
Affaire Karachi : Léotard sort du silence
Des commissions ? Il y en a eu lors de la signature du contrat avec le Pakistan, mais elles étaient légales, affirme l'ex-ministre. Mais y a-t-il eu aussi des rétrocommissions ? Si c'était le cas, elles seraient "illégales" et "il faut qu'il y ait des sanctions", affirme François Léotard.
Publié le 15/10/2011
Attentat de Karachi : Guéant privilégie toujours la piste islamiste
La piste islamiste a toujours été privilégiée par le ministère de l'Intérieur dans l'enquête sur l'attentat qui fit 15 morts à Karachi en 2002, dont onze Français de la DCN, a déclaré dimanche Claude Guéant.
Publié le 09/10/2011
Takieddine met en cause Villepin dans le dossier Karachi
Entendu mercredi par le juge sur son intervention dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine a dénoncé jeudi sur Europe 1 "un complot" contre Nicolas Sarkozy.
Publié le 06/10/2011
Karachi : retour chez le juge pour Takieddine
La justice maintient la pression sur les protagonistes de cette affaire de financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur. Ce mercredi, elle a réentendu l'intermédiaire libanais, déjà mis en examen dans ce volet.
Publié le 05/10/2011
Hortefeux-Sarkozy : un couple "inoxydable" ?
Sans contact avec le chef de l'Etat depuis la publication du "verbatim" de ses appels téléphoniques à Thierry Gaubert en marge de l'affaire Karachi, Brice Hortefeux assure dans le JDD que ses "liens avec le président de la République sont inoxydables".
Publié le 02/10/2011
Takieddine affirme avoir agi "en mission" pour Sarkozy
L'homme d'affaires, mis en examen dans l'affaire Karachi, affirme dans Libération que chacune de ses interventions "correspondait à une mission officielle", précisant être allé en Libye et en Syrie sur "demande express" de Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.
Publié le 01/10/2011
Affaire Karachi : Hortefeux a eu "une intuition"
Invité vendredi soir de France 2, l'ex-ministre de l'Intérieur a dénoncé les "pseudo-révélations" dans les affaires qui n'auraient comme objectif que d'"atteindre Nicolas Sarkozy". Quant à l'appel passé à l'un de ses amis en garde à vue ? Une "intuition", assure-t-il.
Publié le 30/09/2011
Karachi : Takieddine en appelle à Sarkozy... et vise Chirac
L'homme d'affaires franco-libanais, acteur-clé de l'affaire Karachi, où deux proches de Nicolas Sarkozy sont poursuivis, en appelle publiquement au chef de l'Etat pour faire la lumière sur ce dossier et reconnaître son rôle.
Publié le 30/09/2011
Affaire Karachi : Hortefeux "soulagé" d'avoir témoigné
L'ex-ministre de l'Intérieur a été entendu vendredi matin comme témoin par la police dans l'enquête ouverte pour violation du secret professionnel après la révélation de ses conversations téléphoniques avec un protagoniste du dossier Karachi, Thierry Gaubert. Il se dit "soulagé".
Publié le 30/09/2011
Hortefeux cité en correctionnelle en marge de l'affaire Karachi
L'ancien ministre de l'Intérieur va être cité en correctionnelle à l'initiative de l'avocat des victimes de l'attentat de Karachi qu'il aurait menacé dans des propos au Nouvel Observateur.
Publié le 29/09/2011
Plaintes croisées dans l'affaire Karachi
Brice Hortefeux a annoncé mardi qu'il allait porter plainte pour diffamation contre l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, qui venait lui même de déposer plainte contre lui pour "complicité de subornation de témoins".
Publié le 27/09/2011
Karachi : règlement de comptes en famille chez les Gaubert
Une fille d'Hélène et Thierry Gaubert a accusé lundi sur Europe 1 sa mère, qui a mis en cause son père dans le scandale Karachi, d'être animée par un désir de vengeance et de vouloir l'"emmerder".
