Stéphane Richard © TF1Alors que la Cour de justice de la République a ouvert jeudi dernier une enquête pénale sur le rôle de Christine Lagarde, ancienne ministre de l'Economie, dans l'affaire d'arbitrage favorable à Bernard Tapie, la défense se met en place : "Il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Elysée" pour favoriser la cause de l'homme d'affaires, déclare Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, dans un entretien à paraître dans Le Journal du Dimanche.
Affaire Tapie-Lagarde : des "anomalies" et "irrégularités" relevées dans la procédure
La Cour de Justice de la République (CJR) qui a ouvert une enquête sur Christine Lagarde dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, estime que l'ex-ministre s'est impliquée "personnellement" dans un processus comportant "de nombreuses anomalies et irrégularités", a révélé mercredi Mediapart.
Publié le 18/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "l'arbitrage était la décision du gouvernement"
Bernard Scemama, haut fonctionnaire qui est intervenu en 2007 pour déclencher l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie, affirme avoir agi sur "des consignes claires" émanant du gouvernement, et plus particulièrement de Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie.
Publié le 05/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : la CJR ouvre une enquête
Une enquête pour "complicité de détournement et faux" contre l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde a été ouverte jeudi par la Cour de justice de la République, sur l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie contre le Crédit Lyonnais en 2008.
Publié le 04/08/2011
Affaire Tapie: Lagarde devra attendre début août
La Cour de justice de la République a reporté vendredi sa décison au 4 août, sur l'ouverture ou non d'une enquête contre la patronne du FMI dans le dossier Tapie. Un des membres de la Cour était dans "l'obligation de se récuser".
Publié le 08/07/2011
Affaire Tapie : Lagarde fixée aujourd'hui
La Cour de justice de la République doit se prononcer vendredi sur l'ouverture ou non d'une enquête contre la patronne du FMI dans le dossier Tapie concernant le règlement du contentieux sur la vente litigieuse d'Adidas par le Crédit Lyonnais.
Publié le 08/07/2011
Tapie sur l'enquête Lagarde : "Ce n'est pas mon problème"
Bernard Tapie réagit ce vendredi à l'ouverture d'une enquête sur le rôle joué par Christine Lagarde dans le règlement de son différend avec le Crédit Lyonnais. Pour l'ex-homme d'affaires, l'arbitrage donné en sa faveur ne sera pas remis en cause.
Publié le 05/08/2011
"L'innocence absolue de Mme Lagarde sera enfin reconnue"
Yves Repiquet, l'avocat de Christine Lagarde a réagi jeudi sur LCI à la décision de la Cour de justice de la République (CJR) d'enquêter sur sa cliente au sujet de l'arbitrage dans l'affaire opposant Bernad Tapie au Crédit Lyonnais en 2008.
Publié le 04/08/2011
Affaire Tapie/Lagarde : "Cette enquête, c'est une bonne nouvelle pour la France"
Le député Nouveau Centre, Charles de Courson, est revenus sur LCI sur l'ouverture d'une enquête par Cour de justice de la République sur la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, pour son rôle dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais quand elle était ministre de l'Economie.
Publié le 04/08/2011
Affaire Tapie : ouverture d'une enquête sur Christine Lagarde
Christine Lagarde est visée par une enquête pour complicité de détournement de biens publics. La Cour de justice de la République cherche à déterminer le rôle de l'ancienne ministre de l'Economie dans l'arbitrage du litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais.
Publié le 04/08/2011
Avant de décider d'une procédure d'arbitrage, Christine Lagarde "a entendu tous les avis, positifs comme le mien - de très loin les plus nombreux -, et aussi les réserves", explique Stéphane Richard, aujourd'hui patron de France Télécom. "J'avais des contacts réguliers avec la présidence de la République, et la question a été évoquée avec l'équipe du président, mais il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Élysée", souligne-t-il. "Je rappelle qu'abréger cet interminable feuilleton judiciaire avait été déjà tenté plusieurs fois avant 2007", dit-il.
Bernard Scemama dit le contraire
Un premier témoignage paru vendredi dans le Monde, tendrait pourtant à démontrer le contraire. Bernard Scemama, un haut fonctionnaire intervenu en 2007 pour déclencher l'arbitrage, y affirme avoir reçu des consignes en ce sens de Stéphane Richard à l'époque. Bernard Scemama avait été nommé le 15 septembre 2007 à la tête de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), organe qui chapeautait le Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais. "Je lui ai indiqué la position de l'État concernant le dossier Tapie, il revenait à son conseil d'administration de prendre une décision. M. Scemama a voté, comme l'ensemble de son conseil, en faveur du recours à l'arbitrage", dit Stéphane Richard. "J'affirme que dans ce dossier chacun a joué son rôle. J'ai l'impression, en lisant certains commentaires de cette semaine, que cette affaire est devenue un objet d'affrontement politique", ajoute-t-il.
L'Etat avait opté pour une procédure d'arbitrage, plutôt que la voie judiciaire, pour solder le contentieux avec Bernard Tapie sur la revente en 1993 d'Adidas par le Crédit Lyonnais, alors banque publique. L'opposition dénonce dans cet arbitrage, qui a valu en 2008 285 millions d'euros à Bernard Tapie, une faveur politique de Nicolas Sarkozy liée au soutien reçu de l'homme d'affaires, ex-ministre de François Mitterrand, pour l'élection présidentielle de 2007.
Retour MYTF1
Affaire Tapie-Lagarde : des "anomalies" et "irrégularités" relevées dans la procédure
Chargement en cours...




