Affaire Tapie/Lagarde : "Ni insistance, ni feu vert de l'Elysée"

le 06 août 2011 à 22h42 , mis à jour le 06 août 2011 à 22h47

"Il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Elysée" pour un arbitrage favorable à Bernard Tapie, déclare Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, dans un entretien à paraître dans Le Journal du Dimanche.

Stéphane Richard Stéphane Richard © TF1

Alors que la Cour de justice de la République a ouvert jeudi dernier une enquête pénale sur le rôle de Christine Lagarde, ancienne ministre de l'Economie, dans l'affaire d'arbitrage favorable à Bernard Tapie, la défense se met en place : "Il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Elysée" pour favoriser la cause de l'homme d'affaires, déclare Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, dans un entretien à paraître dans Le Journal du Dimanche.

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Plus d'infos

 
Avant de décider d'une procédure d'arbitrage, Christine Lagarde "a entendu tous les avis, positifs comme le mien - de très loin les plus nombreux -, et aussi les réserves", explique Stéphane Richard, aujourd'hui patron de France Télécom. "J'avais des contacts réguliers avec la présidence de la République, et la question a été évoquée avec l'équipe du président, mais il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Élysée", souligne-t-il.  "Je rappelle qu'abréger cet interminable feuilleton judiciaire avait été déjà tenté plusieurs fois avant 2007", dit-il.

Bernard Scemama dit le contraire
 
Un premier témoignage paru vendredi dans le Monde, tendrait pourtant à démontrer le contraire. Bernard Scemama, un haut fonctionnaire intervenu en 2007 pour déclencher l'arbitrage, y affirme avoir reçu des consignes en ce sens de Stéphane Richard à l'époque.  Bernard Scemama avait été nommé le 15 septembre 2007 à la tête de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), organe qui chapeautait le Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais. "Je lui ai indiqué la position de l'État concernant le dossier Tapie, il revenait à son conseil d'administration de prendre une décision. M. Scemama a voté, comme l'ensemble de son conseil, en faveur du recours à l'arbitrage", dit Stéphane Richard. "J'affirme que dans ce dossier chacun a joué son rôle. J'ai l'impression, en lisant certains commentaires de cette semaine, que cette affaire est devenue un objet d'affrontement politique", ajoute-t-il.
 
L'Etat avait opté pour une procédure d'arbitrage, plutôt que la voie judiciaire, pour solder le contentieux avec Bernard Tapie sur la revente en 1993 d'Adidas par le Crédit Lyonnais, alors banque publique. L'opposition dénonce dans cet arbitrage, qui a valu en 2008 285 millions d'euros à Bernard Tapie, une faveur politique de Nicolas Sarkozy liée au soutien reçu de l'homme d'affaires, ex-ministre de François Mitterrand, pour l'élection présidentielle de 2007.

le 06 août 2011 à 22:42
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7 Commentaires

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  • kosotto1, le 07/08/2011 à 22h24

    MDR

  • croix70, le 07/08/2011 à 22h08

    Il serait bon d'étaler tout ce que cette affaire a déjà coûté et menaçait de coûter encore, si Mme lagarde n'avait pris cette décision. Ne soyons pas hypocrite quand à commencé cette affaire? sous quel régime? acceptons la décision et n'en parlons plus. Les hauteurs de ces faits, sont muets et ensuite on accuse l'UMP, c'est, beaucoup, trop facile...........

  • poilagratter01, le 07/08/2011 à 20h26

    Il doit sa position à la tête de France télécoms à une décision de l'hyper-président en personne et pas à ses compétences, et vous voudriez qu'il raconte maintenant autre chose que la version officielle de l'Élysée !!!!!!!!!!!!!!! Ce cire pompe de l'hyper-président nous prend vraiment pour des demeurés qui vont croirent ses élucubrations dictées mot pour mot par ses patrons.

  • lhom35, le 07/08/2011 à 19h08

    Sur toutes les histoires à scandales de l'UMP, Sarkozy était au courant de rien. Bêêêêêêêêê!!!!!!!!

  • supermaman2007, le 07/08/2011 à 14h37

    De toute manière, M. Tapie méritait de récupérer cet argent !!! c' est le sien et non celui du credit lyonnais n, en déplaise a ses anciens amis de Gauche. Alors arretons de nous prendre la tete avec ce type de commentaire!!!

  • tonmoulin52, le 07/08/2011 à 09h09

    A l' UMP se sont des rois pour assumer leur responsabilités.Jamais coupables. Les choses se font d'elles mêmes et personne n'a décidé. Moralité, ils veulent faire croire qu'ils ne décident rien. Alors pourquoi payer autant de ministres.

  • juniorgros1475, le 06/08/2011 à 23h17

    Si les nez s'allongeraient réellement à chaque mensonges, je me demande comment les politiciens feraient pour maintenir leurs têtes bien droite

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