Pierre Falcone, octobre 2008 © AbacapressD'un côté Pierre Falcone, l'homme d'affaires ; de l'autre Charles Pasqua, l'ancien ministre : voilà les prévenus vedettes du procès en appel de l'Angolagate, ce dossier de trafic d'armes présumé vers l'Angola dans les années 90, doublé d'un imbroglio politico-financier. Tous deux vont connaître ce vendredi les réquisitions du ministère public à leur encontre. Le réquisitoire est prévu pour durer une bonne partie de la journée. Il risque d'être encore plus long que prévu à la suite d'un contretemps vendredi matin : Pierre Falcone n'avait tout simplement pas été extrait de prison. "Aucune demande d'extraction du parquet général n'est parvenue à la prison de Fleury-Mérogis", où l'homme d'affaire franco-angolais est détenu, a tenté d'expliquer une source judiciaire. Un incident fâcheux, qui devait être réparé dans la matinée, pour un dossier déjà riche en rebondissements et en dérobades.
Angolagate : Pasqua s'attaque à Juppé et Villepin
Charles Pasqua affirme dans France Soir qu'il va porter plainte contre Alain Juppé et Dominique de Villepin dans l'affaire de l'Angolagate pour réparer son "préjudice", et demander une enquête notamment sur le magistrat Philippe Courroye.
Publié le 09/05/2011
Angolagate : relaxe pour Pasqua, peine allégée pour Falcone
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a été relaxé vendredi par la cour d'appel de Paris dans l'Angolagate. L'homme d'affaires Pierre Falcone a vu sa peine diminuée de 6 ans à 30 mois ferme.
Publié le 29/04/2011
Angolagate: sursis requis contre Pasqua
Une peine de 3 ans avec sursis a été requise vendredi contre l'ancien ministre de l'Intérieur, jugé pour trafic d'influence dans un volet connexe de l'Angolagate. Deux peines de six ans ferme ont été requises contre Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak.
Publié le 25/02/2011
Angolagate : retour de l'affaire devant la justice
La cour d'appel de Paris se penche mercredi sur l'"Angolagate", une vente d'armes doublée d'un imbroglio politico-financier, avec Pierre Falcone et Charles Pasqua en prévenus vedettes deux ans après le premier procès.
Publié le 19/01/2011
Ainsi, aux côtés de Pierre Falcone, absent vendredi matin... contre son gré, et de Charles Pasqua, un autre personnage clé parmi la vingtaine de prévenus ayant fait appel de leurs condamnations, prononcées en 2009, est l'homme d'affaires franco-israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak. Mais il est actuellement en fuite, et n'a assisté à aucune audience du procès qui a débuté le 19 janvier. Pierre Falcone, pour sa part, n'a eu d'autre choix que d'assister scrupuleusement à toutes les audiences depuis qu'a débuté ce procès en appel, puisqu'il est détenu depuis sa condamnation à six ans de prison ferme dans ce dossier pour commerce illicite d'armes, abus de biens sociaux et trafic d'influence. Avec Gaydamak, il est poursuivi pour avoir organisé une vente d'armes à l'Angola, de 1993 à 1998, en pleine guerre civile, pour un montant de 790 millions de dollars, gagés sur les recettes futures du pétrole.
Une affaire qui gêne fortement l'Angola
L'accusation estime cette vente illicite, car n'ayant pas été autorisée. La défense, tout comme l'Angola, que toute cette affaire indispose, affirme qu'elle n'avait pas besoin d'autorisation, puisque les armes avaient été vendues par une société slovaque et n'avaient pas transité par la France.
Régulièrement présent aux audiences, Charles Pasqua, 83 ans, a tenté de démontrer que l'octroi de la médaille du Mérite à Gaydamak n'a été conditionné à aucun versement d'argent destiné à financer ses activités politiques. Pour l'ancien ministre, qui s'affirme victime depuis le début de basses manoeuvres politiques, il est même "injurieux" de penser qu'un homme de sa trempe ait pu s'abaisser à monnayer son soutien pour l'octroi d'une médaille. Le tribunal correctionnel en avait jugé autrement, le condamnant à trois ans de prison, dont un ferme, pour trafic d'influence. Le parquet général fera connaître à son tour sa position au cours d'un réquisitoire qui devrait durer toute la journée. Les plaidoiries de la défense, à partir de lundi, clôtureront le procès prévu jusqu'au 3 mars.
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