Charles Pasqua rejugé par la Cour de justice de la République ?

Par TF1 News (d'après agence), le 22 juillet 2010 à 18h05 , mis à jour le 22 juillet 2010 à 18h21

Le sénateur UMP des Hauts-de-Seine saura ce vendredi à 14h s'il repasse devant la Cour de justice de la République, concernant sa triple affaire de corruption alors qu'il était ministre de l'Intérieur.

Charles PasquaImage d'archives © TF1/LCI

Charles Pasqua, 83 ans, saura vendredi s'il sera rejugé par la Cour de justice de la République. Celle-ci l'a condamné en avril dans une affaire de malversations, relaxé dans deux autres, mais a rédigé un arrêt "insuffisamment motivé" aux yeux du parquet général de la Cour de cassation.

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Arguant de cette motivation insuffisante, le ministère public a demandé début juillet l'annulation des deux relaxes dont a bénéficié le sénateur UMP des Hauts-de-Seine. La Cour de cassation rendra sa décision vendredi à 14h.

Le 30 avril, au terme de deux semaines de procès devant la Cour de justice de la République (CJR), Charles Pasqua avait été blanchi dans deux affaires remontant à l'époque où il était ministre de l'Intérieur (1993-1995). La première concerne un agrément d'exploitation accordé au casino d'Annemasse en échange d'un financement présumé d'activités politiques. Dans la seconde, il se voyait reprocher d'avoir été l'instigateur d'un pot-de-vin soustrait au groupe GEC-Alsthom en 1994, contre une autorisation de déménagement. Charles Pasqua a en revanche été condamné pour complicité d'abus de biens sociaux et de recel à un an de prison avec sursis dans une troisième affaire : des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société sous tutelle de la Place Beauvau. Pour l'ensemble, l'avocat général de la CJR, Yves Charpenel, avait réclamé quatre ans de prison, dont deux ans ferme, 200.000 euros d'amende et une interdiction des droits électifs.

Charles Pasqua déjà condamné dans deux affaires

Les décisions de la CJR ne sont pas susceptibles d'appel. Elles peuvent en revanche faire l'objet d'un pourvoi en cassation et la haute juridiction se prononce alors sur des arguments de droit et non sur les faits eux-mêmes. L'ancien ministre de l'Intérieur avait ainsi formé un pourvoi contre sa condamnation, tandis que le parquet de général s'était pourvu contre l'ensemble de l'arrêt. Lors de l'examen de ces pourvois, l'avocat général Christian Raysseguier a été extrêmement critique vis-à-vis des décisions de relaxe rédigées par les juges de la CJR qui comportent, à ses yeux, plusieurs contradictions. Il a demandé le rejet des pourvois de Charles Pasqua et la confirmation de sa condamnation.

La CJR est une juridiction d'exception créée pour connaître des infractions commises par les membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. Sa composition est particulière: trois magistrats professionnels et douze parlementaires. La CJR qui a jugé Charles Pasqua comptait huit membres de la majorité, quatre de l'opposition. Si la Cour de cassation décide d'annuler l'arrêt de la CJR, un nouveau procès sera organisé, mais devant une cour différemment composée: de nouveaux juges parlementaires devront être désignés.

Charles Pasqua a d'ores et déjà été définitivement condamné à 18 mois de prison avec sursis pour le volet non ministériel de l'affaire du casino d'Annemasse, déjà jugé devant une juridiction de droit commun. Il a également été condamné en octobre 2009 dans l'affaire de l'Angolagate à trois ans de prison, dont un an ferme, et une amende de 100.000 euros. Il a fait appel et un nouveau procès se déroulera au premier trimestre 2011.

Par TF1 News (d'après agence) le 22 juillet 2010 à 18:05
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2 Commentaires

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  • loanaourf, le 23/07/2010 à 08h33

    Le premier Policier de France était un truand. «La CJR est une juridiction d'exception créée pour connaître des infractions commises par les membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. Sa composition est particulière: trois magistrats professionnels et douze parlementaires.» ... que les parlementaires rentrent à la maisons, que L'ex 1er Policier de France aille en prison et qu'on vide son portefeuille. Dans un pays sans Mafia il aurait pris perpète et serait derrière les barreaux depuis longtemps. Il va falloir soit passer le Karcher en mode grosse pression soit déclarer la guerre à Là haut (Parce qu'il semble que les premiers Policiers de France et leurs amis aient pris de malsaines habitudes.).

  • cindi21, le 23/07/2010 à 08h09

    Qu'on lui fiche la paix, on libère les voyous , les assassins et en veut le mettre en prison ? Basta, c'est un homme à qui on doit beaucoup . Pitié laissez le tranquille. !!

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