'affaire Karachi, la presse voit déjà l'ombre du Pakistan se profiler sur la campagne présidentielle.

Les éditorialistes estiment ce jeudi que la mise en cause de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'affaire de Karachi pourrait annoncer des difficultés durables et profondes pour le chef de l'Etat à quelques mois de la présidentielle. L'enquête du juge Renaud van Ruymbeke sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 s'est en effet accélérée mercredi : un ex-conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert a été mis en examen mercredi soir pour recel d'abus de biens sociaux et laissé libre sous contrôle judiciaire. Un autre proche du chef de l'Etat, Nicolas Bazire, a de son côté été conduit dans les locaux de la Division nationale des investigations financières.

  • Affaire Karachi : Léotard sort du silence

    Des commissions ? Il y en a eu lors de la signature du contrat avec le Pakistan, mais elles étaient légales, affirme l'ex-ministre. Mais y a-t-il eu aussi des rétrocommissions ? Si c'était le cas, elles seraient "illégales" et "il faut qu'il y ait des sanctions", affirme François Léotard.

    Publié le 15/10/2011 Affaire Karachi : Léotard sort du silence
  • Attentat de Karachi : Guéant privilégie toujours la piste islamiste

    La piste islamiste a toujours été privilégiée par le ministère de l'Intérieur dans l'enquête sur l'attentat qui fit 15 morts à Karachi en 2002, dont onze Français de la DCN, a déclaré dimanche Claude Guéant.

    Publié le 09/10/2011 Attentat de Karachi : Guéant privilégie toujours la piste islamiste
  • Takieddine met en cause Villepin dans le dossier Karachi

    Entendu mercredi par le juge sur son intervention dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine a dénoncé jeudi sur Europe 1 "un complot" contre Nicolas Sarkozy.

    Publié le 06/10/2011 Takieddine met en cause Villepin dans le dossier Karachi
  • Karachi : retour chez le juge pour Takieddine

    La justice maintient la pression sur les protagonistes de cette affaire de financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur. Ce mercredi, elle a réentendu l'intermédiaire libanais, déjà mis en examen dans ce volet.

    Publié le 05/10/2011 Karachi : retour chez le juge pour Takieddine
  • Hortefeux-Sarkozy : un couple "inoxydable" ?

    Sans contact avec le chef de l'Etat depuis la publication du "verbatim" de ses appels téléphoniques à Thierry Gaubert en marge de l'affaire Karachi, Brice Hortefeux assure dans le JDD que ses "liens avec le président de la République sont inoxydables".

    Publié le 02/10/2011 Hortefeux-Sarkozy : un couple "inoxydable" ?
  • Takieddine affirme avoir agi "en mission" pour Sarkozy

    L'homme d'affaires, mis en examen dans l'affaire Karachi, affirme dans Libération que chacune de ses interventions "correspondait à une mission officielle", précisant être allé en Libye et en Syrie sur "demande express" de Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.

    Publié le 01/10/2011 Takieddine affirme avoir agi "en mission" pour Sarkozy
  • Affaire Karachi : Hortefeux a eu "une intuition"

    Invité vendredi soir de France 2, l'ex-ministre de l'Intérieur a dénoncé les "pseudo-révélations" dans les affaires qui n'auraient comme objectif que d'"atteindre Nicolas Sarkozy". Quant à l'appel passé à l'un de ses amis en garde à vue ? Une "intuition", assure-t-il.

    Publié le 30/09/2011 Affaire Karachi : Hortefeux a eu "une intuition"
  • Karachi : Takieddine en appelle à Sarkozy... et vise Chirac

    L'homme d'affaires franco-libanais, acteur-clé de l'affaire Karachi, où deux proches de Nicolas Sarkozy sont poursuivis, en appelle publiquement au chef de l'Etat pour faire la lumière sur ce dossier et reconnaître son rôle.

