L'actuelle présidente du Fonds monétaire international Christine Lagarde. © ABACA presse
Plainte devant la CJR contre Christine Lagarde et Thierry Breton
Un assureur a déposé plainte, mercredi, pour corruption auprès de la Cour de Justice de la République contre les anciens ministres de la République.
Publié le 16/05/2012
Affaire Tapie-Lagarde : des "anomalies" et "irrégularités" relevées dans la procédure
La Cour de Justice de la République (CJR) qui a ouvert une enquête sur Christine Lagarde dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, estime que l'ex-ministre s'est impliquée "personnellement" dans un processus comportant "de nombreuses anomalies et irrégularités", a révélé mercredi Mediapart.
Publié le 18/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "Ni insistance, ni feu vert de l'Elysée"
"Il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Elysée" pour un arbitrage favorable à Bernard Tapie, déclare Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, dans un entretien à paraître dans Le Journal du Dimanche.
Publié le 06/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "l'arbitrage était la décision du gouvernement"
Bernard Scemama, haut fonctionnaire qui est intervenu en 2007 pour déclencher l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie, affirme avoir agi sur "des consignes claires" émanant du gouvernement, et plus particulièrement de Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie.
Publié le 05/08/2011
Affaire Tapie : Lagarde fixée aujourd'hui
La Cour de justice de la République doit se prononcer vendredi sur l'ouverture ou non d'une enquête contre la patronne du FMI dans le dossier Tapie concernant le règlement du contentieux sur la vente litigieuse d'Adidas par le Crédit Lyonnais.
Publié le 08/07/2011
Affaire Tapie: Lagarde devra attendre début août
La Cour de justice de la République a reporté vendredi sa décison au 4 août, sur l'ouverture ou non d'une enquête contre la patronne du FMI dans le dossier Tapie. Un des membres de la Cour était dans "l'obligation de se récuser".
Publié le 08/07/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "Cette enquête, c'est une bonne nouvelle pour la France"
Le député Nouveau Centre, Charles de Courson, est revenus sur LCI sur l'ouverture d'une enquête par Cour de justice de la République sur la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, pour son rôle dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais quand elle était ministre de l'Economie.
Publié le 04/08/2011
"L'innocence absolue de Mme Lagarde sera enfin reconnue"
Yves Repiquet, l'avocat de Christine Lagarde a réagi jeudi sur LCI à la décision de la Cour de justice de la République (CJR) d'enquêter sur sa cliente au sujet de l'arbitrage dans l'affaire opposant Bernad Tapie au Crédit Lyonnais en 2008.
Publié le 04/08/2011
L'enquête de la CJR portera sur les chefs de "complicité de détournement de biens publics et complicité de faux". Des délits qui sont passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende. Cette qualification est plus élevée que celle demandée par le procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal - "abus d'autorité", passible de cinq ans de prison - le 10 mai dernier. Après rédaction d'un réquisitoire introductif par le parquet, trois juges de la CJR vont conduire l'instruction, susceptible de durer plusieurs années et qui devra dire si Christine Lagarde doit ou non faire l'objet d'un procès.
"Ce ne sera pas la 1ère instruction qui aboutira à un non-lieu"
L'avocat de l'ex-ministre de l'Economie, Me Yves Repiquet, a déclaré dans un communiqué que "cette enquête n'est aucunement incompatible avec ses fonctions à la tête du Fonds monétaire international." "Madame Christine Lagarde avait d'ailleurs veillé à ce que le conseil d'administration du FMI soit précisément informé de cette éventualité afin qu'il se détermine en parfaite connaissance de cause", a-t-il ajouté. Le Fonds monétaire international a, en effet, dans la foulée publié un communiqué affirmant : "le conseil d'administration (ndlr : du FMI) est convaincu qu'elle pourra remplir efficacement ses devoirs de directrice générale".
"Ce ne sera pas la première instruction qui aboutira à un non-lieu", a en outre précisé, confiant, l'avocat de Christine Lagarde, rappelant que la décision de la CJR d'enquêter ne signifiait "pas que l'infraction alléguée serait constituée". "Cette instruction présente un avantage évident : elle permettra de lever définitivement le soupçon abusivement porté contre Mme Christine Lagarde par une poignée de députés", selon le texte.
"Une étape décisive sur le chemin de la vérité"
Le patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a estimé jeudi que l'avis favorable de la CJR à une enquête montre la "confusion" d'intérêts "au sommet de l'Etat". Cette décision "confirme l'existence d'anomalies et d'irrégularités dans la gestion de ce dossier", a encore déclaré l'élu PS dans un communiqué. "Il apparaît que la responsabilité de Mme Lagarde est engagée et qu'il lui faudra s'expliquer de manière plus crédible devant la CJR qu'elle ne l'a fait devant l'Assemblée nationale", relève M. Ayrault. "Cette incrimination sera évidemment une gêne importante dans ses nouvelles fonctions de directrice du FMI. Mais cela ne peut servir à faire oublier les fautes commises dans cette affaire", affirme-t-il. Candidate à la primaire socialiste, Martine Aubry a également réagi jeudi. Dans un communiqué, elle "souhaite que la commission d'instruction de la Cour de Justice de la République fasse toute la lumière sur cette affaire et sur les responsabilités au sommet de l'Etat. Les Français ont le droit de savoir si des décisions ont été prises au mépris de l'intérêt général et, le cas échéant, qui les a prises. C'est à la justice de notre pays d'y répondre".
A droite, le président du MoDem François Bayrou a lui aussi salué l'ouverture d'une enquête, la qualifiant d'"étape décisive sur le chemin de la vérité". "Cette affaire, qui restera je le crois comme un des plus grands scandales sinon le plus grand scandale de la Ve république, avec des zones d'ombre toujours plus épaisses, fait peser un lourd soupçon sur l'enchaînement des décisions d'Etat qui ont conduit à verser des centaines de millions d'euros de fonds publics à Bernard Tapie", a-t-il souligné.
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