L'attentat perpétré à Karachi le 8 mai 2002 a fait 15 morts, dont 11 Français employés de la DCN. © AGENCE FRANCE PRESSE"La DCN m'a mis délibérément en danger". Gilles Sanson, 50 ans, un survivant de l'attentat de Karachi (Pakistan) qui a fait 15 morts, dont 11 Français en mai 2002, accuse la Direction des constructions navales d'avoir délibérément mis en danger sa vie, dans un entretien publié mardi dans le Parisien.
Affaire Karachi : Hollande s'engage "formellement" à lever le secret défense
Le candidat socialiste a assuré aux familles des victimes de l'attentat, lundi, qu'il lèverait le secret défense "des documents pouvant intéresser Karachi" s'il est élu. Seule condition : "que cela ne mette pas en danger la sûreté de l'Etat".
Publié le 12/03/2012
Affaire Karachi : Villepin entendu une deuxième fois par les juges
L'ex-Premier ministre a été entendu pendant une heure, comme témoin, lundi matin par les juges en charge du volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002. Mardi, ce sera aux survivants de témoigner, dans un autre volet du dossier.
Publié le 09/01/2012
Karachi : 10 ans après l'attentat, Cherbourg se souvient
Une centaine de personnes, dont des familles de victimes, des rescapés et des élus, ont participé à une cérémonie d'hommage devant la DCNS, pour qui travaillaient les victimes. Le 8 mai 2002, 15 personnes dont 11 Français, ont trouvé la mort au Pakistan.
Publié le 08/05/2012
Affaire Karachi : l'enquête financière menacée ?
Depuis la fin décembre, les avocats de Nicolas Bazire et de Ziad Takieddine ont déposé de nombreuses requêtes en nullité. Explications.
Publié le 08/01/2012
"L'enquête m'a appris que les autorités françaises ainsi que notre employeur connaissaient parfaitement les menaces qui pesaient sur nous", affirme Gilles Sanson qui précise qu'"aucune consigne de sécurité particulière ne nous a jamais été donnée". "Notre bus partait tous les matins à la même heure et empruntait le même trajet, a-t-il ajouté. Je veux que la DCN nous rende des comptes".
Les survivants de l'attentat, qui ont porté plainte pour "blessures involontaires" contre la DCN doivent être entendus mardi par les policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Les salariés reprochent à la DCN de ne pas avoir tenu compte d'une "menace explicite contre la France", dont avait été informée l'ambassade de France à Islamabad en février 2002, ainsi que d'autres menaces contre des Occidentaux. Ils mettent en avant le témoignage d'un membre du Service de coopération technique international de police (SCTIP), qui dit avoir lancé l'alerte, dès le 12 avril 2002, après avoir appris par deux sources pakistanaises que des attentats étaient en préparation contre des Occidentaux.
| Villepin "en aucun cas concerné par le fond" de l'affaire |
Dominique de Villepin, qui a été entendu lundi pour la deuxième fois par les juges chargés du volet financier de l'affaire Karachi, a affirmé mardi qu'il n'était "en aucun cas concerné par le fond de cette affaire" et c'est, selon lui, "ce qui apparaît dans le dossier". "Les choses sont très simples", a-t-il déclaré sur France Info : "Jacques Chirac a arrêté les commissions, il les a arrêtées quand il est arrivé aux affaires, après son élection en 1995" à la présidence de la République. Selon l'ancien Premier ministre, "à partir de là, la moralisation de la vie publique internationale, du côté français a bien été engagée". Les magistrats enquêtent sur un éventuel financement politique illicite de la campagne présidentielle de 1995. Ils ont récemment obtenu d'étendre leur enquête à une poursuite de cette corruption éventuelle sous la présidence de M. Chirac. |
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