    Publié le 30/09/2011 Karachi : Takieddine en appelle à Sarkozy... et vise Chirac
  • Affaire Karachi : Hortefeux "soulagé" d'avoir témoigné

    L'ex-ministre de l'Intérieur a été entendu vendredi matin comme témoin par la police dans l'enquête ouverte pour violation du secret professionnel après la révélation de ses conversations téléphoniques avec un protagoniste du dossier Karachi, Thierry Gaubert. Il se dit "soulagé".

    Publié le 30/09/2011 Affaire Karachi : Hortefeux "soulagé" d'avoir témoigné
  • Hortefeux cité en correctionnelle en marge de l'affaire Karachi

    L'ancien ministre de l'Intérieur va être cité en correctionnelle à l'initiative de l'avocat des victimes de l'attentat de Karachi qu'il aurait menacé dans des propos au Nouvel Observateur.

    Publié le 29/09/2011 Hortefeux cité en correctionnelle en marge de l'affaire Karachi
  • Plaintes croisées dans l'affaire Karachi

    Brice Hortefeux a annoncé mardi qu'il allait porter plainte pour diffamation contre l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, qui venait lui même de déposer plainte contre lui pour "complicité de subornation de témoins".

    Publié le 27/09/2011 Plaintes croisées dans l'affaire Karachi
  • Karachi : règlement de comptes en famille chez les Gaubert

    Une fille d'Hélène et Thierry Gaubert a accusé lundi sur Europe 1 sa mère, qui a mis en cause son père dans le scandale Karachi, d'être animée par un désir de vengeance et de vouloir l'"emmerder".

    Publié le 24/09/2011 Karachi : règlement de comptes en famille chez les Gaubert
  • Karachi : la gauche dénonce, Guaino au secours de Sarkozy

    <b>Réactions - </b>Les appels à des "explications" se multipliant, l'entourage du président monte au créneau. Conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino a affirmé samedi sur France2/France3 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi.

    Publié le 25/09/2011 Karachi : la gauche dénonce, Guaino au secours de Sarkozy
  • Karachi: la République "irréprochable" devient "irrespirable"

    <b>Revue de presse - </b>Après la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, c'est Brice Hortefeux qui se retrouve dans la tourmente. Pour nombre d'éditorialistes, le président est "directement touché".

    Publié le 24/09/2011 Karachi: la République "irréprochable" devient "irrespirable"
  • Affaire Karachi : Hélène Gaubert parle

    La princesse Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, a confirmé samedi sur Europe 1 que son mari, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, faisait "des voyages, surtout à l'étranger" et revenait "avec des sacoches" dans lesquelles "il y avait de l'argent".

    Publié le 24/09/2011 Affaire Karachi : Hélène Gaubert parle
  • Karachi: enquête ouverte pour violation du secret professionnel

    Brice Hortefeux a demandé vendredi "à être entendu par la justice" après sa mise en cause dans des révélations sur une conversation téléphonique entre lui et Thierry Gaubert, mis en examen dans l'affaire Karachi. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire.

    Publié le 23/09/2011 Karachi: enquête ouverte pour violation du secret professionnel
  • Affaire karachi : Hortefeux veut être entendu par la justice

    L'ex-ministre de l'Intérieur a demandé vendredi soir "à être entendu par la justice" après avoir été mis en cause dans l'affaire Karachi. Il menace d'attaquer en diffamation.

    Publié le 23/09/2011 Affaire karachi : Hortefeux veut être entendu par la justice
  • Karachi : Hortefeux a alerté Gaubert

    L'ex-ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi avoir prévenu par téléphone son ami Thierry Gaubert, qui vient d'être mis en examen dans le cadre du volet financier du dossier Karachi, que sa femme "balançait tout". Mais il nie avoir eu accès au dossier.