Publié le 24/09/2011
Karachi : la gauche dénonce, Guaino au secours de Sarkozy
<b>Réactions - </b>Les appels à des "explications" se multipliant, l'entourage du président monte au créneau. Conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino a affirmé samedi sur France2/France3 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi.
Publié le 25/09/2011
Karachi: la République "irréprochable" devient "irrespirable"
<b>Revue de presse - </b>Après la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, c'est Brice Hortefeux qui se retrouve dans la tourmente. Pour nombre d'éditorialistes, le président est "directement touché".
Publié le 24/09/2011
Affaire Karachi : Hélène Gaubert parle
La princesse Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, a confirmé samedi sur Europe 1 que son mari, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, faisait "des voyages, surtout à l'étranger" et revenait "avec des sacoches" dans lesquelles "il y avait de l'argent".
Publié le 24/09/2011
Karachi: enquête ouverte pour violation du secret professionnel
Brice Hortefeux a demandé vendredi "à être entendu par la justice" après sa mise en cause dans des révélations sur une conversation téléphonique entre lui et Thierry Gaubert, mis en examen dans l'affaire Karachi. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire.
Publié le 23/09/2011
Affaire karachi : Hortefeux veut être entendu par la justice
L'ex-ministre de l'Intérieur a demandé vendredi soir "à être entendu par la justice" après avoir été mis en cause dans l'affaire Karachi. Il menace d'attaquer en diffamation.
Publié le 23/09/2011
Karachi : Hortefeux a alerté Gaubert
L'ex-ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi avoir prévenu par téléphone son ami Thierry Gaubert, qui vient d'être mis en examen dans le cadre du volet financier du dossier Karachi, que sa femme "balançait tout". Mais il nie avoir eu accès au dossier.
Publié le 23/09/2011
Karachi : l'Elysée dénonce "calomnie et manipulation politicienne"
L'Elysée a démenti, jeudi, dans un communiqué, tout lien entre Nicolas Sarkozy et le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995, après la mise en examen de deux de ses proches : Thierry Gaubert et Nicolas Bazire.
Publié le 22/09/2011
Karachi : un deuxième proche de Sarkozy mis en examen
Après Thierry Gaubert mercredi, Nicolas Bazire, l'ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur et proche de Nicolas Sarkozy a lui aussi été mis en examen jeudi pour "complicité d'abus de biens sociaux".
Publié le 22/09/2011
Affaire Karachi : la presse évoque "l'étau" autour de Sarkozy
<b>Revue de presse - </b>Alors que la justice s'intéresse de près à deux proches du chef de l'Etat dans l'affaire Karachi, la presse voit déjà l'ombre du Pakistan se profiler sur la campagne présidentielle.
Publié le 22/09/2011
Karachi: deux proches de Sarkozy dans le collimateur de la justice
Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen mercredi dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995. Parallèlement, Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été placé en garde à vue.
Publié le 21/09/2011
Takieddine mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi
L'intermédiaire franco-libanais été mis en examen mercredi pour abus de biens sociaux, dans le volet financier du dossier. Selon nos informations, l'enquête aurait repéré des mouvements de fonds entre ses comptes suisse et parisien au même moment où Edouard Balladur recevait de l'argent liquide sur ses comptes de campagne.
Publié le 14/09/2011
Nicolas Bazire, de la politique aux affaires
Directeur général de Groupe Arnault depuis 1999, Nicolas Bazire, en garde à vue dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995, a été le très jeune directeur du cabinet du Premier ministre Edouard Balladur de 1993 à 1995.
Publié le 21/09/2011
Le communiqué de l'Elysée était censé contrer la polémique naissante autour de Nicolas Sarkozy : il ne fait que l'alimenter. La présidence de la République a démenti jeudi tout lien entre le chef de l'Etat et le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995, dénonçant "calomnie et manipulation politicienne" après la mise en examen de deux de ses proches dans le volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi. L'Elysée a ajouté que le nom de Nicolas Sarkozy "n'apparaît dans aucun des éléments du dossier". C'est précisément cette dernière phrase qui a fait bondir les magistrats. Car en vertu du principe de séparation des pouvoirs, l'exécutif ne peut avoir accès aux pièces d'un dossier d'instruction. L'article 11 du code de procédure pénale stipule que le procureur de la République est le seul magistrat habilité à révéler des éléments du dossier.
