Attentat de Karachi : un rescapé accuse la DCN

le 10 janvier 2012 à 07h37 , mis à jour le 10 janvier 2012 à 15h17

Dossier : Affaire Karachi : scandale d'Etat ?

Alors que les survivants de l'attentat doivent témoigner mardi devant les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, l'un d'eux dit sa colère contre la Direction des constructions navales dans Le Parisien.

L'attentat perpétré à Karachi le 8 mai 2002 a fait 15 morts, dont 11 Français employés de la DCN.L'attentat perpétré à Karachi le 8 mai 2002 a fait 15 morts, dont 11 Français employés de la DCN. © AGENCE FRANCE PRESSE

"La DCN m'a mis délibérément en danger". Gilles Sanson, 50 ans, un survivant de l'attentat de Karachi (Pakistan) qui a fait 15 morts, dont 11 Français en mai 2002, accuse la Direction des constructions navales d'avoir délibérément mis en danger  sa vie, dans un entretien publié mardi dans le Parisien.

Plus d'infos

 
"L'enquête m'a appris que les autorités françaises ainsi que notre employeur connaissaient parfaitement les menaces qui pesaient sur nous", affirme Gilles Sanson qui précise qu'"aucune consigne de sécurité particulière ne nous a jamais été donnée". "Notre bus partait tous les matins à la même heure et empruntait le même trajet, a-t-il ajouté. Je veux que la DCN nous rende des comptes".
 
Les survivants de l'attentat, qui ont porté plainte pour "blessures involontaires" contre la DCN doivent être entendus mardi par les policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Les salariés reprochent à la DCN de ne pas avoir tenu compte d'une "menace explicite contre la France", dont avait été informée l'ambassade de France à Islamabad en février 2002, ainsi que d'autres menaces contre des Occidentaux. Ils mettent en avant le témoignage d'un membre du Service de coopération technique international de police (SCTIP), qui dit avoir lancé l'alerte, dès le 12 avril 2002, après avoir appris par deux sources pakistanaises que des attentats étaient en préparation contre des Occidentaux.

Villepin "en aucun cas concerné par le fond" de l'affaire

Dominique de Villepin, qui a été entendu lundi pour la deuxième fois par les juges chargés du volet financier de l'affaire Karachi, a affirmé mardi qu'il n'était "en aucun cas concerné par le fond de cette affaire" et c'est, selon lui, "ce qui apparaît dans le dossier". "Les choses sont très simples", a-t-il déclaré sur France Info : "Jacques Chirac a arrêté les commissions, il les a arrêtées quand il est arrivé aux affaires, après son élection en 1995" à la présidence de la République. Selon l'ancien Premier ministre, "à partir de là, la moralisation de la vie publique internationale, du côté français a bien été engagée". Les magistrats enquêtent sur un éventuel financement politique illicite de la campagne présidentielle de 1995. Ils ont récemment obtenu d'étendre leur enquête à une poursuite de cette corruption éventuelle sous la présidence de M. Chirac.

le 10 janvier 2012 à 07:37
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • geniette, le 10/01/2012 à 11h33

    De villepin n'est jamais au courant des affaires alors qu'est ce qu'il fesait comme 1er ministre??? haa ouiiii il fesait du trocot

  • 732..poitier, le 10/01/2012 à 10h51

    Monsieur, combien de zéro sur le chèque vous conviendrait.....

Lire tous les commentaires

      logAudience