Charles Pasqua/Image d'archives © ABACALe réquisitoire est tombé en début de soirée. Une peine de trois ans de prison avec sursis a été requise vendredi contre l'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, jugé par la cour d'appel de Paris pour trafic d'influence dans un volet connexe de l'Angolagate, trafic d'armes présumé vers l'Angola dans les années 90.
Angolagate : Pasqua s'attaque à Juppé et Villepin
Charles Pasqua affirme dans France Soir qu'il va porter plainte contre Alain Juppé et Dominique de Villepin dans l'affaire de l'Angolagate pour réparer son "préjudice", et demander une enquête notamment sur le magistrat Philippe Courroye.
Publié le 09/05/2011
Angolagate : relaxe pour Pasqua, peine allégée pour Falcone
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a été relaxé vendredi par la cour d'appel de Paris dans l'Angolagate. L'homme d'affaires Pierre Falcone a vu sa peine diminuée de 6 ans à 30 mois ferme.
Publié le 29/04/2011
Angolagate : oublié en prison, Falcone retarde les réquisitions
Le parquet va faire connaître dans la journée ses réquisitions au procès en appel de l'Angolagate, dossier de trafic d'armes présumé vers l'Angola doublé d'accusations de financement politique illégal. Un dossier fleuve qui a encore connu un nouveau retard inattendu vendredi...
Publié le 25/02/2011
Angolagate : retour de l'affaire devant la justice
La cour d'appel de Paris se penche mercredi sur l'"Angolagate", une vente d'armes doublée d'un imbroglio politico-financier, avec Pierre Falcone et Charles Pasqua en prévenus vedettes deux ans après le premier procès.
Publié le 19/01/2011
Dans la même affaire, deux peines de six ans de prison ferme ont été requises contre les hommes d'affaires Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak. Une peine de trois ans de prison dont la moitié avec sursis pour complicité de trafic d'influence a par ailleurs été requise contre l'ancien préfet du Var, Jean-Charles Marchiani, collaborateur de Charles Pasqua au ministère de l'Intérieur à l'époque des faits.
Outre ces peines de prison, le ministère public a également réclamé 150.000 euros d'amende et une peine d'inéligibilité à l'encontre de l'ancien ministre. Deux amendes de 375.000 euros et 5 millions d'euros ont été requises respectivement contre Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak. C'est la peine dont avaient écopé en octobre 2009, devant le tribunal correctionnel, Falcone, 56 ans, détenteur de la double nationalité française et angolaise, et Gaydamak, 58 ans, franco-israélien d'origine russe.
Médaille du mérite
En première instance, le sénateur UMP des Hauts-de-Seine, 83 ans, avait lui été condamné à trois ans de prison dont un an ferme et 100.000 euros d'amende alors que trois ans avec sursis avaient été requis. Il s'agissait de la première condamnation à de la prison ferme de Charles Pasqua, mis en cause dans plusieurs autres affaires judiciaires. Il est ici impliqué dans un volet connexe de l'Angolagate, trafic d'armes présumé à destination de l'Angola en guerre, entre 1993 et 1998: explorant le dédale des paiements occultes de ce dossier, l'enquête avait débusqué une association de Charles Pasqua parmi les bénéficiaires des largesses de Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, deux hommes d'affaires accusés d'avoir piloté ce commerce illégal d'armes.
L'accusation soupçonne Charles Pasqua d'avoir touché cet argent destiné à financer ses ambitions politiques en échange de l'attribution de la médaille du Mérite à Gaydamak. L'ancien ministre a toujours contesté cette version et affirmé que la décoration avait attribuée en récompense du rôle joué par Gaydamak dans la libération de deux pilotes français otages en Bosnie en 1995.
Pierre Falcone, qui a assisté à ses deux procès, est détenu à Fleury-Mérogis (Essonne) depuis le jugement de première instance. Son partenaire d'affaires, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, est en fuite et n'a jamais comparu devant la justice française.
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