Christine Lagarde/Image d'archives - avril 2011 © ABACAEncore un petit mois à attendre. La Cour de Justice de la République (CJR) a annoncé vendredi qu'elle avait repoussé au 4 août sa décision sur l'ouverture éventuelle d'une enquête sur le rôle tenu dans l'affaire Tapie par l'ex-ministre française de l'Economie et patronne du FMI, Christine Lagarde.
Affaire Tapie-Lagarde : des "anomalies" et "irrégularités" relevées dans la procédure
La Cour de Justice de la République (CJR) qui a ouvert une enquête sur Christine Lagarde dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, estime que l'ex-ministre s'est impliquée "personnellement" dans un processus comportant "de nombreuses anomalies et irrégularités", a révélé mercredi Mediapart.
Publié le 18/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "Ni insistance, ni feu vert de l'Elysée"
"Il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Elysée" pour un arbitrage favorable à Bernard Tapie, déclare Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, dans un entretien à paraître dans Le Journal du Dimanche.
Publié le 06/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "l'arbitrage était la décision du gouvernement"
Bernard Scemama, haut fonctionnaire qui est intervenu en 2007 pour déclencher l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie, affirme avoir agi sur "des consignes claires" émanant du gouvernement, et plus particulièrement de Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie.
Publié le 05/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : la CJR ouvre une enquête
Une enquête pour "complicité de détournement et faux" contre l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde a été ouverte jeudi par la Cour de justice de la République, sur l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie contre le Crédit Lyonnais en 2008.
Publié le 04/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : la CJR va-t-elle ouvrir une enquête pénale ?
La Cour de Justice de la République doit dire ce jeudi si elle ordonne l'ouverture d'une enquête concernant la nouvelle directrice générale du FMI, Christine Lagarde, pour son rôle dans l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie, contre le Crédilt Lyonnais, en 2008.
Publié le 04/08/2011
Rejet des pourvois contre l'arbitrage en faveur de Tapie
Les requérants exigeaient l'annulation de l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie dans la vente litigieuse d'Adidas par le Crédit lyonnais en 1993. Selon cet arbitrage, l'homme d'affaires devait toucher plusieurs dizaines de millions d'euros.
Publié le 26/07/2011
Un économiste chinois devient l'un des "bras droits" de Lagarde
En choisissant de nommer le Chinois Zhu Min, qui fut vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, pour occuper un nouveau poste de directeur général adjoint du FMI, Christine Lagarde reconnaît le poids que représente désormais la Chine dans l'économie mondiale.
Publié le 13/07/2011
FMI : Lagarde fait les louanges de DSK et met en garde les USA
Patronne du FMI depuis mardi, Christine Lagarde a donné une interview dimanche sur ABC. Au menu : un vibrant hommage et une mise au point en règle envers la première puissance économique mondiale.
Publié le 10/07/2011
Lagarde a appelé DSK, "un contact strictement professionnel"
Christine Lagarde a fait preuve de maîtrise mais surtout de prudence mercredi lors de sa première conférence de presse comme directrice générale du FMI. Elle n'a évoqué cet échange que plus tard.
Publié le 06/07/2011
FMI : Christine Lagarde a pris ses fonctions
La successeure de Dominique Strauss-Khan est arrivée mardi vers 9h, 15h heure de Paris, au siège de l'institution à Washington. Son nouveau contrat de travail stipule qu'elle touchera 551.700 dollars annuels, soit 31.700 euros par mois. Une clause sur l'éthique y est également intégrée.
Publié le 05/07/2011
Christine Lagarde prendra bien la tête du FMI
Christine Lagarde a été désignée mardi soir directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), succédant à un autre Français, Dominique Strauss-Kahn, pour devenir la première femme à ce poste.
Publié le 28/06/2011
Qui pour remplacer Lagarde, quasi-intronisée au FMI?
Avec le départ presque assuré de Christine Lagarde pour le FMI, Nicolas Sarkozy pourrait choisir un autre poids lourd à Bercy et faire entrer au gouvernement un ou deux centristes, afin de contrer Borloo. François Baroin a quant à lui été reçu brièvement à Matignon mardi après-midi.
Publié le 27/06/2011
La profession de foi de Lagarde au FMI
La candidate française à la direction du Fonds monétaire international a défendu son impartialité jeudi en introduction de son grand oral devant le conseil d'administration.
Publié le 24/06/2011
Christine Lagarde sort détendue de son grand oral au FMI
La ministre de l'Economie a quitté avec le sourire le siège du FMI jeudi, à l'issue de "trois heures" d'échanges avec les 24 membres de l'instance.
Publié le 23/06/2011
FMI : l'heure du grand oral pour Lagarde
Pour succéder à DSK, la ministre de l'Economie va devoir convaincre jeudi le conseil d'administration du Fonds monétaire international à Washington. Si elle est élue, elle serait la première femme à prendre la tête du FMI.
Publié le 23/06/2011
Affaire Tapie: une nouvelle enquête fragilise Lagarde
Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur le rôle supposé de hauts fonctionnaires qui ont conclu l'arbitrage favorable à Bernard Tapie dans l'affaire du Crédit Lyonnais. Une décision qui pourrait fragiliser la candidature de Christine Lagarde au FMI.