    Publié le 23/09/2011 Karachi : Hortefeux a alerté Gaubert
  • Affaire Karachi : un démenti de l'Elysée qui fait polémique

    Réagissant à la mise en cause de deux proches du chef de l'Etat, l'Elysée a assuré que le nom de Nicolas Sarkozy n'apparaissait "dans aucun des éléments du dossier". Les magistrats s'insurgent : comment le savoir... sans violation du secret de l'instruction ? A gauche aussi, les critiques fusent.

    Publié le 23/09/2011 Affaire Karachi : un démenti de l'Elysée qui fait polémique
  • Karachi : les députés PS veulent la levée du secret-défense

    Le groupe PS à l'Assemblée a demandé de nouveau jeudi "la levée du secret-défense" dans l'enquête judiciaire sur l'attentat de Karachi, après les mises en examen de deux proches du chef de l'Etat. A droite, Alain Juppé a dénoncé les "attaques insidieuses et calomnieuses" dont Sarkozy est "la cible".

    Publié le 22/09/2011 Karachi : les députés PS veulent la levée du secret-défense
  • Karachi : l'Elysée dénonce "calomnie et manipulation politicienne"

    L'Elysée a démenti, jeudi, dans un communiqué, tout lien entre Nicolas Sarkozy et le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995, après la mise en examen de deux de ses proches : Thierry Gaubert et Nicolas Bazire.

    Publié le 22/09/2011 Karachi : l'Elysée dénonce "calomnie et manipulation politicienne"
  • Karachi : un deuxième proche de Sarkozy mis en examen

    Après Thierry Gaubert mercredi, Nicolas Bazire, l'ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur et proche de Nicolas Sarkozy a lui aussi été mis en examen jeudi pour "complicité d'abus de biens sociaux".

    Publié le 22/09/2011 Karachi : un deuxième proche de Sarkozy mis en examen
  • Karachi : l'ex-juge Bruguière visé par une plainte des familles

    Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont déposé une plainte pour "faux témoignage" contre l'ancien juge Jean-Louis Bruguière. Elles l'accusent d'avoir menti à propos du rapport d'autopsie du poseur de bombe présumé.

    Publié le 15/06/2011 Karachi : l'ex-juge Bruguière visé par une plainte des familles
  • Karachi : le "porteur de mallette" de la campagne Balladur parle

    Alexandre Galdin, entendu le 25 février par le juge Renaud van Ruymbeke dans l'enquête sur les attentats de Karachi, décrit dans Le Parisien son rôle d'ancien membre de l'association de financement de la campagne présidentielle de Balladur en 1995. Le rôle d'un porteur de "mallettes de billets".

    Publié le 06/03/2011 Karachi : le "porteur de mallette" de la campagne Balladur parle
  • Karachi: d'autres anciens ministres, un ex-président entendus ?

    Après l'audition de l'ex-ministre de la Défense François Léotard devant un juge d'instruction, les familles de victimes réfléchissent à la possibilité d'un "confrontation générale de ces ministres pour qu'on sache exactement ce qui s'est passé" en 2002.

    Publié le 31/01/2011 Karachi: d'autres anciens ministres, un ex-président entendus ?
  • Karachi: la DGSE évoquait une "piste financière" le jour de l'attentat

    La Direction générale de la sécurité extérieure écartait dès le jour de l'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, la piste Al-Qaïda et évoquait une "piste financière" liée à un contrat franco-pakistanais, selon une source proche du dossier.

    Publié le 21/01/2011 Karachi: la DGSE évoquait une "piste financière" le jour de l'attentat
  • Karachi: Alain Juppé décide de déclassifier les documents demandés

    Le ministre de la défense a décidé mercredi de déclassifier tous les documents demandés par le juge Trévidic, chargé du dossier de l'attentat de Karachi, pour lesquels la commission sur le secret défense a émis un avis favorable.

    Publié le 06/01/2011 Karachi: Alain Juppé décide de déclassifier les documents demandés
  • Karachi : un témoin évoque une intervention de l'Elysée en 2008

    Un ex membre de la DGSE Alain Juillet a rapporté au juge Renaud Van Ruymbeke avoir été mandaté par l'Elysée en 2008 pour prendre contact avec Jean-Marie Boivin, témoin-clé dans l'affaire Karachi.

