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Condamné à la perpétuité, Carlos crie au "scandale" et fait appel
La cour d'assises spéciale de Paris l'a jugé coupable jeudi soir de quatre attentats meurtriers commis en France il y a près de 30 ans.
Publié le 16/12/2011
Procès Carlos : ce 31 décembre 1983, "c'était l'apocalypse"
La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge jusqu'au 16 décembre Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, a examiné jeudi les circonstances de l'attentat du 31 décembre 1983 sur le TGV "Le Valenciennes". Compte-rendu de l'audience.
Publié le 17/11/2011
Carlos : "Je refuse de me déclarer innocent ou coupable"
Alors que la cour d'assises spéciale de Paris pensait avoir compris qu'il se disait "totalement étranger" à l'attentat de la rue Marbeuf en 1982, Carlos s'est énervé lundi, disant refuser de se "déclarer innocent ou coupable".
Publié le 14/11/2011
Pour Carlos, l'attentat du Capitole visait Chirac
Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos, a assuré jeudi à la cour d'assises spéciale de Paris qu'il n'était pas l'auteur de l'attentat commis le 29 mars 1982 contre le train Le Capitole, mais a affirmé, en revanche, qu'il était dirigé contre Jacques Chirac.
Publié le 10/11/2011
Carlos : "Dans les combats, je suis d'un sang-froid inimaginable"
Ilich Ramirez Sanchez, dit "Carlos", est revenu mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris, sur son parcours de "révolutionnaire professionnel", racontant que "dans les combats", il était "d'un sang-froid inimaginable". Récit.
Publié le 09/11/2011
Carlos : "je suis révolutionnaire de profession"
C'est ainsi que Carlos s'est présenté lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge jusque'à mi-décembre pour quatre attentats qui ont fait en France 11 morts et quelque 150 blessés il y a 30 ans.
Publié le 07/11/2011
Carlos dénonce le film "désolant" d'Olivier Assayas
Alors que le film "Carlos" est présenté à Cannes, mercredi, le terroriste s'insurge, depuis sa prison, contre le "travestissement de la vérité historique" dans l'oeuvre d'Olivier Assayas.
Publié le 19/05/2010
Un symbole du terrorisme international dans le box des accusés. Depuis lundi, la cour d'assises spéciale de Paris doit remonter le temps. Trente ans après, elle juge Illich Ramirez Sanchez, alias Carlos "le Chacal", qui doit répondre de complicité dans ces quatre attentats. Il n'en reconnait aucun. Le Vénézuélien de 62 ans sera seul dans le box. Trois membres présumés de son organisation seront jugés en leur absence. Le procès est prévu jusqu'au 16 décembre.
Une campagne terroriste orchestrée par Carlos ? C'est ce que va dire l'accusation. Selon elle, le terroriste aurait décidé ces attentats pour obtenir la libération de sa compagne allemande Magdalena Kopp et du Suisse Bruno Bréguet, deux membres de son groupe arrêtés en février 1982. Quelques jours plus tard, un ultimatum est adressé au ministre de l'Intérieur. Il donne trente jours à la France pour les libérer. D'après l'accusation, les empreintes digitales de Carlos figurent sur le document.
L'"ultimatum-preuve" contesté. Cet élément retenu contre Carlos va être vivement remis en cause par sa défense, les avocats Me Francis Vuillemin et Me Isabelle Coutant-Peyre, par ailleurs nouvelle Mme Ramirez Sanchez, épousé en prison). Ils évoquent un original de la lettre de revendication introuvable. Ils estiment aussi que de nombreuses pistes ont été négligées et critiquent l'absence de crédibilité des archives des services de renseignement des Etats du Pacte de Varsovie dont l'ouverture, après 1989, a permis de relancer une instruction en bout de course. Depuis peu, les avocats de Carlos ont un grief supplémentaire: l'atteinte "inacceptable" aux droits de la défense constituée par le placement à l'isolement de leur client durant dix jours avant son procès, pour avoir accordé une interview. Pour protester, le détenu a observé une grève de la faim. "Il est affaibli, on l'a déstabilisé et détourné de la préparation de son dossier", dénonce Me Vuillemin.
Le terroriste est en prison depuis 1994 après son arrestation au Soudan. En 1997, il a été condamné à la réclusion à perpétuité pour un triple assassinat commis à Paris en 1975. S'il écope de la peine maximale à la fin de ce nouveau procès, la perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans, l'échéance pour une demande de libération conditionnelle pour être repoussée de 2012 à 2016 au minimum. Après ce procès, Carlos fera encore face aux juges dans une dernière affaire où il est mis en examen, un attentat à la grenade qui avait fait deux morts et 34 blessés en 1974 au drugstore Saint-Germain à Paris.
| Il revendique des attaques au Venezuela |
Carlos a revendiqué pour la première fois plus d'une centaine d'attaques qui ont fait entre 1.500 et 2.000 morts, dans un entretien publié dimanche à Caracas par le quotidien vénézuélien El Nacional. Mais revendique peu de victimes civiles : "j'ai calculé qu'on n'arrive pas à 10%. Parmi les 1.500 à 2.000 morts, il n'y a pas eu plus de 200 victimes civiles", a-t-il déclaré dans cet entretien effectué par téléphone les 27 et 28 octobre. Jusqu'à présent, Carlos n'avait revendiqué que la prise d'otages de 70 personnes au siège de l'Opep à Vienne. L'attaque avait fait trois morts en décembre 1975. Le Vénézuélien, âgé de 62 ans, a affirmé à El Nacional que sous sa "coordination", ont été perpétrées "plus de 100" attaques, selon lui "très bien réalisées", tout en refusant de fournir davantage de détails. Dans ces opérations, Carlos reconnaît des "erreurs mineures" et va jusqu'à se comparer au leader cubain Fidel Castro, qui, assure-t-il, "a tué plus de monde". "Le terrorisme existera tant que les impérialistes maintiendront une prééminence mondiale. Je suis l'ennemi des terroristes que sont les Etats-Unis et Israël", a-t-il poursuivi avant de lancer un appel du pied au président vénézuélien Hugo Chavez, auteur de propos élogieux en faveur de Carlos en 2009. |
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