Carlos : "Je refuse de me déclarer innocent ou coupable"

le 14 novembre 2011 à 19h16 , mis à jour le 14 novembre 2011 à 19h21

Alors que la cour d'assises spéciale de Paris pensait avoir compris qu'il se disait "totalement étranger" à l'attentat de la rue Marbeuf en 1982, Carlos s'est énervé lundi, disant refuser de se "déclarer innocent ou coupable".

CarlosLe Vénézuélien est jugé pour une série d'attentats qui avait fait 11 morts et plus de 150 blessés dans les années 80. © TF1/LCI

"Je n'ai pas à nier, ni à affirmer." Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, a déclaré lundi à la cour d'assises spéciale de Paris qu'il refusait de se "déclarer innocent ou coupable" dans l'attentat de la rue Marbeuf qui avait fait un mort et 66 blessés le 22 avril 1982. Alors que la cour pensait avoir compris qu'il se disait "totalement étranger" à cet attentat, Carlos s'est énervé : "J'ai pas dit ça! Pourquoi je vous ferais ce plaisir? (...) J'ai rien à répondre à cette question (...) Je refuse de me déclarer innocent ou coupable. Vous m'accusez sans preuve", a-t-il encore lancé, accusant le ministère public d'avoir "bidonné, falsifié" ce dossier.

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  • Carlos : "Je suis révolutionnaire de profession"

    Ilich Ramirez Sanchez est apparu souriant à l'ouverture de son procès lundi devant la Cour d'assises de Paris pour quatre attentats ayant fait 11 morts et près de 200 blessés dans les années 1980 en France. Il a dressé le poing vers l'humoriste Dieudonné venu le soutenir, selon notre envoyé spécial.

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  • Journée mouvementée au procès de Carlos

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  • Arrivée de Carlos sous haute surveillance aux Assises de Paris

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  • Carlos de retour devant les assises

    Carlos, figure du terrorisme international, comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, première juridiction à le juger pour des actes de terrorisme. Il est jugé pour 4 attentats commis en 1982 et 1983, causant la mort de 11 personnes.

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  • Carlos, l'incarnation du terrorisme des années 1980

    Ilich pour l'état civil, Carlos pour la clandestinité, le "Chacal" pour la légende, l'homme qui a incarné le terrorisme des années 1970 et 1980 a vécu plusieurs vies au gré des soubresauts géopolitiques de son époque, jusqu'à son arrestation au Soudan en 1994.

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Plus d'infos

 
La cour d'assises spéciale de Paris, qui juge Carlos depuis le 7 novembre pour son implication présumée dans quatre attaques terroristes, examinait lundi l'attentat de la rue Marbeuf. La bombe, déposée dans un véhicule de location, une Opel Kadett orange immatriculée en Autriche et acheminée de Yougoslavie, avait explosé peu après 9h devant le 33 de la rue Marbeuf, un immeuble à deux pas des Champs-Elysées qui abritait au rez-de-chaussée le restaurant Chez Bébert, mais surtout, au 3e étage, le siège du journal Al Watan Al Arabi (La Nation arabe).

le 14 novembre 2011 à 19:16
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4 Commentaires

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  • makiawell, le 15/11/2011 à 10h44

    C'est un dément, donc il dément tout ce que le juge lui dit.

  • pierre2202, le 15/11/2011 à 09h44

    C'est quand même étrange qu'un homme qui se vante d'avoir tuer un millier de personnes, qui ne sortira de prison que sous l'état de cendres, rechigne à confesser un attentat. Ah mais si bon sang, ça fournit un papier aux journalistes qui s'empresse de relater cela. Un baroud d'honneur pour ce monstre qui ne mérite pas toute cette attention. Dernière fois que je m'informe de ce procès pour la forme et les victimes.

  • 421123, le 14/11/2011 à 20h29

    Ce n'est pas à lui d'en décider!

  • vingas, le 14/11/2011 à 20h04

    A vous messieurs les juges de montrer qu'il vous reste un minimum mais vraiment un minimum d'autorité et en même temps de fierté ... si vous savez ce que c'est : éviter d'être pris pour un ..rigolo c'est ....

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