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Attentat du City of Poros : 30 ans de prison pour les 3 accusés


le 02 mars 2012 à 15h20 , mis à jour le 02 mars 2012 à 15h21.
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3min
Le bateau de croisière City of Poros avait été attaqué le 11 juillet 1988

Le bateau de croisière City of Poros avait été attaqué le 11 juillet 1988 / Crédits : AFP

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JusticeJugés en leur absence, trois activistes de la cause palestinienne ont été condamnés jeudi à trente ans de réclusion par la cour d'assises de Paris pour un attentat qui avait fait en 1988 neuf morts, dont trois Français.

Trois activistes de la cause palestinienne jugés en leur absence ont été condamnés jeudi à trente ans de réclusion par la cour d'assises de Paris pour un attentat qui avait fait en 1988 neuf morts, dont trois Français, sur un navire en Grèce. Les accusés étaient selon l'accusation membres de l'organisation palestinienne "Fatah conseil révolutionnaire" aujourd'hui disparue et dirigée à l'époque par Sabri al Banna, dit "Abou Nidal", mort en 2002 en Irak.
 
Ce procès, pour lequel les autorités judiciaires françaises ont longtemps tergiversé, est cependant contesté car on ignore si les trois accusés sont toujours en vie. La cour d'assises spéciale, uniquement composée de magistrats professionnels, a néanmoins confirmé les mandats d'arrêt contre les condamnés.

Pourquoi cette action ?
 
Un ou plusieurs hommes avaient ouvert le feu au pistolet-mitrailleur et à la grenade sur les passagers du navire "City of Poros" effectuant une croisière au large d'Athènes, faisant aussi 46 blessés, dont 31 Français. L'implication des trois suspects a été établie par des découvertes lors de l'enquête, mais on ignore si tous ont participé directement à l'attentat.
 
Le mobile de l'action reste mystérieux mais il est possible, selon l'enquête, qu'Abou Nidal ait voulu faire pression sur la Grèce qui détenait alors un de ses militants. L'identité d'un seul des condamnés est certaine. Il s'agit de Samir Khaïdir, né en Cisjordanie et qui aurait aujourd'hui 61 ans. Membre avéré du groupe d'Abou Nidal, il a été identifié grâce à ses empreintes digitales retrouvées sur les lieux. Il a été donné pour mort, sans certitude, par les services de renseignement français et l'ambassade de France en Libye. Pour les deux autres suspects, les enquêteurs ne disposent que de photos figurant au dossier et d'identités qui peuvent être fausses, Adnan Mohamad Sojod et Abdul Hamid Hamoud. Aucune trace de ces hommes n'a jamais été retrouvée.

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