Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo étaient jugés pour avoir torturé et tué le petit Valentin, 10 ans, à Lagnieu en juillet 2008. © TF1/LCI
- Assassinat de Valentin : perpétuité pour Moitoiret - 02 min 26 s
Valentin : 30 ans requis contre Moitoiret, 16 à 18 ans contre sa compagne
30 ans de réclusion ont été requis à l'encontre de Stéphane Moitoiret, pour l'assassinat en 2008 du petit Valentin. Le parquet demande aux jurés de la Cour d'assises de l'Ain de retenir l'altération de son discernement.
Publié le 14/12/2011
Assassinat de Valentin: une vidéo fondamentale pour le procès disparaît
La cour d'assises de l'Ain n'a pu visionner mardi l'enregistrement de la première audition de la garde à vue de Stéphane Moitoiret, jugé pour l'assassinat du petit Valentin, la bande ayant été perdue.
Publié le 13/12/2011
Assassinat de Valentin: une vidéo fondamentale pour le procès disparaît
La cour d'assises de l'Ain n'a pu visionner mardi l'enregistrement de la première audition de la garde à vue de Stéphane Moitoiret, jugé pour l'assassinat du petit Valentin, la bande ayant été perdue.
Publié le 13/12/2011
Assassinat de Valentin : "deux grands dingues dignes de l'asile"
Un expert psychiatre qui a examiné Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo, jugés pour l'assassinat du petit Valentin, s'est vivement élevé vendredi contre la tenue du procès de "deux grands dingues dignes de l'asile".
Publié le 09/12/2011
Assassinat de Valentin : la tentative d'enlèvement d'un autre Valentin examinée
La cour d'assises de l'Ain, devant laquelle sont jugés depuis lundi Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo pour l'assassinat en 2008 de Valentin Crémault, 10 ans, s'est penchée jeudi sur leur tentative d'enlèvement d'un autre jeune Valentin, en 2006.
Publié le 08/12/2011
Mort de Valentin : Stéphane Moitoiret mutique devant les assises
Détenu dans une unité psychiatrique, Stéphane Moitoiret est jugé pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie sur Valentin, 10 ans sauvagement tué de 44 coups de couteau en juillet 2008, tandis que sa compagne, âgée de 51 ans, répond de complicité.
Publié le 05/12/2011
Le meurtre du petit Valentin aux assises
Un couple de marginaux, Stéphane Moitoiret et sa compagne Noëlla Hégo, comparaissent depuis lundi matin devant les assises de l'Ain pour avoir tué et torturé le petit Valentin, 10 ans, à Lagnieu en juillet 2008.
Publié le 05/12/2011
Les jurés de la cour d'assises de l'Ain ont estimé que Stéphane Moitoiret, un routard de 42 ans dont la culpabilité a été établie par son ADN mêlé à celui de l'enfant, était "responsable" de ses actes au moment des faits et ont choisi la prison plutôt qu'un placement en établissement psychiatrique, malgré la schizophrénie diagnostiquée chez l'accusé. De la même façon, ils ont déclaré Noëlla Hego coupable et responsable de complicité d'assassinat. Leurs peines sont conformes à celles demandées par l'accusation.
Dati à l'époque : "Il sera jugé et il sera condamné"
Depuis leur interpellation sur les routes d'Ardèche, quelques jours après le drame, la question de la responsabilité pénale de ces deux marginaux atteints de troubles psychiatriques et plus largement de celles des malades mentaux est posée. Pas moins de dix experts se sont penchés sur leur cas, pour trancher, à six voix contre quatre, en faveur de "l'altération du discernement" permettant une sanction pénale, et non de "l'abolition du discernement" qui aurait empêché un procès.
Les avocats de la défense se sont appuyés jeudi sur la polémique ouverte par ce débat pour réclamer aux jurés "l'irresponsabilité pénale" de deux personnes reconnues comme malades et donc un internement psychiatrique. "On est là en pleine démence, en pleine folie, si on ne trouve pas d'explication à ce meurtre, c'est qu'on nage en pleine folie", a dit Me Franck Berton en relevant qu'aucun mobile n'avait été identifié pour expliquer le geste. "L'enfermement carcéral est fait pour les délinquants capables de comprendre leur peine", a-t-il dit. "Celui qui est en marge de la raison ne peut pas la comprendre."
L'avocat voit dans la tenue de ce procès une volonté politique de juger coûte que coûte les auteurs de crimes, quel que soit leur état mental, rappelant les mots prononcés par Rachida Dati, alors ministre de la Justice, peu de temps après le drame: "Il sera jugé et il sera condamné". Une thèse largement soutenue par Me Hubert Delarue, lui aussi défenseur de Stéphane Moitoiret. "Il y a eu des instructions de la chancellerie", a-t-il assuré. Il a tenté de rassurer les jurés sur une sortie possible et anticipée des accusés de l'hôpital psychiatrique en leur expliquant le contenu de la loi du 25 juillet 2011 qui "apporte des garanties essentielles et fondamentales". Il a dénoncé la politique judiciaire du gouvernement. "Il y a une volonté aujourd'hui de juger les fous, de les donner en pâture", a-t-il dit. "Bientôt, tous les fous viendront ici, alors que depuis le droit romain, on ne juge pas les fous." Pendant tout le procès, les parents du jeune Valentin n'ont pas pu obtenir la moindre explication du geste de Stéphane Moitoiret.
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Valentin : 30 ans requis contre Moitoiret, 16 à 18 ans contre sa compagne
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