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Calvaire de Sabrina : de 5 à 30 ans de prison requis en appel


le 12 septembre 2012 à 19h06 , mis à jour le 13 septembre 2012 à 11h40.
Temps de lecture
3min
Images d'illustration.

Images d'illustration. / Crédits : Thinkstock/Comstock

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JusticeDes peines allant de 5 à 30 ans de prison ont été requises en appel mercredi à l'encontre de deux tortionnaires présumés et des parents de Sabrina, torturée, violée et réduite en esclavage dans un campement misérable de la banlieue parisienne.

Des peines de 25 et 30 années de réclusion criminelle ont été respectivement requises à l'encontre des deux tortionnaires présumés Eric Labbez et Florence Carrasco. La cour d'assises de Seine-et-Marne les avaient condamnés à des peines identiques. L'avocat général Julien Eyraud a également requis des peines de 5 et 10 ans de prison à l'encontre de la mère et du père de Sabrina, accusés notamment d'avoir vendue leur fille alors âgée de 24 ans contre une réduction sur une voiture sans permis. Les parents, Daniel et Denise Moreau, avaient été respectivement condamnés à 20 années de réclusion et à 8 ans de prison. Florence Carrasco et les parents de Sabrina, âgée aujourd'hui de 32 ans, encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Une jeune fille suppliciée

L'enquête a démarré en mars 2006, quand Sabrina a été déposée devant l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Elle avait perdu pratiquement toutes ses dents, ses oreilles avaient été brûlées au fer à repasser et elle portait des marques de brûlures de cigarettes sur le corps. Elle ne pesait plus que 34 kilos. "Il faut faire l'effort d'imaginer le bruit des coups, l'odeur de la chair brûlée, le goût de l'urine et des excréments", a décrit l'avocat général, soulignant qu'"on ne peut pas admettre qu'en 2006, il se passe des choses comme celles-là"."Les violences qui se sont produites ici, ce n'est pas n'importe quelles violences, elles sont ciblées (...) et ont pour finalité de désincarner quelqu'un", a regretté M. Eyraud.

Expliquant "ne pas comprendre le mariage récent entre Florence Carrasco et Franck Franoux" (jugé comme "chef" du camp en première instance et qui n'a pas
fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion), M. Eyraud a estimé "qu'il est trop tôt pour réduire la peine de Mme Carrasco". Concernant Eric Labbez, jugé pour "complicité d'arrestation, enlèvement, séquestration", M. Eyraud a écarté "l'effet de groupe", avancé par le tortionnaire présumé. "Non, c'est une adhésion à ce qui se passait", a assuré le représentant du ministère public. Le verdict est attendu jeudi en fin de journée.

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  • lamamouche54 : çà fait froid dans le dos!!!!!!!!!!!!!!!

    Le 13/09/2012 à 08h23
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