Chirac "conteste" la décision mais ne fera pas appel

le 15 décembre 2011 à 19h45 , mis à jour le 16 décembre 2011 à 11h16

Dossier : Chirac, le procès

Condamné jeudi à 2 ans de prison avec sursis notamment pour détournement de fonds publics, l'ex-président Jacques Chirac a annoncé dans un communiqué qu'il ne "ferait pas appel" même si "sur le fond, il conteste catégoriquement ce jugement".

Le communiqué de Jacques Chirac après sa condamnation en correctionelle le 15 décembre 2011 pour les emplois fictifs de la mairie de Paris

Il ne fera pas appel mais si "sur le fond, il conteste catégoriquement ce jugement". C'est ce qu'a fait savoir dans un communiqué jeudi soir Jacques Chirac, condamné dans la matinée à deux ans avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. L'ex-président "affirme avec honneur" qu'"aucune faute ne saurait (lui) être reprochée", avant de justifier sa décision de ne pas faire appel par le fait qu'il n'a "plus, hélas, toutes les forces nécessaires pour mener par (lui-même), face à de nouveaux juges, le combat pour la vérité".
  • Faut-il réformer le statut pénal du chef de l'Etat ?

    Au lendemain de la condamnation de Jacques Chirac pour détournements de fonds publics dans une affaire remontant aux années 90, droite et gauche se divisent sur la nécessité de revoir les conditons d'immunité du chef de l'Etat en France.

    Publié le 16/12/2011 Faut-il réformer le statut pénal du chef de l'Etat ?
  • Procès Chirac : jugement historique attendu

    Poursuivi dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris dans les années 1990, Jacques Chirac, premier ex-président à passer en correctionnelle, encourt en théorie jusqu'à 10 ans de prison mais une sanction ferme semble exclue. Le jugement sera rendu dans la journée.

    Publié le 15/12/2011 Procès Chirac : jugement historique attendu
  • Chirac jugé coupable : "décision historique pour la démocratie"

    REACTIONS - Politiques, avocats... Voici les réactions après la première condamnation d'un président de la République française jeudi. Jacques Chirac a écopé de deux ans de prison avec sursis.

    Publié le 15/12/2011 Chirac jugé coupable : "décision historique pour la démocratie"
  • Emplois fictifs : Chirac coupable

    Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi l'ex-chef de l'Etat à deux ans de prison avec sursis pour "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêt" dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.

    Publié le 15/12/2011 Emplois fictifs : Chirac coupable
  • Condamnation de Jacques Chirac : les réactions politiques

    La condamnation de Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris a beaucoup fait la classe politique française. François Fillon, François Hollande, François Bayrou ou Eva Joly se sont exprimés au micro de TF1.

    Publié le 15/12/2011 Condamnation de Jacques Chirac : les réactions politiques
  • Procès Chirac : "on a sauvé les apparences" pour Noël Mamère

    Le député EELV insiste sur la nécessité de "réformer le statut civil et pénal du chef de l'Etat" afin qu'un président en exercice puisse être jugé pour des faits qui ont été commis avant sa prise de fonction. Pour lui, "immunité" vaut "impunité".

    Publié le 15/12/2011 Procès Chirac : "on a sauvé les apparences" pour Noël Mamère
  • Procès Chirac : "une grande douleur", pour sa fille adoptive

    Anh Dao Traxel est apparue très émue à la sortie du tribunal. Elle estime que la condamanation de Jacques Chirac est "trop sévère" et que sa famille doit le "soutenir pour sa santé et le reste de ses jours".

    Publié le 15/12/2011 Procès Chirac : "une grande douleur", pour sa fille adoptive
  • Procès Chirac : "justice est rendue", pour Michel Roussin

    L'ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac se dit soulagé après 17 ans de "bataille incessante" avec ses avocats. C'est "une autre qui démarre", dit-il.

    Publié le 15/12/2011 Procès Chirac : "justice est rendue", pour Michel Roussin
  • Jacques Chirac, l'animal politique affaibli par la maladie

    PORTRAIT - Premier président de la République française à être condamné en justice, Jacques Chirac, âgé de 79 ans, a été un des grands fauves de la vie politique jusqu'à son départ en 2007 de l'Elysée après 12 ans à la tête du pays.

    Publié le 15/12/2011 Jacques Chirac, l'animal politique affaibli par la maladie
Plus d'infos

 
Jacques Chirac est entré jeudi dans l'Histoire comme le premier ancien chef d'Etat républicain à être condamné par la justice, une décision qui rouvre le débat sur l'immunité pénale dont jouissent les présidents français. Il a été condamné pour des détournements de fonds publics commis dans les années 1990 après13 ans d'une procédure retardée par la protection dont il a bénéficié pendant 12 ans à l'Elysée. Après un procès en septembre dont il était absent pour raisons de santé, le tribunal l'a déclaré coupable de 19 emplois fictifs de "chargés de mission" à son cabinet de maire de Parisen 1993-1995.
   
