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DOSSIER : Explosion AZF

AZF : les associations soulagées, la défense va en cassation


le 24 septembre 2012 à 16h40 , mis à jour le 24 septembre 2012 à 22h02.
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3min
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JusticeCondamnés en appel pour homicides involontaires dans l'affaire de l'explosion AZF, l'exploitant de l'usine Grande Paroisse et son ex-directeur Serge Biechlin vont se pourvoir en cassation. De leur côté, les associations de victimes ne cachaient pas leur joie de voir "un véritable coupable" désigné.

L'affaire AZF n'est pas prête d'être close. A peine la Cour d'appel de Toulouse avait-elle prononcé, lundi, la condamnation pour homicides involontaires de l'Usine Grande Paroisse et de son ex-directeur, que leur avocat a annoncé qu'il allait former un pourvoi en cassation. Dès la fin de la lecture du délibéré, Me Daniel Soulez Larivière a qualifié la décision des magistrats de "plus passionnelle que rationnelle"."C'est une affaire qui ne fait que commencer", a-t-il ajouté, précisant qu'il irait "jusqu'à la cour des droits de l'Homme de Strasbourg si nécessaire".
 
Relaxés en première instance, Serge Biechlin a été condamné lundi en appel à trois ans de prison dont deux ans avec sursis et 45.000 euros d'amende, tandis que Grande Paroisse (sous-filiale du groupe Total) a été condamné à 225.000 euros d'amende, la peine maximale (lire AZF : Grande Paroisse et l'ex-directeur condamnés en appel). La cour a donc suivi l'accusation attribuant la catastrophe qui a fait 31 morts  et 2.500 blessés le 21 septembre 2001 à un accident chimique dû au mélange de deux produits incompatibles en raison des négligences de l'industriel.

"Notre combat n'a pas été vain"
  
L'ambiance était toute autre du côté des associations de victimes de la catastrophe, soulagées, onze ans après les faits, que des coupables soient désignés dans l'accident industriel le plus grave en France depuis 1945. "On est satisfait de voir que ce qu'on défend depuis onze ans est enfin  reconnu et affiché comme la vérité, a déclaré Jean-François Grelier, président des "Sinistrés du 21-Septembre". "Notre combat n'a pas été vain. On a défendu ça (la thèse de l'accident chimique dû à des négligences) dans le désert, contre tous, et le jugement nous donne raison", poursuit-il. "Je suis satisfait parce qu'une cause de la catastrophe est bien mise en évidence (dans l'arrêt) par rapport à tout ce qui a pu sortir de farfelu, a pour sa part déclaré Pierre Cohen, maire PS de Toulouse.Cette fois-ci, par rapport au premier jugement, il y a un véritable coupable".  
 
Pour Gérard Ratier, président de l'Association de familles endeuillées, c'est une victoire mais en demi-teinte seulement. "C'est une grande victoire, ça me réconcilie un peu avec la justice, mais ce n'est pas à la hauteur de nos espérances. L'Association de familles endeuillées a déposé une plainte pour entrave à la justice et il est bien dommage que cette plainte n'ait pas été suivie... parce qu'on pouvait voir là  la volonté du groupe Total de (...) troubler la manifestation de la vérité".
       

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