Publié le 22/06/2011
FMI: Lagarde reste favorite, mais la concurrence s'intensifie
La ministre française a conforté son avance pour prendre la tête du Fonds Monétaire International en obtenant dimanche le soutien de l'Indonésie et de l'Egypte, mais la candidature surprise de l'Israélien Stanley Fischer ajoute une pression de dernière minute.
Publié le 12/06/2011
Enquête sur Lagarde : la CJR rendra sa décision le 8 juillet
La Cour de justice de la République, qui a examiné vendredi le rôle de la ministre de l'Economie dans l'affaire Tapie, décidera le 8 juillet de l'ouverture éventuelle d'une enquête pour abus d'autorité. Elle a, en revanche, rejeté la plainte contre Claude Guéant pour propos racistes.
Publié le 10/06/2011
Christine Lagarde pour un FMI plus réactif, plus engagé et plus légitime
Christine Lagarde a défendu jeudi en introduction de son grand oral devant le conseil d'administration son impartialité. La candidate française à la direction du Fonds monétaire international a plaidé pour un FMI plus réactif, plus engagé et plus légitime.
Publié le 24/06/2011
La raison ? le président de la commission des requêtes de la CJR, Gérard Palisse, a indiqué qu'"un des membres des requêtes a fait connaître tardivement qu'il était dans l'obligation de se récuser". Quant au "membre suppléant qui aurait pu le substituer, il nous a fait savoir qu'il était dans l'impossibilité de le remplacer immédiatement sans connaissance du dossier".
Si la CJR n'a pas souhaité communiquer dans l'immédiat sur l'identité du magistrat qui s'est récusé, Pierre Joxe a confirmé qu'il s'agissait de sa femme, Laurence Fradin. Selon une source judiciaire, Laurence Fradin, qui a eu à connaître du dossier Tapie lorsqu'elle était magistrate à la Cour des comptes, a préféré ne pas trancher ce dossier. La commission des requêtes est composée de sept membres. Outre son président, issu de la Cour de cassation, elle compte six conseillers: deux de la Cour de cassation, deux de la Cour des comptes et deux du Conseil d'Etat.
C'est le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, qui avait saisi en mai de cette affaire la commission des requêtes de la CJR, considérant qu'il existait des éléments susceptibles de caractériser un "abus d'autorité" de la ministre dans l'arbitrage favorable à Bernard Tapie, rendu en juillet 2008. Le parquet général reproche à Christine Lagarde d'avoir recouru à un arbitrage, une procédure privée alors qu'il s'agissait de deniers publics, d'avoir eu connaissance de la partialité de certains juges-arbitres et de ne pas avoir exercé de recours contre la sentence arbitrale, alors que plusieurs spécialistes l'y encourageaient. Le 9 juin, Christine Lagarde avait assuré avoir "la conscience totalement tranquille" dans cette affaire.
S'il y a enquête, elle sera longue
Première hypothèse: la commission classe sans suite. Deuxième possibilité: elle demande à se faire communiquer des documents supplémentaires. Troisième option: elle rend un "avis favorable" à l'ouverture d'une enquête. Le procureur général près la Cour de cassation serait alors tenu de saisir la commission d'instruction. Seulement, Jean-Louis Nadal est parti en retraite le 30 juin et n'a pas été remplacé, un intérim susceptible d'offrir un répit à Christine Lagarde. Une fois saisie, la commission d'instruction entamerait une enquête qui pourrait aboutir au renvoi de la patronne du FMI devant la CJR, chargée de juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement "dans l'exercice de leurs fonctions". S'il y a enquête, elle sera longue et, le cas échéant, Christine Lagarde ne serait pas jugée avant plusieurs années. Depuis sa création en 1993, la CJR a examiné plus d'un millier de plaintes et jugé seulement six ministres.
Pour Me Yves Repiquet, qui défend Christine Lagarde, sa cliente est totalement étrangère à la procédure d'arbitrage. "Elle n'a ni organisé l'arbitrage, ni pris des décisions en lieu et place du CDR", assure-t-il. Le Consortium de réalisation (CDR) est la structure qui gère le passif du Crédit Lyonnais. Christine Lagarde pourrait également être éclaboussée par l'enquête ouverte mi-juin par le parquet de Paris sur le rôle de hauts fonctionnaires qui ont conclu l'arbitrage favorable à Bernard Tapie Cette enquête pour "abus de pouvoirs sociaux" ne la cible pas directement, mais vise implicitement Jean-François Rocchi, le président du CDR.
Le parquet s'intéresse également, à un degré moindre, à Bernard Scemama, ancien président de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), qui contrôle le CDR. Ces deux personnes ont appliqué la décision de l'ancienne ministre de l'Economie de recourir à un arbitrage. En juillet 2008, un tribunal arbitral avait condamné le CDR à verser 400 millions d'euros à Bernard Tapie. Alors qu'au début de l'affaire, Bernard Tapie assurait qu'il ne toucherait "à la louche" que 20 à 25 millions d'euros, il aurait, selon certains parlementaires, récupéré plus de 200 millions d'euros.
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