    Publié le 23/12/2010 Karachi : un témoin évoque une intervention de l'Elysée en 2008
  • Takieddine mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi

    L'intermédiaire franco-libanais été mis en examen mercredi pour abus de biens sociaux, dans le volet financier du dossier. Selon nos informations, l'enquête aurait repéré des mouvements de fonds entre ses comptes suisse et parisien au même moment où Edouard Balladur recevait de l'argent liquide sur ses comptes de campagne.

    Publié le 14/09/2011 Takieddine mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi
Plus d'infos

"Les affaires de gros sous, qui pleuvent comme à Gravelotte et risquent d'éclabousser l'Elysée...ressemblent bel et bien, après la crise économique, à la deuxième mâchoire d'un étau dont il sera difficile pour Sarkozy de se défaire", écrit Paul Quinio dans Libération, dont la une proclame que la "Sarkozye (est) en garde à vue". "On entre dans une affaire d'Etat politique et financière qui pourrait avoir de lourdes conséquences", renchérit Daniel Ruiz dans La Montagne. "L'étau se resserre malgré les blocages au plus haut niveau de l'Etat", poursuit l'éditorialiste, estimant que "pour avoir voulu ouvrir la boîte de Pandore avec Clearstream et les valises de la Françafrique, Nicolas Sarkozy reçoit de plein fouet un premier boomerang."

"Comme les diamants de Bokassa"

"Pas de chance pour Nicolas Sarkozy", ironise Bruno Dive dans Sud-Ouest. "Une semaine après avoir savouré son succès en Libye, il pensait continuer de refaire le monde à New York...: le voici rattrapé par le Pakistan...". Or selon l'éditorialiste, c'est "pour Nicolas Sarkozy le signe que le danger se rapproche", et que "cette affaire Karachi risque d'empoisonner sa campagne... comme les diamants de Bokassa avaient empoisonné celle de Valéry Giscard d'Estaing en 1981".

"Le puzzle commence lentement à s'ordonner. Et pas nécessairement au meilleur moment pour celui qui se trouve au centre de la mire : le chef de l'Etat", relève également Philippe Waucampt (Le Républicain Lorrain). "Nicolas Sarkozy se trouve lesté d'un soupçon qui, en fournissant un angle d'attaque sur la République irréprochable, ne va pas lui faciliter une campagne qui, en tout état de cause, s'annonçait déjà difficile." Devant cette "déflagration" qui "menace le coeur de l'Etat", l'exécutif a pourtant les moyens de "faire progresser la vérité", souligne Rémi Godeau dans L'Est Républicain, appelant à la déclassification des documents de la Défense et à l'ouverture des archives du Conseil constitutionnel "au plus vite". En attendant, Yann Marec (Le Midi Libre) conseille surtout aux citoyens français de "rendre hommage à ces juges qui s'attaquent au pouvoir".

le 22 septembre 2011 à 08:19
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4 Commentaires

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  • lmalsc, le 22/09/2011 à 21h21

    On a comme l'impression que les juges n'ont pas apprécié la réforme des tribunaux menée par Mr Sarkozy ?

  • guppy62, le 22/09/2011 à 17h16

    Les charognards sont lâchés...par qui ?...

  • kosotto1, le 22/09/2011 à 15h26

    Qu'en savez vous s'ils poursuivent autre chose que la justice? On voit ce qui arrive à ceux qui veulent s'en prendre au pouvoir, que ce pouvoir soit de droite ou de gauche.

  • claudcouledouce, le 22/09/2011 à 11h57

    "rendre hommage à ces juges qui s'attaquent au pouvoir". ? Depuis quand faut-il rendre hommage à des juges qui poursuivent autre chose que la justice ?

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