Relaxe de Villepin : quel avenir politique ?

Par , le 14 septembre 2011 à 09h12 , mis à jour le 14 septembre 2011 à 18h41

Dossier : Clearstream : affaire d'Etat

La cour d'appel de Paris a, à son tour, relaxé mercredi matin Dominique de Villepin dans l'affaire de manipulation des fichiers Clearstream. Une décision qui devrait encourager l'ex-Premier ministre dans ses ambitions présidentielles. Mais qui n'a pas empêché la nouvelle défection d'un soutien important, le même jour.

Dominique de Villepin, devant la cour d'appel de Paris, le 14 septembre 2011Dominique de Villepin, devant la cour d'appel de Paris, le 14 septembre 2011 © DR

Faisant face aux journalistes massés devant la première chambre de la Cour d'appel de Paris, Dominique de Villepin savourait mercredi matin sa victoire : "Je veux saluer l'indépendance de notre justice qui a su résister aux pressions politiques", a-t-il lancé. La cour d'appel de Paris, suivant le jugement rendu en première instance, venait de confirmer la relaxe de l'ancien Premier ministre, poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream, et de condamner Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud (lire notre article > Clearsteam : Villepin relaxé). A l'audience du mois de mai, le parquet général avait requis à son encontre quinze mois de prison. "Je veux croire que cette décision contribuera à rendre notre vieux pays moins vulnérable à la rumeur et à la calomnie", s'est réjoui l'ancien chef du gouvernement. "Rappelons-nous que cette affaire a été initiée en 2005/2006 à la veille de l'élection présidentielle de 2007. Comme j'aimerais que cela puisse servir de leçon pour la présidentielle de 2012". 
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Sondages en berne, défections en série

Dominique de Villepin ressort donc la tête haute du tribunal et pourra trouver dans cette relaxe un nouvel encouragement à sa candidature à la présidentielle de 2012 qu'il jugeait encore "très vraisemblable" il y a peu. Le candidat gaulliste, qui a créé son propre parti, "République solidaire" le 19 juin 2010, est en effet à la peine dans les sondages qui le créditent de 2 à 4% d'intention de vote.

Son positionnement très virulent vis-à-vis du chef de l'Etat (qui avait renoncé à se porter partie civile en appel), l'a également progressivement coupé d'une majeure partie de ses soutiens, comme Hervé Mariton, Bruno Le Maire, Marie-Anne Montchamp ou Georges Tron. Plus récemment, le porte-parole de RS, le député Daniel Garrigue, a démissionné de ses fonctions, dénonçant un manque de concertation sur le projet politique du parti et notamment sur sa mesure phare : "un revenu citoyen".

Une hémorragie qui s'est poursuivie le jour même de l'annonce de la relaxe, avec le départ de Jacques Le Guen. "Depuis plusieurs mois, je ne me sens plus en phase avec les propositions du mouvement sur des sujets majeurs", explique Jacques Le Guen dans sa lettre de démission adressée à la secrétaire générale de RS, Brigitte Girardin et publiée mercredi. "De plus, ajoute-t-il, la situation politique et économique doit nous rassembler et je ne veux, à aucun moment, porter la responsabilité morale de l'élimination du candidat de notre famille à l'élection présidentielle."  

De nouvelles accusations 
 
par ailleurs, les accusations portées depuis dimanche à l'encontre de Dominique de Villepin par Robert Bourgi vont aussi l'obliger à devoir se battre sur d'autres fronts. L'avocat, homme de l'ombre de la Françafrique et conseiller officieux du président de la République, l'accuse en effet d'avoir perçu avec Jacques Chirac des fonds occultes, évalués à 20 millions de dollars, de chefs d'Etat africains entre 1997 et 2005.

"On voit ce lapin sortir du chapeau à un moment très particulier", pendant le procès de Jacques Chirac et avant la décision de la cour d'appel sur Clearstream, avait constaté Dominique de Villepin, en début de semaine, annonçant son intention de porter plainte à la suite d'accusations "indignes" et "mensongères". L'ex Premier ministre disait voir dans ces accusations un moyen de maintenir une pression sur lui alors qu'il était sur le point, à ses yeux, d'être définitivement sorti d'affaire.

Par Alexandra Guillet le 14 septembre 2011 à 09:12
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7 Commentaires

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  • allillou57, le 14/09/2011 à 20h58

    L AVENIR et devand lui courage

  • franky37, le 14/09/2011 à 19h55

    Votre commentaire est clair comme du cristal. Faites donc un "petit" effort ! "le peuples va faire du néttoyage nos lois et la notre" : moi pas comprendre.

  • rose-marie54, le 14/09/2011 à 19h54

    En France ,la politique est un panier de crabes

  • farouchka777, le 14/09/2011 à 15h37

    Villepin : aucun avenir politique!

  • christalline19, le 14/09/2011 à 13h01

    Plus d avenir en politique le peuples français la condanné la justice et pouri plus confiance en eux villepin trop de casserole avis aux autres le peuples va faire du néttoyage nos lois et la notre

  • did004785, le 14/09/2011 à 12h48

    L'avenir nous le dira.

  • mimadr34, le 14/09/2011 à 11h51

    Aucun avenir.

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