Dans un communiqué, l'Union syndicale des magistrats (USM - majoritaire) s'est étonnée "que les services de la présidence de la République fassent aussi clairement référence au contenu des pièces d'une procédure judiciaire, montrant qu'ils ont pu en avoir connaissance, dans l'irrespect apparent du secret de l'instruction." Le président de l'USM, Christophe Regnard, s'est exclamé : "C'est assez incroyable que l'Elysée reconnaisse aussi benoîtement qu'il a eu accès à des pièces". Tout en reconnaissant : "Il ne faut pas être naïf. On sait que les informations remontent. Mais d'habitude cela demeurait caché." Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (classé à gauche) estime aussi qu'il "y a manifestement des incursions scandaleuses de l'exécutif, en particulier de l'Elysée, dans le cours de la justice". Ce qu'il juge "totalement inacceptable au regard de ce que devrait être un fonctionnement démocratique normal".
"Ça sent mauvais"
Les magistrats n'ont pas été les seuls à réagir : le communiqué de l'Elysée n'est pas davantage passé inaperçu chez les politiques. A gauche, Ségolène Royal se dit "très étonnée que l'Elysée ait déjà eu communication des auditions, qui sont couvertes normalement par le secret de l'instruction. Il faut que ces intrusions cessent, parce que c'est une atteinte très grave au fonctionnement des institutions et à l'autorité judiciaire dont le président de la République est normalement le garant."
Mais au-delà de cette polémique, sur le fond même de l'affaire, les partis socialiste et communiste ainsi que le Front national ont eu des mots très durs contre ce qu'ils considèrent comme un démenti de la "République irréprochable" promise par le chef de l'Etat lors sa campagne électorale en 2007. "Ça sent mauvais. Il y a quand même des accusations extrêmement précises", a dit l'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius sur RMC, avant de noter que "ça se rapproche de ce qu'on appelle dans les journaux 'la Sarkozie'". "J'ai le sentiment que ce quinquennat qui a commencé avec un argent qui ruisselle se finit avec un argent de poubelle", a ajouté ce soutien de Martine Aubry pour la primaire du PS. Cette dernière a estimé que ce dossier était "peut-être l'une des affaires les plus graves de la Ve République".
"La République n'est pas un cloaque !"
Un autre prétendant à l'investiture PS pour la présidentielle de 2012, François Hollande, a dénoncé "les affaires qui reviennent, ces intermédiaires que l'on découvre, ces mallettes qui auraient circulé, ces personnages qui sont maintenant entendus par la justice et qui révèlent finalement des systèmes de financement que l'on pensait depuis longtemps éloignées de la vie politique". Et d'ajouter : "Tout cela abîme la République, tout cela blesse les valeurs que nous portons, tout cela éloigne les citoyens de l'enjeu démocratique".
"La République n'est pas un cloaque !", écrit le PCF dans un communiqué, fustigeant "la vie en 'Sarkoland', où c'est désormais dans les pages judiciaires que se chronique la fin de règne du pouvoir en place". A l'extrême droite, Marine Le Pen pense que le "kärcher devrait être en premier lieu dans les allées du pouvoir avant même d'être utilisé dans les allées d'un certain nombre de quartiers difficiles". La présidente du FN, qui se dit persuadée de l'existence de rétrocommissions, demande que tout le monde soit entendu par la justice, y compris l'ancien Premier ministre Edouard Balladur. Autant de flèches auxquelles la ministre Chantal Jouanno a répondu vendredi matin sur Canal+ en parlant de "manipulation" dans une période électorale où "on fait amalgame de tout".
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