Contre l'avis du parquet qui avait requis la relaxe, les juges retiennent aussi les incriminations "d'abus de confiance, ingérence, et prise illégale d'intérêt" et se montrent sévères dans leurs attendus, où ils reprochent à l'ex-maire de Paris d'avoir "manqué à l'obligation de probité" imposée aux élus gérant l'argent public. Cette affaire est le point d'orgue de 15 années "d'affaires" où des proches de Jacques Chirac ont été condamnés parfois sévèrement, voire emprisonnés, sans jamais qu'on puisse demander des comptes à leur chef. 

Retrait du Conseil constitutionnel
  
Agé de 79 ans, Jacques Chirac  n'était pas présent au tribunal. Il s'est retiré du Conseil constitutionnel dont il est membre de droit mais n'a pas démissionné. "Le jugement peut apparaître comme décevant mais il faut tenir compte de la grande modération du tribunal qui est venurappeler les qualités personnelles du président Chirac, l'ancienneté des faits et également le rôle qu'il avait pu jouer dans l'organisation de l'encadrement du financement des partis politiques", a déclaré son avocat, Georges Kiejman. Un autre de ses avocats, Jean Veil, a insisté sur RTL sur le fait qu'il n'y avait pas eu d'enrichissement personnel.
 
Les réactions de la classe politique ont été diverses. (lire notre article Chirac jugé coupable : "décision historique pour la démocratie")

le 15 décembre 2011 à 19:45
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

20 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • monacfrance, le 16/12/2011 à 13h20

    Il aurait fallu écrire "ses avocats contestent mais ne feront pas appel" car je doute que lui soit en état de décider quoi que ce soit. Ceci dit j'ai beaucoup de respect pour l''Homme mais pas pour le Président qu'il fut car son inertie a préparé le terrain pour Hollande maintenant ....

  • rose-marie54, le 16/12/2011 à 13h14

    Je lui serai toujours reconnaissante de ne pas avoir envoyé nos soldats en Irak,ceci étant un autre président aurait du être jugé,pour avoir entretenu sa "belle famille" aux frais du contribuable

  • jean6412, le 16/12/2011 à 12h16

    On s'en fout !

  • claudec1, le 16/12/2011 à 11h21

    Indépendance de la justice « Jacques Chirac condamné par une justice obstinée et indépendante » titre de manière tonitruante une presse ne manquant pas une aussi belle occasion de promouvoir la pensée unique. Obstinée certes, et c'est ce qui ne doit pas déplaire à certains de ceux et celles qui l'exercent, mais indépendante de Qui ? de quoi ? De qui s'agit-il en réalité ? De la justice ou de ses juges ? Indépendante ? La preuve est au moins administrée qu'elle l'a été en l'occurrence du pouvoir actuel, pas d'une idéologie dont les partisans ne cessent de hurler au déni quand l'un ou l'autre d'entre eux est simplement visé ou que la condamnation de leurs adversaires ne leur paraît pas assez expéditive. La réaction d'Eva Joly (condamnée par ailleurs pour accusation calomnieuse dans l'exercice de ses fonctions de magistrate, ce qui n'est le signe ni de l'intégrité ni de la sérénité nécessaires à qui en est confié l'exercice) réclamant la démission du Conseil constitutionnel de Jacques Chirac attesterait, s'il en était besoin, autant de la relativité de cette indépendance que de la conception qu'en ont certains. Quoi qu'il en soit "Dura lex, sed lex", et Jacques Chirac s'honore en ne faisant pas appel d'une décision qui arrive un peu tard, même s'il a pu participer à la retarder. Trop diminué paraît-il pour en ressentir personnellement comme pleinement les effets, son âge le conduit désormais, vers une forme d'indépendance dont nous finissons par tous bénéficier.

  • alain-paris, le 16/12/2011 à 11h10

    Avec ses avocats, il a tout fait pour retarder le procès (recours, demandes d'annulation...) pour retarder le procès. trop facile de dire que maintenant, il n'est plus en état

  • muratori, le 16/12/2011 à 10h31

    Bon..... Et si on passait à autre chose à présent, par exemple l'avenir du pays ?

  • ten75, le 16/12/2011 à 10h30

    Jugé un Homme qui ne peut se défendre est déplorable de la part de Juges obstinés en mal de notoriété , alors qu 'ils ont été incapables de juger les responsable du sang contaminé qui a fait des dizaines de victimes

  • dom145, le 16/12/2011 à 10h14

    A "na-lyon" hormis ce point, il n'a rien fait pendant 12 ans, et la france s'est enfoncée à cause de son inertie !!! Lui, peut dire qu'il a été bien payé à rien faire, et la france le subit aujourd'hui !!!

  • mafrance1, le 16/12/2011 à 10h04

    Na-lyon, le 16 Décembre 2011 à 09h27 ...... que fallait-il faire d'autre pour mettre fin à la dictature ? . Pour ce qui est de l'histoire les Américains sont venus en France il y a 70 ans pour quoi faire? ....La France n'a pas dit à cette époque restez chez vous et heureusement .

  • jdeval, le 16/12/2011 à 09h51

    Il a fait planter la droite et fait arriver au pouvoir Mitterand : nous lui devons indirectement nos RTT et nos retraite à 60 ans qu'on va peut-être récupérer avec F. Holland.

Lire tous les commentaires

      logAudience